Pour qui a vu le stupéfiant documentaire sur ce célèbre fait divers (disponible sur Netflix), cette nouvelle série — produite par Knox elle-même — n’apprendra pas grand-chose. Elle offre néanmoins un regard différent, un peu plus distant, mais sidère toujours autant.
La série aborde différents points de vue, se raconte à la première personne et fait preuve de personnalité dans sa mise en scène (photographie saturée, montage rythmé « à la Amélie », sans doute un clin d’œil).
Le récit de cette enquête bâclée reste édifiant. La manière dont Amanda et Raffaele tombent dans le piège tendu par des enquêteurs désireux de créer les coupables dont ils ont besoin, l’aveuglement du procureur Mignini face à l’absence de preuves, ses mensonges par omission pour ne pas perdre la face malgré les contradictions qui s’accumulent et finissent par innocenter le couple : tout est consternant.
Ce qui démarque la série du documentaire, c’est son parti pris de mise en scène, qui lui permet de ne pas être littérale, de dynamiser le récit et de créer des effets sans que cela ne nuise à l’histoire. Et la jeune Grace Van Patten, aussi talentueuse qu’investie n’hésite pas à rendre Amanda peu sympathique par moments. Bien que connaissant très bien l’histoire, j’ai dévoré les épisodes.