S'il y a une chose que les scénaristes et autre producteurs d'hollywood devraient enfin assimiler, c'est qu'on est tous adultes et que les crétins ne sont qu'un faible pourcentage d'entre-nous. Donc oui, quand un scénario est pourri, on le voit, quand il y a une facilité "pour l'histoire", on le voit. Les gens ne sont pas idiots.
Par exemple, on sait très bien que Shonda Rimes est la spécialiste des représentations des minorités : on ne compte plus le nombre de rouquins dans ses séries, c'est la foire aux tâches de rousseurs. On sait très bien que c'est son style, tout comme les femmes en surpoids (comme elle). Il suffit de se souvenir de Bailey dans Grey's Anatomy (petit noire en surpoids) et du docteur Grey (une rouquine). Et tout ce petit monde se tape des mecs sublimes, parce que c'est bien connu, les beaux mecs aimes les moches. Bon, la scénariste se fait plaisir en projettant à l'écran une réalité qu'elle aimerait bien voir se réaliser. On le sait, tout le monde le sait, tout le monde l'a compris. Après on aime ou on aime pas, peu importe, il faut bien exister dans une société bien plus cruelle que la fiction des séries. La série SCANDAL ne fait pas exception et on y trouve les mêmes clichés habituels à la Shonda Rimes. Pas de petite boulotte qui se tape un canon comme dans Bridgerton (ah si, j'ai parlé trop vite : Queen est une petite boulotte), mais une très belle femme noire qui est Olivia Pope, la papesse de la gestion de crise. Comme d'hab on a le casting de rouquins et les quelques beaux mecs qui se tapent des moches comme à l'accoutumée avec Shonda. Mais alors quitte à se farcir les clichés de l'auteure, au moins que ce soit bien fait et divertissant. Là, on a président qui va passer son temps à niquer tout ce qui bouge, quand il ne fait pas des pauses de 4 heures les yeux dans les yeux avec Olivia Pope, c'est d'un ennui, c'est fade, creux et vite énervant. C'est impensable qu'un crétin pareil accède à la présidence (quoi que... non, j'ai rien dit). C'est simple, les facilités scénaristiques rendent tous les personnages épuisants, on a envie qu'ils meurent tous très vite, et l'intrigue promet des complots et autres histoires... sans jamais les aboutir. Enervant, très énervant au final, une série qui vous mettra sur les nerfs. J'aurais jamais dû regarder House of Cards avant, alors forcément... ;)