The Pitt, voilà une série qui a bien choisi son titre. "Pitt", tout d'abord, car l'intrigue se situe à Pittsburgh, en Pennsylvanie, mais il ne sera ici nullement question de la ville, ni de Mac Miller ou de Wiz Khalifa, fervents porte-étendards de cette cité. Ce nom évoque surtout la fosse, la mine, l'endroit où toute l'intrigue va se dérouler.
Vous me direz, par pitié, pas une série de 15 épisodes d'une heure qui se déroule dans le même espace ! Eh bien si. Révisez votre théorème de Pythagore, parce qu'ici, il sera question de suivre des professeurs et leurs internes durant une longue et dure journée de travail. Nos chers médecins enchaînent patient après patient sans discontinuer ; certains seront d'ailleurs dans un piteux état. Les relations entre les médecins titulaires et leurs jeunes internes se créeront au fur et à mesure que les événements avanceront. Les épisodes s'enchaînent à une vitesse folle ; pour ma part, je l'ai binge-watchée à fond ! Pas le temps d’avaler ma pitance, tout comme nos camarades.
Malgré ce rythme incessant, qui caractérise forcément tout service d'urgence dans les hôpitaux du monde, toutes les problématiques sont abordées : manque de moyens, manque de personnel, désaccords fondamentaux entre la hiérarchie et le personnel soignant. On n’avait pas vu une série médicale aussi réussie depuis "Urgences", et cela commence forcément à dater.
La série tentera d'aborder pas mal de sujets de société en dehors de l’hôpital, comme les relations père/fils, les problèmes d’alcoolisme, le sentiment d'echec, la perte d'un proche... Certains trouveront que cela va un peu vite et que tout s'entrechoque comme dans un mosh pit. Cela dit, elle a le mérite de traiter ces thèmes, même si parfois on voudrait avoir plus de temps pour les approfondir. Mais l’hôpital n’a pas le temps : il doit enchaîner à tout prix pour sauver le plus de malades possible, tout en faisant grimper les statistiques pour plaire à la direction.
La saison 1 s’achèvera avec une fin en apothéose, où le cardio va monter encore d’un cran pour faire exploser votre palpitant. Nous verrons bien si vous avez l’électroencéphalogramme plat ou si votre cœur a résisté à autant de chamboulements et d’hémoglobine.