Le pitch : Une plongée acide dans l'intimité dysfonctionnelle d'un gourou de la Silicon Valley et de sa progéniture déconnectée.
The Audacity porte bien son nom, tant il faut d'aplomb pour servir un énième portrait de "génie" insupportable, persuadé de sauver l'humanité en vendant du vent algorithmique qui n'a pas codé. Si la satire des familles friquées fonctionne par à-coups — grâce à un humour noir qui décape les vernis sociaux — l’ensemble souffre d’un syndrome de déjà-vu aigu. On tente de nous refaire le coup de The White Lotus : même langueur tropicale (ou scandinave, selon le lieu de villégiature), même montage syncopé, même mépris de classe érigé en divertissement.
Mais là où Mike White insufflait une fascination trouble, presque onirique, pour ses monstres, The Audacity tourne à vide. Le personnage principal n'est pas "complexe", il est simplement épuisant. À force de vouloir dénoncer le vide du monde de la tech, la série finit par l'épouser : c’est brillant en surface, mais désespérément creux à l’intérieur. Une itération de plus dans le dossier "les riches sont malheureux et méchants", circulez, y'a rien à voir.