Le drama vend une lutte sociale “réaliste”, mais :
- 300 livreurs miraculeusement solidaires
- un accident sans enquête : ce n'est pas ce qui a provoqué les blessures de l'ami?
- le transport d'un blessé très grave en voiture particulière (aucun moyen de contacter les services d'urgence?)
- une route bloquée qui retarde l'arrivée du blessé à l'hôpital (par des ouvriers anonymes?)
- et surtout un héros persuadé que punir un “coupable” fera sortir son ami du coma.
On n’est pas dans la justice, on n'est pas dans la vengeance, on est dans la quête d'un jeu de rôle.
En plus, une romance jamais justifiée, une seule livreuse au milieu de 300 hommes , et des personnages secondaires qui ressemblent à des accessoires déposés là pour faciliter ou perturber la quête.
Paradoxalement, le “riche coupable” m’a parfois semblé plus humainement défendable que le livreur obstiné. Là où le riche bloque la voie publique au nom de la prévention (éviter des accidents), le héros, lui, roule souvent comme une menace ambulante. La série veut me faire croire que la vertu est dans le bruit du moteur, pas dans la responsabilité — et je n’y arrive pas.
Le problème, ce n’est pas qu’un riche soit coupable ou qu’un pauvre soit en colère: c’est que le drama confond conviction et responsabilité.
Les acteurs sont excellents, Ko Kyung-pyo compris, mais l’écriture ne tient pas.
J'aime tellement les k-dramas, mais celui-là n'en a presque pas la saveur.
Sur le moment, j'avais attribué une note de 1, tellement j'étais déçu. Mais j'ai apprécié la moitié des épisodes, à part le personnage de Go Kyung-pyo (tout comme les personnages qu'il interpète dans d'autres séries que j'ai déjà vu). Aussi j'ai revu ma note à la hausse.