Seth MacFarlane, c'est l'heureux papa des Griffin et d'American Dad. Deux séries animées pas toujours fines mais toujours très drôles. On pouvait donc s'attendre avec The Orville à une parodie de Star Trek corrosive et désopilante. Mais malheureusement, c'est tout le contraire.
The Orville se prend au sérieux et n'est jamais drôle. A de rares occasions, un des personnages lancera une vanne pourrie pour mimer la décontraction. Mais même pas de quoi faire sourire. Et en revanche, au lieu d'être corrosif, c'est moralisateur à souhait.
1er épisode : présentation générale.
2ème épisode : leçon de morale sur la maltraitance animale.
3ème épisode : leçon de morale sur l'égalité homme-femme.
4ème épisode : leçon de morale contre les sociétés religieuses.
Je ne dis pas que je ne suis pas d'accord avec le point de vue de MacFarlane, bien sûr, mais cette leçon de morale hebdomadaire a comme un arrière-goût de sermon du dimanche. Si ça continue comme ça (et ça en a tout l'air), c'est clair qu'on ne va pas beaucoup rigoler.
Et le pire, c'est que toute la fiction spatiale qui enrobe ce moralisme à 3 centimes est d'une nullité à peine croyable. On se croirait revenu aux séries SF cheap des années 80-90.
Très grosse déception.
Note : 3/20