Quand les américains font un remake c'est en général pour gommer tout ce qui faisait l’intérêt de l'original et le lisser pour le rendre visible au plus grand nombre. Heureusement de temps en temps quelques titres passent entre les mailles du filet et on retrouve ici tout ce qui faisait l'originalité et le sel de l'original anglais : la liberté de ton, la crudité de certaines scènes/dialogues (dans la lignée de la première saison de Skins) et l'humour décalé et gentiment transgressif de cette famille loin de stéréotypes habituels. William H. Macy est absolument génial en loser alcoolique et on s'amuse vraiment. Et même si une certaine lassitude pointe de temps en temps le bout de son nez au bout au cours de ces 11 saisons (qui forcement, se répètent un peu et sombre souvent dans le too much), c'est avec un réel plaisir qu'on suit l'évolution de cette famille dysfonctionnelle.