Deux caliméros dans un taxi jaune et vroum la galère.
Un braqueur en fuite prend en otage un chauffeur de taxi. une couse poursuite s'engage avec la police. Le bandit parvient à s'échapper. Le chauffeur est alors considéré comme un complice et non une victime. C'est la rencontre entre les deux calim-héros de Taxi Brooklyn.
Lui est un ancien tolard français, orphelin et séparé de son fils. Il vit exilé aux USA pour échapper aux représailles de la pègre. Sensible, il a la larme très facile. Il arrive aussi à lire avec une justesse chirurgicale le CV d'une personne rien qu'en lisant dans ces yeux. Carl Lightman, le maitre en décodage de tronche de Lie To Me en est vert de jalousie, c'est dire.
Elle est une flic, qui entre deux flags, tente d'élucider le meurtre de son père, lui aussi flic, tout en essayant de rafistoler son cœur brisé par son agent du FBI de mari volage, devenu ex. Impulsive, elle fonce dans le tas d'abord et réfléchit longtemps après. Privée de permis de conduite par son chef, elle fait appel à son désormais pote le taxi pour la mener là où les indices de ces enquêtes la conduisent.
Des films Taxi, la série ne garde que le nom, inutile de chercher un taxi bricolé pour faire du 400 km/h en ville en pleine heure de pointe, illusoire d'espérer un peu d'humour et de second degré, impensable que d'assister à une course de bolide.
Taxi Brooklyn est d'une banalité ennuyeuse. Le duo de calim-héros n'est ni attachant ni repoussant, juste fade à se démener dans un ensemble incohérent et facile puisque reprenant les plus grosses ficelles scénaristiques du genre.
Ce n'est donc pas "Con - nichon - aah !" du commissaire Gilbert mais plutôt sayonara qui colle à ce dérivé édulcoré.
Répétez donc : Sayonara Taxi Brooklyn.