Vigil c'est l'Ecosse et ses lacs ; c'est le sous-marin et ses matelots.
Il y a un ancrage dans Vigil. Celui de la dissuasion nucléaire, celui l'obsolescence d'un matériel de dissuasion, celui de la lutte pour un monde plus pacifique, celui de la lutte sous marine à laquelle se livrent les puissance du globe.
Mais Vigil c'est d'abord une enquête. Une flic embarque sur un sous-marin nucléaire, parce qu'un matelot est mort et que le sous-marin se trouvait dans les eaux territoriales écossaises. Notre flic revêche qui se fout de plaire à quiconque mais qui ne quitte jamais de vu ses objectifs se retrouve dans un monde clos ou petits et grands secrets font tout pour ne pas être mis à jour.
Dans les landes son alter-ego nettement plus sympathique côtoient les activistes pacifistes, la marine et les politiques qui veulent dévoiler le moins possible d'eux-mêmes.
Le scénario est très bien écrit, les acteurs sont convaincants, Suranne Jones est détestables à souhait (oui, parce que malgré tout il est quand même difficile de la trouver sympathique tellement sa peu est dure).
J'ai accroché à Vigil parce que chaque épisode s'enchevêtre avec les précédant ou les suivants. Parce que le réalisateurs nous donnent des pistes que nous pauvres abrutis de spectateurs on ne voit pas (sinon au deuxième visionnage), mais aussi parce que la série propose un vrai réflexion sur la dissuasion, sur la guerre souterraine entre les états, sur l'engagement politique.
Bref, une série poliço-politico-thrillo d'espionnage !