Spooky in love est le mélange entre une comédie romantique et un thriller fantastique. Si on sépare les deux, l’histoire n’a plus la même saveur. Et pourtant, cela fait beaucoup à raconter, alors le rythme n’est pas toujours bien trouvé.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé mon visionnage. Parce que l’on parle d’une personne solitaire, vivant et aidant les fantômes à résoudre leurs problèmes, à une personne entourée qui règle ses propres problèmes. C’est une évolution qui nous fait tous du bien, qui rayonne d’optimisme et qui nous donne de l’espoir.
Ce qu’il y a d’important dans les relations humaines, c’est la chaleur qu’elles nous apportent. Ne plus avoir peur d’un contact tactile est le travail le plus compliqué ; ici, les enjeux sont fantastiques par la présence des fantômes, mais nous pouvons facilement les transposer dans nos propres vies. Lorsque nous allons mal, tenir la main ou faire un câlin à une personne nous fait du bien. C’est une des choses simples qui nous fait le plus de bien, d’ailleurs.
Il n’y a rien d’original. C’est clairement un schéma que l’on connaît déjà, surtout si on est amateur de kdrama. Le fait qu’une personne qui voit des fantômes et résout des meurtres à son propre passé à résoudre et à régler, c’est déjà-vu. Et pourtant, je suis quand même montée dans le train. Je me suis laissée transporter et j’ai vraiment bien aimé ce qui se dégageait de cette histoire.
Par contre, si je peux lui faire un reproche, c’est son rythme. Non seulement c’est très prévisible, mais il n’y a pas eu une révélation, un plot twist qui m’a complètement retournée ou qui m’a surprise. J’ai facilement deviné. Si ce n’est pas grave en soi, ce qui est plus grave, c’est qu’il y a beaucoup de longueurs pour, parfois, pas grand-chose. C’est ce qui est difficile dans le mélange de genres : savoir bien doser les deux. Ici, j’ai trouvé que l’un empiétait sur l’autre, puis inversement. Ce n’est pas très équilibré.
Il n’empêche que c’était un très bon kdrama pour le summerween qui n’est pas encore terminé. L’automne n’est pas tout à fait présent, puisqu’il ne vient que fin septembre, début octobre.