The Lowdown…


Porte son titre en merveilles.


Un certain Lee Roy Chapman en a inspiré le récit, mais c’est un parfum de Hunter S. Thompson qui embaume d’originalité de la résultante. Un sex appeal qui sied à un Ethan Hawk (Strange Way of Life, Predestination) qui s’y donne à cœur joie.


L’influence Gonzo n’est pas affirmée, mais celle ou celui qui prétend au hasard, omet qu’à la loterie du divertissement, Hollywood ne joue pas d'honnêteté.


Praise the name of the Lord…


For his love endures forever!


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“This time you've gone too far.” - Peter Gabriel, Digging in the Dirt


—-


Lee Raybon est un libraire…


Don Quichotte d'authenticité.


Légataire d’histoire et digne de la confiance d’autrui, il s'autocongratule du titre de truthstorian. Ainsi, proclamé chevalier de toutes vérités, c’est à l’idée de débusquer la corruption locale qu’il pose volontairement le pied sur la queue du rat. De là, reniflant le coulant d’un fromage mou, il s’en met plein la gueule pour les frais de huit épisodes.


L’idée a du bon, The Lowdown est renouvelée pour une seconde.


Le hasard veut que l’aventure en question se déroule du côté de ce même Tulsa qu’ailleurs, Dwight Manfredi tente de mettre à sa botte. Toutefois, si du côté de Stallone on tend au gangster tiré quatre épingles, l’univers imaginé par Sterlin Harjo (Reservation Dogs) lui, est composé de loosers notoires.


Somme toute, un own private Oklahoma aux consonances de lendemain d’Electric Kool-Aid Acid Test ou, plus simplement, une apologie de l'incompétence dans la veine des Coen Brothers.


Dans une contrée où quiconque n'excelle en quoique ce soit…


Et où le journaliste amateur a une chance de cocu.


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“History is written by the victors, but it is decoded by the truthstorians.” - X


—


The Lowdown regorge d’attraits.


À commencé par une charmante distribution.


Ormi Ethan Hawk dans le rôle principale, on y retrouve Keith David (The Thing) surgissant du passé, Jeanne Tripplehorn (Waterworld), Kyle MacLachlan (Blue Velvet), l'ineffable Tim Blake Nelson (O Brother Where Art Thou?), le légendaire Killer Mike (Baby Driver) ainsi que l'inoubliable Graham Greene (Dances with Wolves).


Une harde de talents qui, pour l’occasion, offre autant de personnages typés donnant vie à un univers aussi savoureux que coloré. Tous crades, traînant des pieds poussiéreux au long d‘une intrigue qui n’épargne personne, unanimement coupables de laisser-aller débonnaire.


Ailleurs, nexus récurrente, Sally, qui, sous les traits de Rachel Crowl, se la joue Jiminy Cricket pour les bienfaits de la cause.


Et, si la serveuse occupe peu d’espace…


C’est qu'elle est des meilleurs onguents.


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“If you keep doing it, did it beat you or did you beat it?” - Sally from Sweet Emily's diner


—


The Lowdown est tarabiscoté…


Sans céder au complexe.


Ce qui laisse l’occasion d’en apprécier l’humour, d’en soupeser les tensions, de sursauter en étonnement et, surtout, de ressentir la sincère affection qui en émane.


Car, si le récit offre sa part de divertissement, le meilleur de la proposition réside dans la relation qu’entretient le personnage principal avec sa fille de treize ans. C’est là, la mise en abîme qui définit la véritable nature de l'œuvre.


Soit l’affliction du personnage central, désireux d’être un père admirable alors que lui-même se croit puissamment irresponsable. De là, son obstination à montrer le bon exemple pousse la série du devant, alors que l'on en distingue la candeur et l’humanité. De justes valeurs avec lesquelles jongle un Ethan Hawk d’une poignante justesse.


Il en résulte, par-delà un lot de fanfreluches d’absurdités, une proposition honnête. L’approche est sensible tout en appuyant sur cette position ingrate qu’occupe un père obligé à subsister du mauvais côté du trottoir familial. Une vision des faits salutaire, considérant la sévérité du regard que pose notre société sur tout père de famille privé malgré lui de sa progéniture.


Autant d’hommes consumés de paternité inassouvi.


Désigné perdant aux yeux de tous.


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“...It needs someone like you. Sticking it to ‘em and giving ‘em what for.” - Sally from Sweet Emily's diner


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Aussi, Lee Raybon s'accroche-t-il à son os…


Auquel s'agglutine la charogne qu’il débusque.


Encouragés par l’extravagance ambiante, on en vient à danser sur les cadavres. C’est que ce que révèle l’acharnement du journaliste n’a rien de chic. Si bien que The General en personne viendrait à y trouver son compte.


Comme quoi, d’une série télévisée à l’autre, l’Oklahoma est peu recommandable.


Pour sa part, The Lowdown est un agréable moment de télévision. À un bémol prêt : la série aurait gagné à avouer de pleins feux ses lourdes références. L’honnêteté ajoute toujours à la ferveur du spectateur, l’hommage étant mieux perçu que le repiquage… même involontaire.


Au reste, il est tout à fait probable que la plupart ne ressentent pas la présence des fantômes en question, aussi, il ne saurait y avoir de réelle lèse majesté.


Je suis donc fort aise d’avoir consacré mon temps à cette agréable proposition. Je ne serai toutefois pas du nombre pour la suite, explorant d’autres offres pour mieux vous en faire état.


Au reste, celle-ci est recommandable…


Et tout à fait apte à marquer la mémoire.


MA QUOTE : 6 sur 10


ErickDaignault
6
Écrit par

Créée

le 28 sept. 2026

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