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SuivreYears and Waste
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Juste un peu déçu car je ne m'attendais pas à tant de grisaille dans l'exercice de collapsologie annoncé. Cet avenir proche est encore plus moche que ce qui est prévu par Servigne et Cochet. Les bagnoles ne sont même pas remplacées par des véhicules hippomobiles. D'ailleurs, la production ne s'est pas embarrassée d'inventer des véhicules de l'avenir. Idem pour l'ensemble de la déco et des costumes. 2029 égale 2019, sauf que tout va plus mal.
Et aussi très perplexe car je m'y suis perdu en ingérant une dose d'une heure par jour pendant six jours. J'ai dû, pour m'y retrouver, lire quelques excellentes recensions publiées ça et là. Tout ayant déjà été dit sur cette mini-série aussi intelligente que dérangeante, il ne reste plus qu'à mentionner quelques touches de ma réception personnelle. J'ai été particulièrement frappé par l'élimination des baby-boomers dans cette fiction qui isole une grand-mère qui doit être née dans les années 30, qui a connu la seconde guerre mondiale et qui incarne ici une splendide tolérance face à ses petits-enfants quarantenaires (aux alentours de 2029) et ses arrière-petits-enfants perdus dans les affres du changement pas seulement climatique. D'où, probablement, une certaine difficulté à s'identifier à cette famille quand la seule personne dont on pourrait se sentir proche n'est évoquée qu'à travers des funérailles passablement humoristiques.
L'exposition est laborieuse au fil des deux premiers épisodes avant que le troisième donne une agréable impression de décollage. La fin n'est pas très convaincante entre un mélange de passage à l'action et une fable science-fictionnesque planante. Le scénario est trop riche pour être discuté en format réduit. Typiquement le genre d'œuvre qui résiste à un choix pour ou contre tranché. Avec l'accent de Manchester, on ne dit pas " good luck " mais " good look ". A vous de voir et bonne chance !
Créée
le 2 janv. 2020
Critique lue 156 fois
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