Si Zorro (version 1957) était une épée, ce serait une rapière fine, brillante, parfaitement aiguisée pour trancher l’injustice — mais aussi pour tailler un “Z” majestueux dans tout ce qui dépasse.
Le pitch ? Don Diego de la Vega, aristocrate californien plus mou que son accent espagnol forcé, fait semblant d’être un dandy oisif pendant qu’il devient, la nuit, le justicier masqué Zorro. Un mec élégant, rapide, rusé, et capable d’humilier un militaire en une pirouette et trois bons mots.
En vrai, Zorro, c’est le Batman avant Batman, mais en plus solaire, plus souriant, et avec un cheval mieux coiffé que Robin. Il agit masqué, il surgit de nulle part, et il fout la honte aux autorités locales à base de voltiges, de rires moqueurs et de justice distributive.
Et ce n’est pas tout :
– Bernardo, son fidèle serviteur muet, communique par mime mieux que 90% des réseaux sociaux aujourd’hui.
– Sergent Garcia ? MVP de la maladresse comique, mélange improbable de méchant de dessin animé et de doudou républicain.
– Le gouverneur tyrannique de la semaine ? Toujours au bord de l’ulcère et de la défaite stylisée.
En noir et blanc, la série garde un charme vintage intemporel.
– Les combats à l’épée sont chorégraphiés avec style,
– Les cascades sont simples mais efficaces,
– Et chaque épisode sent bon l’encre fraîche, la cape au vent, et la morale bien appuyée.
Et puis il y a le générique. MONUMENT.
Zorro, Zorro, the fox so cunning and freeeeee...
Impossible de ne pas le chanter avec l’intensité d’un opéra de salon.
Est-ce que c’est daté ? Un peu.
– Les accents sont exotiques façon "Hollywood 1950",
– Les méchants sont parfois caricaturaux,
– Et les intrigues tournent souvent autour du même pot… mais Zorro tourne bien, lui. Et toujours du bon côté.
Au final, Zorro, c’est la classe à l’ancienne, la justice qui galope, et le masque qui ne cache jamais l’élégance.
Un héros qui te regarde droit dans les yeux à travers l’écran et te dit : "T’inquiète, je m’en charge."
Et ça, en 2024 comme en 1957, ça fait toujours du bien.