On nous plonge dans le monde clandestin et dangereux de « S », une course de skateboard illégale qui se déroule de nuit dans une mine désaffectée. Au cœur du récit, on suit Reki, un lycéen passionné de skate, et Langa, un transféré canadien expert en snowboard, dont l'amitié naissante et complice (souvent interprétée comme une relation « un peu gay » ou bromance très forte) devient le moteur émotionnel de la série.
Il faut reconnaître que le chara design est plutôt intéressant. Les personnages sont stylisés, excentriques, et l'esthétique générale de la série, avec ses couleurs néon et son énergie visuelle, possède un indéniable cachet. Cette dynamique entre les protagonistes est effectivement cool et constitue sans doute le point le plus attachant de l'œuvre.
Cependant, au-delà de la forme, l'expérience de visionnage laisse un goût d'inachevé et d'ennui. Sérieusement, je me suis fais un peu fait chier. Le plot et l'écriture ne parviennent pas à captiver, l'intrigue reste superficielle, les enjeux semblent artificiels et la narration manque de la profondeur nécessaire pour marquer les esprits. Contrairement à des œuvres comme Haikyuu!! qui réussissent à transmettre des leçons de vie sur la discipline, la motivation et la maîtrise technique d'un sport, SK8 échoue à apprendre quelque chose. Le skateboard y est davantage un prétexte à des figures spectaculaires et irréalistes qu'un vecteur de développement personnel ou de réalisme sportif.