Et encore un nouvelle série élue drama de l'année 2019 par un jury professionnel, impartial, incorruptible composée d'uniquement de moi-même.
Dans la catégorie acteurs/trices sont élus meilleurs performances de l'année, tous l'ensemble du casting, sans exception, même les figurants jouent bien, c'est vous dire. La frangine Arquette défonce tout avec sa perversité souterraine et ses regards qui brisent votre âme. Joey King (Gypsy Rose) propose une gamme d'expression mais aussi de personnalité immense qui font oublier en très peu de temps qu'il s'agisse d'une fiction, mais bien d'un événement qui déroule là, sous nos yeux.
Elue aussi pour le meilleur montage et mise en scène, avec cette douce langueur qui pose les éléments dramatiques sans impact immédiat mais qui infusent en nous pour venir fendiller notre colonne vertébrale. Les flash-back ne sont pas là, comme souvent dans d'autres séries, pour atténuer ou délayer le suspense du présent, mais bien pour illustrer par petites touches comment cette tragédie se met en place, se construit et fonce vers l'inévitable.
Palme de la meilleure bande son aussi, puisqu'une série qui rajoute en son extradiégétique le défunt groupe de punk-country "Cowboy Junkies" ne peut être que génial. Toutefois, les instants de suspenses sont trop souvent soulignés par une musique stridente générique dont l'intensité dramatique déjà à l'image n'avait pas besoin de se surlignage au Stabilo rose fluo (seul reproche).
Pour le scénario, je ne connais pas encore assez la fidélité à l'histoire authentique de nos personnages, mais il reste fin, subtil sans grand effet de manche, tout en conservant une puissance qui monte jusqu'au final. Le vide qui suit le générique c'est toujours du Mozart ou vous qui pensez à ces vraies personnes, à ce que vous auriez fait et aux déterminismes sociaux.
En résumé, si vous n'avez pas aimé, au mieux allez nourrir des canards dans un parc, au pire inscrivez-vous pour une lobotomie vous semblez pas avoir besoin de votre cerveau...
C.