La lenteur peut être un ingrédient pour imposer un climat pesant...mais pas que. Et pas tout le temps.
Autant cette lenteur fonctionne assez bien au début de la série, autant ça se gâte dans la deuxième saison. Les gros plan sur la commissaire appuient très lourdement sur tous les secrets que cache le personnage...Mais à force de nous faire attendre, on en a plus rien à faire...
Par ailleurs, j'ai été gênée par la complaisance vis-à-vis du plaisir du tueur en série à tuer. Le gars est beau et visiblement tout le monde est séduit : la commissaire et le réalisateur...ça m'a mis mal à l'aise, surtout à la fin de la 3ème saison...
où finalement il parvient à s'en sortir sans punition...le gars vient d'agresser la commissaire et un agent, il est soupçonné d'avoir tué et torturé 3 ou 4 jeunes femmes et il n'est pas mis sous surveillance étroite, il continue à se balader librement dans l'unité psychiatrique...et finit par se suicider. J'aurais trouvé beaucoup plus intéressant que le scénario aille du côté de la personnalité dissociée et qu'il se réveille avec une autre personnalité qui n'a aucun souvenir des crimes commis...ils ont choisi la simulation, qui me semble assez peu crédible.
Je n'avais pas jamais vu Gillian Anderson à l'écran (oui oui je fait partie des rares personnes qui ont échappé à X FILES) mais je n'ai pas aimé son jeu monolithique, sans nuance et sans évolution...ou peut-être est-ce ce personnage qui n'évolue pas assez à mon goût. Quant à Jamie Dornan, il n'est pas exceptionnel non plus.