Le charme d’un décor suranné des années 30 entre modernité et culture traditionnelle.
Un riche maître de clan passionné d’art lyrique, prend sous son aile protectrice, un excentrique, capricieux, et néanmoins sympathique et génial chanteur d’opéra.
Une pure bromance, qui n’aura donc rien d’amoureuse - contrairement au célèbre « adieu ma concubine ».
Ici, le riche homme d’affaires devient pygmalion de cet artiste en quête de son art. Prêt à tout pour l’expression de son art. Préférant envisager de se tirer une balle dans la tête plutôt que de renoncer à sa vision d’une pièce et à sa façon de jouer un rôle.
L’acteur est incroyable, teigneux bagarreur, égoïste en coulisses, dés qu’il arrive sur scène, se transformant en femme chanteuse d’opéra, c’est inouïe de grâce et de féminité : bluffant, hypnotisant !
Comme beaucoup d’artistes, de peintres notamment, habités par un génie obsessionnel, restant de grands enfants, ils ont besoin d’une tête pensante rationnelle à côté d’eux.
Le milieu du théâtre est dur, dangereux et truffé de jaloux médiocres.
C’est là que le pygmalion, grand seigneur fera tout, toujours, pour le protéger de lui-même et lui permettre d’exprimer tout son génie artistique. Touchant !