Sortie de nulle part, The Detour est sûrement ma série préférée de 2016 (pour l'instant, parce que j'attends vraiment Vice Principals aussi). Le postula de départ est assez classique, on suit une famille lambda qui part en vacances en voiture. Sauf que là où la série se démarque, c'est dans son jusquauboutisme trash.
L'affiche reflète bien l'esprit de la série, c'est à dire que les personnages et les situations apparaissent classiques, puisque propre au genre, mais qu'elles sont retournées pour être cuisinées à la sauce The Detour. En effet si tout peut sembler banal, la plupart des épisodes ayant par ailleurs un thème bien propre, ce n'est pas le cas, tout part systématiquement en couille. Les personnages sont tous complètements pétés à leur façon, que ce soit la mère déglinguée h24, le fils qui capte que dalle, le père qui passe son temps à se faire casser la gueule, etc.
Pétés, mais attachant car malgré tout on s'attache à eux. Par contre, les situations dans les quelles ils se retrouvent, c'est B-I-J-O-U. Franchement, en lançant la série, je ne pensais pas du tout qu'elle irait aussi loin dans l'humour de bon goût, mais qu'est ce que c'est kiffant.
Alors ouais, la série est absurde, mais elle n'a rien à voir avec une série type "Wet Hot American Summer" où tout ce qui se passe est totalement impossible. Ici, les situations restent en quelques sortent plausibles, où du moins elle le paraisse et
PUTAIN C'EST QUOI CE CLIFFHANGER DE MALADE A LA FIN DE LA SAISON?!?!?!
A mon sens, The Detour est une sorte de Road Movie hallucinée à voir de toute urgence, tant il est rare de trouver une aussi bonne adaptation d'un genre propre au cinéma "classique" au format série. Et puis, c'est vraiment rigolo aussi.
Après je préfère pas trop spoiler et je vous invite à regarder la série. Ciao.