Pour un animé au contexte post-apocalyptique, Sabikui Bisco se démarque clairement de la concurrence par son univers coloré et original, en plus de profiter d'une animation de qualité et d'un aspect divertissement solide. Mais j'ai eu du mal a m'entacher des personnages, et je reste déçu sur un certain revirement dont je vais parler plus tard (et qui spoilera, au moins c'est dit dès le début).
Sabikui Bisco est donc un animé qui se passe dans un Japon post-apocalyptique avec une population de survivants ravagés par la maladie de la Rouille, des psychopathes et criminels en tout genres, des ruines de notre civilisation à la pelle... Mais ce n'est pas si déprimant que ça : l'univers est vraiment particulier, que ce soit les adversaires (des animaux modifiés en armes, des gardes à têtes de lapin rose...), le pouvoir de notre duo de héros qui consistent a tirer des flèches capables de faire pousser des champignons, ou même l'humour très présent. Sabikui Bisco est une vraie aventure : j'ai eu envie d'en découvrir plus d'épisode en épisode sans me sentir dans une ambiance glauque ou lourde...
Et au moment de l'épisode 10 (c'est la partie spoil),
la mort soudaine de Bisco apporte un acte final très intense et apocalyptique, avec un Milo contraint de changer de visage pour son ami et au bord du craquage psychologique pour affronter le titan final. Mais, même si c'est totalement prévisible, le retour de Bisco sous forme de divinité m'a laissé un peu sur ma faim.
Ca m'a semblé un peu facile sur le coup, et l'impression de tension des précédents épisodes s'évapore totalement. Au final, tout ça pour ça, en quelque sorte.
Ce sentiment de « tout ça pour ça » vient aussi peut-être de mon manque d'attachement au personnage : le duo de Bisco et Milo est imaginé comme le classique couple aux antipodes, un garçon qui crie et s'emporte vite face a un autre plus calme et chaleureux, mais lié par un point commun : l'envie d'aider les autres, qu'importe le danger ! Mais je n'ai pas accroché, et le méchant principal, Kurokawa, n'est pas bien intéressant. Le personnage de Medusa est probablement celui qui m'a le plus intéressé, par son développement concis mais efficace.
Le plaisir que j'ai eu devant Sabikui Bisco vient aussi grandement de son animation : la direction artistique a vraiment un aspect unique en son genre, avec des couleurs chatoyantes et un chara-design sur les personnages et les monstres qui m'a donné une impression d'être devant une œuvre assez unique. En plus du côté artistique, l'animation en soi est vraiment fluide et rythmé, les séquences d'action sont très dynamiques, le frisson de l'action bien faite est bien présent dans Sabikui Bisco !
Sabikui Bisco est donc un animé réussi et intéressant par son univers particulier, son esthétique de haute volée et son côté aventure post-apo bien exécuté, c'est juste dommage que le final soit en deça de la proposition et que mon attachement au duo principal n'ait pas été plus grand.