Cette série de 5 OAV dont le 5e n’est toujours pas sorti est une commande de Bandai au Studio GONZO pour célébrer ses 20 ans d’existence. Le studio GONZO qui n’est pas dans la réalisation de série d’animation depuis très longtemps (début en 1999 avec Blue Submarine N°6) mais qui existe depuis 1992, est né de l’association de Mahiro Maeda qui a travaillé au Studio Ghibli sur l’animation de Laputa et Porco Rosso et de Hiroshi Yamaguchi, Shinji Higuchi et Shôji Murahama qui tout 3 travaillent dans les studios Gainax. Aujourd’hui leur réputation n’est plus a faire ils ont à leur actif des série comme Last Exil, Gantz ou encore Hellsing ; des séries au ton adulte et avec un graphisme particulier utilisant souvent la 3D ce qui donne très souvent des œuvres très originales.
Le 1er épisode est un pilote durant quasiment 50 minutes et mettant en scène l’historique. Un pilier de brume se dresse au milieu de l’océan Antarctique qui se trouve être en fait un pilier inter-dimensionnel construit par les extra-terrestre appelés JAM, pour envahir la Terre. Il y a de ça maintenant 33 ans, les JAM sont arrivés sur la Terre mais après de nombreuses batailles l’ennemi fut repoussé jusqu’à Fairy, une planète de l’autre côté du portail. La Terre a pratiquement oublié cet événement et n’a pas cessé de vivre normalement pendant que de l’autre côté du portail sur Fairy des hommes continue à se battre contre l’envahisseur.
Voici donc le background de la série qui des les premiers plans attire l’œil avec ses graphismes très réussi. On y trouve un mélange de 2D, 3D et un rendu proche du Cell Shading pour tout ce qui est explosions et ce n’est d’ailleurs sur ce point parfois pas du meilleur effet. L’animation est également bien travaillée, notamment lors des nombreux combats aériens dont un se passant entre 2 montagnes particulièrement efficace.
Au niveau des personnages, leur psychologie est poussé assez loin et l’interaction entre le LT Yukai et l’avion Yukaze fait de ce dernier un personnage à part entière. Cependant ce type de personnage très renfermé sur lui même pourra en rebuter certain car la série joue beaucoup sur les aspects psychologiques des personnages et ce côté n’est d’ailleurs pas sans rappeler Evangelion et le personnage de Shinji qui ne vit que pour piloter son Evangelion qui est un peu plus qu’une machine. Il en est de même ici dans la relation entre Rei et sa « machine ».
Au final Yukikaze en plus d’être un festival technique à tout niveau que ce soit des graphismes comme du son très impressionnant lorsqu’il s’agit de mettre en scènes les ballets aériens, est également encore une fois une série assez originale. De part son univers glauque et ses personnages nonchalants, ce peut être un atout comme un défaut suivant l’évolution de la série par la suite, car pour le moment ce côté est plutôt rebutant mais attendons de voir ce que nous réserve le reste de la série.