Shrinking est une série que j’ai découverte par hasard sur ma page d’accueil MyCanal. La présence de Harrison Ford et de Jason Segel en illustration avait naturellement éveillé ma curiosité. En cherchant à en apprendre davantage, j’ai appris que cette production était le fruit des créateurs de Ted Lasso, une de mes séries préférées « all time ». Cette information a fini de me convaincre de laisser sa chance à cette nouvelle aventure sérielle.
Jimmy est en deuil. Son épouse est morte à la suite d’un accident de voiture. Son incapacité à surmonter sa douloureuse épreuve l’a transformé en loque humaine. Sa fille adolescente se trouve livrée à elle-même avec un père à charge. Heureusement, les voisins et les amis sont là…
Shrinking nous plonge au milieu d’une communauté. Leur présence initiale est due à leur lien avec Jimmy. Chaque épisode d’une grosse demi-heure fait cohabiter plusieurs sous-intrigues plus ou moins en lien les unes avec les autres. Chaque dénouement ouvre la porte vers une nouvelle problématique qui sera traitée par la suite. La construction narrative est donc classique. Sa réussite est très dépendante de l’attachement à l’égard des personnages et de la variété des différentes situations auxquelles ils vont être confrontés.
Comme indiqué précédemment, les protagonistes sont tous en relation directe avec Jimmy. Collègues, fille, voisins, amis, patients… Leurs diversités de parcours et de profils permettent aux scénaristes de s’appuyer sur des thématiques variées. Deuil, amour, maladie, adoption, névroses, vieillesse… Bon nombre des sujets évoqués nous sont familiers et développent une empathie naturelle à l’égard de tout ce petit monde. La qualité du casting et le bel équilibre de l’écriture permet à chacun et chacune d’exister et d’apporter son écot à la réussite de l’ensemble.
L’intrigue se situe dans un cadre classique et agréable. Le fait que l’essentiel de l’histoire se cantonne à un petit nombre de lieux rend l’ensemble familier. Je me suis rapidement senti à l’aise dans tous les endroits dans lesquels gravitent ce petit monde.
La série arrive à faire cohabiter humour et émotion. Dans ce domaine, on ressent une touche « Ted Lasso » des plus appréciables. Bon nombre de scènes font sourire devant la maladresse ou les excès des protagonistes. À l’inverse, la narration fait preuve de finesse quand il s’agit d’évoquer des moments de tristesse, de souffrance ou d’inquiétude. La bienveillance des personnages les uns à l’égard des autres est agréable et offre une jolie sensation de bien-être.
Personnages attachants, moments drôles, petites larmes d’émotion, bons sentiments… Tous ces ingrédients sont de sortie et joliment cuisinés. Pour conclure, je conseille donc cette série à tous ceux qui sont en quête de bons moments et d’univers dans lequel on a plaisir à se blottir…