Téléchat par Bubus La Bagarre
Je refuse cette série. Je la refuse de tout mon être. Si la thérapie d'effacement mémorielle existait, j'y mettrais tout mon argent pour refuser l'intégralité des souvenirs et des traumatismes causés par cette série.
Oui, madame, des traumatismes, pas moins que ça! Quand on tombe sur cette série alors que l'on baigne encore dans l'innocence douce de l'enfance, que l'on voit TOUS ces objets, ABSOLUMENT TOUS ces objets qui vivent, qui parlent, qui bougent des lèvres pour raconter des vacuités, on ne peut être que traumatiser, et voir sa vie partir comme une BMW en go-fast qui glisserait le long des rails de l'autoroute.
Cette BMW, c'est mon innocence d'enfant que j'essaye encore de garder et ces rails, ce sont les névroses. Pendant longtemps, je ne pouvais plus jeter le moindre paquet de gâteaux vide de peur qu'il ne chiale quand le compresseur du camion poubelle se rabattra sur sa tête. Alors j'accumule, j'accumule, jusqu'à ce que le monstre en moi décide de tout foutre à la poubelle.
J'ai travaillé ces traumatismes, dans tous les sens, et aujourd'hui, je peux jeter sans trop sombrer dans la déprime. Mais il suffit qu'un sourire soit dessiné dessus, pour que je m'effondre en sanglots devant le monstre que je suis devenu.
Messieurs Roland Topor et Henri Xhonneux, je ne vous aime pas.