On partait pourtant sur un concept absolument génial : un avion rempli de prisonniers tarés et ultra dangereux qui s’écrase en Alaska, un flic au passé sombre (incarné par l'excellent Jason Clarke) aidé par une agente déchue qui se lancent à leur poursuite et des mystères à base de CIA.
Rien qu’au pitch, tu te dis : « Mais oui putain, c’est ça que je veux ! De l’action, une ambiance à la "Les Ailes de l’Enfer", des paysages glacés magnifiques et un casting en béton armé. »
Et, honnêtement, pendant 4 ou 5 épisodes, c’est exactement ce qu’on a. Puis arrive la chute. La grande glissade sur la banquise. D’un coup, on se retrouve embarqués dans une énième histoire d’espionnage/contre-espionnage, les prisonniers deviennent presque un détail décoratif, et les “plot twists” sont prévisibles et déjà-vu et pas vraiment intéressants.
Là où la série promettait un survival musclé et nerveux, elle finit par ressembler à un mélange tiède déjà vu mille fois et même le développement du personnage de Jason Clarke termine en soupe sans saveur et avec trop de sel.
The Last Frontier rejoindra donc la longue liste des séries anonymes que j’aurai oubliées dans quelques années. Mais je lui reconnais une qualité : elle a réussi, le temps du pilote et de quelques épisodes, à me faire vibrer. Et rien que pour ça, je ne regrette pas totalement le voyage.