Snowfall, c’est ma première vraie série TV. Celle qui m’a fait comprendre pourquoi certaines séries ne veulent plus sortir de ta tête. C'est pas seulement une histoire bien écrite, mais c'est une expérience. Un truc que tu vis sur la durée, avec des personnages qui deviennent presque réels.
Dès le début, j’ai adoré découvrir Franklin Saint. Le voir passer de mec discret, intelligent, un peu naïf, à véritable monstre du business, c’était fascinant. Tout est progressif et jamais forcé. On comprend chacun de ses choix, même quand ils deviennent impardonnables. Et c’est ça qui fait mal.
Franklin Saint, un personnage incroyablement bien écrit
Franklin, c’est pas juste un dealer qui réussit. C’est un gamin qui veut sortir sa famille de la galère, qui croit tout contrôler, rester droit dans un monde complètement pourri. Et saison après saison, tu le vois perdre son humanité, sans même s’en rendre compte.
Sa descente aux enfers explique absolument tout. Plus il gagne de pouvoir, plus il perd ce qui comptait vraiment : sa famille, ses valeurs, sa paix intérieure. À la fin, il ne reste que l’obsession de l’argent. Pas pour vivre mieux, mais parce que sans ça, il n’est plus rien.
Teddy : nécessaire mais parfois relou
Les moments avec Teddy au début, c'était franchement lent. Parfois même un peu relou. Le côté CIA, géopolitique, manipulation à grande échelle, ça cassait un peu le rythme par rapport à la rue et à Franklin.
Mais avec le recul, c’était nécessaire. Teddy représente le système. Le vrai méchant invisible. Celui qui détruit des vies sans jamais mettre les pieds dans les quartiers. Et plus la série avance, plus leur relation devient glaçante. Deux hommes persuadés d’agir pour une "bonne cause", mais prêts à tout sacrifier pour ça.
Une série qui devient presque une famille
À force de saisons, Snowfall est devenue un peu comme ma famille. Les personnages, tu les connais, tu les comprends, tu souffres avec eux. Tu vois leurs erreurs arriver, tu sais que ça va mal finir, mais t’espères quand même.
La série ne romantise jamais vraiment la drogue. Elle montre surtout les dégâts : les quartiers détruits, les relations brisées, la violence constante.
Une fin choquante et cruelle
Le moment où Cissy Saint, la mère de Franklin, tue Teddy pile au moment où Franklin allait enfin récupérer son argent.
J’étais choqué. Vraiment.
Tout s’arrête en une seconde. Des saisons entières de lutte, de sacrifices, de morts… pour rien. Mais en même temps, c’est logique. Cissy comprend avant Franklin que cet argent est une malédiction. Que même s’il le récupère, il est déjà perdu.
Ce geste, c’est à la fois un acte d’amour et une condamnation définitive. Elle sauve son fils d’un monstre… mais trop tard. Parce que Franklin est déjà devenu ce monstre.
La descente finale : une conclusion parfaite
Voir Franklin finir comme il finit, c’est dur, mais c’est parfait.
Il n’est pas puni par la prison ou la mort, mais par le vide. Plus d’argent, plus de respect, plus de famille. Juste ses souvenirs et ses regrets.
Et c’est là que cette série est très forte : elle te montre que le vrai prix du pouvoir, c’est pas la mort. C’est de survivre en ayant tout perdu.
Conclusion
Snowfall, c’est une série que je n’oublierai jamais.
Parce que c’était la première.
Parce que Franklin Saint est l’un des personnages les mieux écrits que j’ai vus.
Parce que la fin m’a laissé vide.