Télérama organise chaque mois des masterclasses intitulées "Rendez-vous en série".
Ce Mercredi 11 février, l’invitée interviewée était Émilie Tronche, la créatrice de la série d’animation diffusée sur Arte : Samuel.
Pour vous remettre dans l’ambiance, Samuel, c’est lui : "En fait, j’aime pas grandir parce que depuis que je suis né, je me trouve génial… et maintenant, je suis pas sûr que ce soit vrai."
Avec une tendre justesse, la série parvient à capturer l’enfance et l’univers de l’école primaire. Chacun peut se reconnaître dans ce petit personnage attachant qu’est Samuel.
Lors de cette masterclass, il a été question des expériences universelles liées à l’enfance et à l’école, du sentiment du premier amour, et du fait d’être aimé. Comme l’a exprimé Émilie Tronche, c’est une émotion "beaucoup trop forte quand on est enfant, trop difficile à gérer pour une si petite personne."
Des choix musicaux qui ont influencé le scénario à sa passion pour la danse, tout transparaît dans les dessins enfantins qu’elle a réalisés un soir dans sa chambre. Ses croquis, initialement réalisés pour son plaisir personnel, sont devenus le point de départ du projet, qu’elle a ensuite scénarisé, animé et doublé elle-même.
Elle raconte aussi son approche de la mise en scène, inspirée par l’idée d’un journal intime spontané. Son objectif était d’adopter le regard d’un enfant de 10 ans écrivant seul dans sa chambre, sans se soucier d’être lu ou observé.
Une série précieuse, autant pour les petits que pour les grands, qui parlera tout particulièrement à notre génération, celle des groupes MSN et des cartes Diddl à collectionner.
Les extraits projetés ont enrichi la discussion et ont permis de redécouvrir Samuel aux côtés de sa créatrice. Au fil des visionnages, Émilie Tronche a partagé des anecdotes personnelles dans lesquelles chacun peut se retrouver : son incapacité, enfant, à tenir un journal intime quotidien malgré ses multiples tentatives en cumulant petite, les carnets de notes en se disant “cette fois ci c'est le bon”, son souvenir du jour d’école annulé - la meilleure sensation au monde - , ou encore l’origine du prénom Samuel, inspiré d’un garçon rencontré en soirée qu’elle avait tout simplement trouvé d’une extrème gentillesse.
Et quelle joie d’apprendre que Bérénice, la fille qui court le plus vite dans la cour de récré, deviendra le personnage principal d’un futur projet de bande dessinée ou de série !
Avoir porté ce projet aussi unique que sincère est un succès amplement mérité, et tous les grands fans de Lou ! de Julien Neel ou du Journal d’un dégonflé s’y reconnaîtront mieux que personne. ☀️☺️