Un vrai bourbier que cette relecture du film "culte" (car finalement assez méconnu) de Joe Dante version woke. Pour le coup, toutes les cases sont cochées, que ce soit minorités raciales, lgbtq+, bodypositive, etc... mais pourquoi pas, si la série ne se résumait pas à justement son ton inclusif. Car clairement, comparativement ou non, The burbs 2026 est creuse.
Certes, je partais sceptique déjà de base, voire très sceptique, l'affiche et le trailer n'aidant en rien, pas plus que le casting (Jack whitehall est mignon et gentil mais n'est pas franchement bon acteur) mais j'ai quand même voulu lui laisser une chance, et sans me baser sur le film. Et d'ailleurs, si la série prend effectivement quelques libertés par rapport à l'oeuvre originale tout en y maintenant pas mal de clins d'oeils (parfois un peu lourds), elle n'apporte strictement rien. Tout y est absolument creux et plat, que ce soit l'humour, les situations, les personnages, les acteurs pas charismatiques (celle qui joue la lesbienne c'est un enfer, entre surjeu et nonchalance). D'ailleurs, personne n'a l'air d'y croire, même keke palmer qui se démène comme elle peut, mais sans trop se sentir concernée non plus au final. C'est d'ailleurs celle qui s'en tire le mieux, tant le reste du casting fait davantage office de présence (même justin kirk -weeds).
Bref, The burbs partait déjà pour faire fuir, malgré un potentiel sympa, mais ce qui se veut comme une sorte de desperate housewives all inclusive ne se révèle être qu'un gros pétard mouillé où rien n'est à sauver. Ni drôle, ni touchante, ni prenante ou intriguante, et encore moins innovante, on ne coche de ce côté-là aucune case, et au final, on se fait juste ch***.