The Dark Wizard est une série documentaire de 4 épisodes faisant la lumière sur la carrière de Dean Potter. Cette série donne à voir les exploits de Dean, mais surtout l’arriere salle de son esprit tourmenté.
Réalisé par Peter Mortimer et Nick Rosen (qui ont par ailleurs réalisé certains des meilleurs documentaires que j’ai vus sur l’escalade, avec The Alpinist et Valley Uprising), le documentaire suit le schéma classique des images d’archives couplées à des interviews face caméra des personnes qui l’ont connu (Vous aurez d'ailleurs l'occasion de voir Alex Honnold en créature dénué de sentiment, cochant avec plaisir les croix/objectifs de vie de Dean).
On commence par ses exploits en escalade, puis sa chute médiatique entraînée par l’ascension de Delicate Arch qui lui fait perdre ses sponsors, sa concurrence avec Alex Honnold, avant sa découverte du saut en parachute et sa participation à l’essor du base-jump, ainsi que de nombreux autres moments que je vous laisse découvrir en transpirant des mains.
Les spectateurs amateurs d’escalade seront satisfaits, mais je ne suis pas certain que ce documentaire parvienne à parler aux non-initiés et à avoir le retentissement de Free Solo. Cependant, je vais m’empresser d’en parler à toutes les personnes que je croiserai à la salle prochainement.
Un point de détail qui ne regarde que moi, mais pour lequel j’ai été gêné, est d’entendre certaines personnes le qualifier, dans ses grandes heures, d’« alpha male ». Un terme qui, au-delà d’être désuet, entretient des stéréotypes sur la virilité. Mais cela reste vraiment un détail dans cette série de 4 épisodes que je viens de binge-watcher avec plaisir. Après tout, ce sont leurs expériences de vie qu’ils ont retransmises face caméra, et cela ne regarde qu’eux. Je me suis également questionné sur les deux premières relations amoureuses présentées dans le documentaire et plus particulièrement la dernière qui me laisse quelques doutes sur sa responsabilité.
La vie de Dean Potter était, à plusieurs égards, extraordinaire, et ce documentaire lui rend un fidèle hommage. J’ai notamment beaucoup aimé plonger dans ses carnets, dont la plume était assombrie par une dépression qui revenait régulièrement le visiter.