Pendant 7 saisons, ce spin-off va nous embarquer et nous ballotter comme une balle de ping-pong entre action et humour. Sur ce dernier point, Richard Dean Anderson (MacGyver dans la série initiale des années 80) va nous régaler encore et encore, un humour pince-sans-rire et un charisme indéniable dans un rôle à l'opposé de MacGyver, ce qui démontre son talent d'acteur. Quant aux autres personnages, bien qu'ils soient présents tout du long, ils remporteront moins l'adhésion, en partie à cause de la présence écrasante d'Anderson mais aussi par des personnages moins développés et parfois un brin caricatural. Michael Shanks dans le rôle de Daniel Jackson tentera de se hisser à la hauteur d'Anderson en faisant preuve lui-même d'humour mais, au final, sans grand succès. Amanda Tapping incarnant la scientifique militaire Samantha Carter ne crèvera guère + l'écran et bien qu'elle joue correctement, ne restera simplement qu'un plaisir des yeux. Teal'c dont le personnage est endossé par Christopher Judge, s'avère le protagoniste le plus fade de l'équipe, rappelant trop Spock dans Star Trek.
La série mettra trop de temps à se conclure à mon goût, les saisons 9 et 10 étant clairement de trop et pas seulement parce que ce sont les dernières saisons : l'absence de Richard Dean Anderson est ce qui fait le plus mal au succès de la série et on sentait bien lors de la 8ème saison, qu'il était un peu en retrait, peut-être en avait-il marre de jouer son personnage, ce qui se ressent dans certains épisodes comme celui où un scientifique lui fait l'inventaire de cailloux rapportés d'une planète. Ensuite, l'erreur a été de vouloir le remplacer par un ersatz d'O'Neill mais la sauce ne prendra évidemment pas (erreur répétée dans Stargate Atlantis mais les scénaristes ont dû se dire qu'on ne change pas des ingrédients qui fonctionnent) et le nouveau personnage incarné par Claudia Black se découvrira sous un jour particulièrement agaçant.
Parfois, il faut savoir quand s'arrêter et le retrait d'O'Neill aurait dû être un indicateur clair qu'il était temps de conclure...