Sortie toute en discrétion, The Copenhagen Test se montre addictive des travers et revirements de son scénario d’espionnage, avec un soupçon de SF - on pense à Counterpart pour l’esprit de la série. Si le synopsis parle de “5 minutes dans le future”, c’est surtout une image pour situer le contexte en tant que futur immédiat, légèrement plus avancé technologiquement. Effectivement, Simu Liu y joue un agent du renseignement qui découvre que des nanites ont été introduits dans son système cérébral pour hacker sa vision et son ouïe afin de récupérer des données sensibles. Devant prouver son innocence dans sa propre agence, et son utilité au-delà du danger pour la sécurité nationale, l’agent Alexander Hale est alors entraîné dans un enchevêtrement paranoïaque de double, triple, voire quadruple jeu sur fond de complots politiques. Il devient alors compliqué de distinguer les évènements réels des mises en scène ; disons aussi que les différentes opérations sont plutôt confuses. Je n’avais pas l’habitude de voir Liu dans ce genre de rôle sérieux et il convainc sans mal, même dans les séquences d’action bien nerveuses. On peut regretter l’accumulation de sauvetage in extremis, mais le suspense est bien tenu, emmené par une musique électronique cardiaque, ou autrement futuriste dans ses sonorités synthwave. L’ambiance et la dynamique entre les personnages et leurs implications font penser à un croisement entre Jason Bourne et John Wick. Quelques intrigues secondaires se rajoutent et font office de remplissage là où la trame pouvait facilement tenir sur 6 épisodes. La première saison se conclut sur une ouverture intéressante ; reste à voir si une deuxième saison saura renouveler cet aspect Truman Show sans tomber dans le show d’espionnage classique.