Terra Nova commence comme une œuvre d'anticipation prometteuse : une mégalopole asphyxiante, la raréfaction des aliments sains, un contrôle des naissances répressif... Quelques heureux élus auront la chance de pouvoir recommencer une nouvelle vie, 65 millions d'années plus tôt.
Malheureusement, une fois passé le portail temporel, ça se gâte. La guimauve l'emporte. On retrouve la sacrosainte famille américaine : le père flic, la mère médecin, l'ado rebelle, le tout ponctué de répliques éculées du genre "everything's gonna be ok".
L'idée de base est complètement sous-exploitée au profit des éternels poncifs des superproductions hollywoodiennes. Ces gens sont censés repartirent à zéro et bâtir une nouvelle société. Il y avait des tas de choses à dire. Mais non, rien ! On a l'impression qu'ils sont au Club Med.
La technique est également décevante. Malgré un budget colossal, les effets spéciaux sont passables, voire bâclés. Les scènes d'action se résument souvent à une succession de gros plans. La scène climax est même parfois tout simplement zappée.
Cependant, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. La mécanique est rodée et le tout se laisse regarder. On trouvera même quelques bonnes idées et des pistes à creuser, telle que le mystère autour de la véritable raison de la création de la colonie...