(Edit saison 3 en fin de critique, oui parce que j'en avais beaucoup à dire!)
Tout d'abord, mettons les choses au clair, il faut vraiment voir les 2 saisons pour appréhender le propos de cette série, et ne pas rester totalement frustré par la fin de la saison 1.
J'ai été agréablement surprise, et j'ai étonnamment apprécié les petites cellules de Yumi, moi qui suis totalement insensible aux animés.
On nous présente un moment de vie, dans la tête d'une jeune femme pleine de rêves, de désirs et d'incertitudes. Elle a un caractère plutôt introverti et peu spontané, ce qui permet de mettre en scène toutes ses réflexions, ses doutes, ses cheminements, ses contradictions au travers de ses petites cellules aimantes et protectrices envers "leur" Yumi. Ce thème est assez universel car nous avons tous nos petites voix intérieures, nos pensées qui guident nos actions et nos décisions. On se retrouve d'ailleurs quelquefois dans le monde intérieur des autres personnages de la série. Et moi-même à l'instant, en écrivant cette critique, j'ai ma petite cellule écrivaine qui s'active!!
La présence de ces cellules engendre un rythme un peu décalé, car Yumi a une vie intérieure très riche et animée, mais à côté de cela, les dialogues sont souvent plein de gros blancs pour laisser la place à toutes ces tergiversations internes. Je dois dire que ça peut paraître bizarre ou un peu agaçant, mais certains dramas fonctionnent comme cela même sans petites cellules!
Kim Go-eun nous livre une interprétation pleine de douceur et de compassion envers Yumi, chaleureuse aussi et pleine de belles nuances. J'ai vraiment beaucoup aimé sa performance.
Enfin donc, voilà notre Yumi embarquée dans différentes histoires, entre l'adorable mais agaçant Wung (Ahn Bo-hyun) et le trop parfait Babi (Park Jin-young). Je ne veux pas spoiler, mais bon c'est une œuvre à tendance plutôt romantique même si on sent bien que la romance n'est pas l'aspect le plus important. Ce qui compte, c'est Yumi, c'est elle le centre de la série, et c'est sa capacité à vivre diverses situations, à les affronter, ou à les accepter. Il n'y a rien de dramatique mais on parle tout de même de résilience, et de prendre soin de soi.
Certaines situations sont un peu énervantes, les réactions des uns et des autres un peu incompréhensibles ou stupides, mais les petites cellules apportent aussi tout le background permettant de justifier ces moments frustrants.
Il ne faut pas s'attendre à être renversé ou bouleversé, juste passer un bon moment, peut-être se comprendre un peu mieux, et se poser quelques questions sur notre fonctionnement en tant qu'êtres humains imparfaits. Et un gros big up à la cellule coquine qui m'a fait beaucoup rire!
PS: j'oubliais, pour ne rien gâcher, une OST où rien n'est à jeter!
Edit Saison 3 (désolée du pavé !)
Cette troisième saison poursuit très naturellement ce qui avait été entamé auparavant. Une fois encore, ce n'est pas tant l'histoire d'amour qui m'a intéressée que ce qu'elle raconte de Yumi et de son évolution.
Cette fois, le drama met particulièrement l'accent sur l'introversion, un sujet que j'ai trouvé traité avec beaucoup de justesse. Même si Yumi a un côté introverti très développé aussi, Soon-rok est probablement le personnage auquel je me suis le plus identifiée.
En fait, je crois que je suis Soon-rok en fille! Je me suis reconnue dans beaucoup de ses réactions. Contrairement à un smartphone, il a besoin de se débrancher pour se recharger. Et ce qui passe parfois pour de la froideur ou de la distance n'est souvent qu'une stratégie de survie sociale. Etre calme en apparence, et se lâcher quand on est seul chez soi, je connais ça. En ce qui me concerne, je me qualifierais d’introvertie ouverte aux autres mais qui a appris à connaître parfaitement ses limites pour ne pas s’épuiser. Être au contact quotidien des autres, des proches, des collègues, échanger avec eux, et bien souvent même déconner et rire, ne me posent aucun souci. Par contre, il ne faut pas me demander de partager mon repas avec mes collègues, ou d’aller à un pot après le travail. Aux repas de famille, il y a toujours un moment où je déconnecte, aux réunions d’équipe je me dessèche, et aux journées de cohésion je meurs à l’intérieur lol. Pourquoi je parle de moi, parce que je suis loin d’être la seule, et que beaucoup pourront, comme moi, se reconnaître dans la personnalité de Soon-rok.
On est dans un monde où on valorise énormément les personnalités extraverties, mais la Team Introvertis a beaucoup à offrir à ceux qui veulent bien les comprendre ;) J'ai beaucoup aimé que la série montre cela sans jugement et sans chercher à transformer ses personnages en extravertis de circonstance. À travers Soon-rok, mais aussi à travers les réactions des cellules, la série rappelle avec douceur qu'il existe différentes façons d'aimer les autres, de communiquer et de trouver son équilibre.
J'ai également apprécié la manière dont Yumi provoque son destin sans jamais brusquer les choses. La série continue de défendre une vision des relations basée sur le respect, la compréhension mutuelle et une forme de sérénité. J'aime particulièrement cette idée d'un amour qui apporte de l'énergie plutôt qu'il n'en consomme.
Et même si je persiste à penser que la coiffure de Kim Go-eun ne lui rend pas toujours justice, elle reste absolument merveilleuse dans le rôle de Yumi. Trois saisons plus tard, elle continue de lui apporter toute sa douceur, sa chaleur et ses contradictions, au point qu'il est difficile d'imaginer quelqu'un d'autre dans ce rôle. En ce qui concerne Kim Jae-won, il a un visage parfaitement parfait, et c’est vrai qu’il ressemble à un petit chiot trop mignon (c'est pas moi, c'est les petites cellules qui le disent !). Mais j'aimerais un jour le voir dans des rôles moins lisses, qu'il prenne un peu plus de risques car c’est un acteur captivant.
Le format 8 épisodes m’a semblé bien adapté, l’histoire est bien développée et rythmée sans en faire trop. Et toujours une bande-son super sympa :)
Au final, je dirai pour plaisanter que je reste Team Woong, mais ce n'est finalement ni Woong, ni Babi, ni Soon-rok qui sont au cœur de l'histoire. Ce sont les choix de Yumi et sa façon d'apprendre à vivre avec elle-même. Elle apprend simplement à mieux se connaître, à se respecter et à respecter les autres dans leurs différences. C'est peut-être pour cela que, malgré les romances, ce n'est jamais vraiment une histoire d'amour. C'est avant tout l'histoire d'une femme qui grandit, apprend à s'écouter et finit par trouver sa propre façon d'être heureuse.
Voilà, ma cellule critiqueuse valide, et ma cellule romantique est comblée. Quant à ma cellule coquine, elle refuse toujours de commenter. Sur ce, je vais faire comme Soon-rok : me débrancher pour me recharger ;)