La Casa de Papel reste un phénomène télévisuel marquant, porté par un concept brillant, un rythme survolté et des personnages iconiques. La première partie consacrée à la Fabrique nationale de la monnaie est un chef-d'œuvre de tension et de stratégie : la combinaison du masque de Dalí, du chant Bella Ciao et des plans de génie du Professeur offre un suspense absolument captivant du début à la fin.
Cependant, avec 15 saisons au compteur, la série souffre inévitablement de sa longévité extrême. Le schéma devient très répétitif (mourir, revenir à la vie, se cacher des secrets) et la surenchère des enjeux — allant jusqu'à affronter Dieu lui-même — finit par dénaturer le charme plus sobre des chasses aux monstres des débuts. Malgré de gros coups de mou et des épisodes de remplissage, l'attachement aux frères Winchester reste immense jusqu'au bout.