The White Olive Tree est l’adaptation du roman de Jiu Yuexi. L’histoire suit Song Ran (Liang Jie), journaliste envoyée en zone de conflit en Asie de l’Est, où elle est secourue par Li Zan (Chen Zheyuan), ingénieur en explosifs engagé comme volontaire. Leur rencontre dans un contexte de guerre et de danger constant fait naître une relation progressive, marquée par des idéaux communs et des blessures personnelles.
J’ai regardé ce drama avec de grandes attentes, notamment pour son esthétique soignée et la performance de Chen Zheyuan.
Malgré une production visuellement assez réussie, l’histoire souffre de nombreuses incohérences et d’un rythme extrêmement lent, relevant d’un slow burn mal maîtrisé. Le récit adopte une forme très étirée, presque “observée”, avec des scènes prolongées (silences, regards, actions minimes) qui finissent par réduire leur impact émotionnel.
Le drama tente de mêler une romance naïve à une tragédie lourde sans trouver d’équilibre. La romance est inégale : certaines scènes fonctionnent et paraissent sincères, tandis que d’autres tombent dans une forme de naïveté presque infantile, créant un déséquilibre global.
Le personnage féminin, Song Ran, accentue parfois ce ressenti avec des réactions peu naturelles et des réponses répétées par onomatopées (“umh…”), ce qui n'est pas agréble dans les échanges.
Le personnage masculin, Li Zan, est souvent enfermé dans une répétition d’expressions et de postures (sourires figés, regards prolongés). Cela donne une impression de monotonie, davantage liée à la mise en scène et au rythme des scènes qu’à son jeu d’acteur.
Le traitement de son arc rédempteur est l’un des aspects les plus frustrants. Introduit de manière prometteuse, il laissait espérer une évolution psychologique forte et une forme de guérison. Mais le récit s’en écarte ensuite, annulant la progression attendue.
L’ensemble est aussi fragilisé par des incohérences narratives et certains choix de réalisation discutables, ainsi que quelques personnages secondaires peu convaincants qui nuisent à l’immersion.
Enfin, la fin donne une impression de manipulation émotionnelle. Après près de 40 épisodes, aucune véritable résolution claire ne vient conclure le récit, laissant une frustration persistante.
Une œuvre au potentiel indéniable, visuellement solide, mais qui laisse au final un goût amer.