Trois visionnages. Oui, TROIS. Et je peux vous dire que je ne suis pas du genre à revoir une série juste pour passer le temps. Si j'y suis retournée autant de fois, c'est parce que True Beauty a quelque chose de rare: Elle donne envie d'y revenir encore et encore, comme si on retrouvait de vieux amis.
Un pitch simple, une exécution maline.
Sur le papier, rien de révolutionnaire. Lim Ju-Kyung, lycéenne complexée et harcelée à cause de son apparence (je pense qu'on est pas mal a se retrouver dans ce personnage hein) découvre le pouvoir du maquillage lors d'un déménagement et se réinvente une identité dans son nouveau lycée. Sauf que la "Déesse" du lycée cache un vrai visage - au sens propre comme au sens figuré. Ce qu'on ne voit pas venir, c'est à quel point la série va creuser au-delà de ce postulat de comédie légère pour aller chercher des émotions beaucoup plus profondes.
Un triangle amoureux qui déchire vraiment
Soyons honnêtes : Le triangle amoureux Ju-Kyung / Su-Ho/ Seo-jun est probablement l'un des mieux écrits que j'ai vus dans un Kdrama. Et je dis ça en tant que membre assumée de la team Seo-Jun. Parce que oui, Su-Ho est parfait attentionnée, et son histoire avec Ju-Kyung est magnifique. Mais Han Seo-Jun ? C'est tout autre chose.
Son côté voyou en surface, sa vaie sensibilité en dessous, et surtout la façon dont il tombe amoureux d'elle - adulte, sans maquillage, sans filtre. Su-Ho la connaît depuis l'enfance, leur lien a ses racines dans le passé et c'est beau à sa façon. Mais Seo-Jun, lui, la découvre telle qu'elle est vraiment à l'âge adulte, et c'est précisément comme ça qu'il l'aime. Il n'y a pas d'Avant dans sa tête, pas d'image à reconstruire. Juste Elle, maintenant. Et ça crée quelque chose d'électrique que même les plus convaincus de la Team Su-Ho ne peuvent pas totalement nier.
Hwang In-Yeop livre ici une performance que je n'attendais pas. Son regard, sa façon d'occupe l'espace, la façon dont Soe-Jun aime en silence… c'est dévastateur. Il m'a volé la vedette à Cha Eun-Woo, ce qui n'est pas rien .
La scène qui m'a le plus touchée dans toute la série, c'est celle où Su-Ho vide enfin son sac sur la mort de Se-Yeon. Pendant des épisodes entiers, on perçoit son mal-être, sa froideur, sa façon de se couper des autres - mais on ne comprend pas vraiment d'où ça vient. Et puis la cette scène arrive. On découvre les vrais remords de Su-Ho le poids qu'il traîne, le fait qu'il se culpabilise a se dire que si il est mort c'est parce qu'il n'a pas répondu à son appel. Son dernier appel. Et d'un seul coup le personnage prend une toute autre dimension. Ce n'est plus juste le beau gosse taciturne du lycée. C'est quelqu'un de brisé qui essaie de se reconstruire. Cette révélation est pour moi le cœur émotionnel de la série, et elle change complètement la façon dont on lit les interactions entre Su-Ho et Seo-Jun rétrospectivement.
Ce qui fait vraiment la force de True Beauty
Au-delà de la romance, la série parle de quelque chose d'universel : se cacher derrière un masque parce qu'on a peut d'être rejeté tel qu'on est. Et ça, qu'on soit fan de Kdrama ou non, ça résonne. La Corée du Sud est un pays où les standards de beauté exercent une pression énorme, et True Beauty le montre sans jamais être lourd ou moralisateur.
Les personnages secondaires méritent aussi leur mention : La famille de Ju-Kyung est une source de comédie constante et la grande sœur en particulier est un personnage que je pourrais regarder dans son propre Drama sans hésiter.
Verdict
True Beauty n'est pas parfaite - les derniers épisodes tirent un peu sur la longueur et certains rebondissements sont téléphonés. Mais elle a ce truc rare : elle vous attrape, vous installe confortablement et quand c'est fini, vous avez envie de tout recommencer depuis le début. Ce que j'ai fait. Trois fois.
A regarder absolument, que vous soyez novice en Kdrama ou vieux de la vieille !