Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris une telle claque devant une série, et encore moins devant une série française (je ne suis d'ailleurs pas sûr que ce soit déjà arrivé).
Après avoir regardé l'insoutenable dernier épisode de Sambre, je peux vous dire que tout y est, et qu'en seulement six épisodes, elle pourrait se rapprocher de ce à quoi ressemblerait la série policière parfaite.
Adaptation d'une affaire sordide (malheureusement bien réelle) sur petit écran, la série se déroule dans le Nord de la France, le long de la rivière éponyme. Les paysages froids de la région, mêlés à un scénario ultra précis, installent dès le début du premier épisode une atmosphère suffocante qui ne vous lâchera plus.
La construction de la série en six épisodes se passant à des années différentes (1988 à 2018) et mettant chacun en scène un des protagonistes de l'affaire n'est quant à elle pas révolutionnaire, mais fonctionne à la perfection et permet de donner une grande profondeur au récit.
D'ailleurs, dans Sambre, tout est au service du récit et du rythme.
L'atmosphère oppressante de la région, toujours embrumée. Comme la vue de ses habitants qui côtoient l'un des plus grands prédateurs sexuels français, mais ne s'en rendent pas compte. Brume qui nous rappelle constamment la présence de cet insaisissable monstre.
Les acteurs, aux jeux grandioses, qui pour ma part m'ont profondément touché. Je pense particulièrement aux victimes, mais également à Olivier Gourmet dans le rôle du commandant Winckler et Clémence Poésy dans celui de la scientifique.
Les musiques, qui traversent chaque génération et viennent justement soutenir chaque scène.
Et pour finir, le violeur en série, interprété avec brio par Jonathan Turnbull, que rien ne semble réellement atteindre et que l'on attend impatiemment de voir chuter.
C'est pour ma part une grande série, que je re-regarderai certainement à l'avenir et sur laquelle je vous conseille de vous jeter sans attendre !
P.S. : Le visionnage de certains épisodes, surtout les deux premiers et le dernier, peut être pesant.