Illustration Mélomane (2017)

Les meilleurs albums de 2017 selon Strangeman57

Avatar Strangeman57 Cette liste de 202

albums

par Strangeman57 est une réponse au sondage Les meilleurs albums de 2017
Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • 1
    Écouter

    Return to Ommadawn (2017)

    Sortie : . 6 morceaux.

    Album de Mike Oldfield

    Critiqué
  • 2

    Amber Galactic (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de The Night Flight Orchestra

    De nos jours, il continue à y avoir une scission entre critiques Rock et critiques Metal, les albums chroniqués par ces derniers apparaissant rarement dans le top des Inrocks, Pitchfork, NME et autres prescripteurs de goûts pas trop Hard. Et c'est bien dommage car ils sont de ce fait passés à côté d'un des albums Rock de l'année : « Amber Galactic » de Night Flight Orchestra.
    Le groupe suédois (composé principalement de « métalleux ») s'attaque sur ce troisième album à un style étrangement peu présent dans notre époque de Revival Nostalgique, l'Hard-Rock FM qui passait sur les ondes de fin 70 à début 80. On pense forcément à la BO de Rocky en écoutant « Something Mysterious », mais aussi sur les autres titres à Toto, Foreigner, Kiss et mon manque de culture en oublie pas mal. (D'ailleurs, un Podcast 'Tube qui Cache la Forêt' sur « Eyes of Tiger » et Survivor, ça vous dit ?) Si c'est magnifiquement imité, cette résurrection vaut surtout pour son accumulation de tubes imparables : « Gemini », « Midnight Flyer », « Sad State Of Affairs », « Jennie »... arrêtez-les bordel ! Preuve de plus que « bonne mélodie » est synonyme de « grand album », bien plus que « travail sonore »... Sur « Domino », ils flirtent même avec une Synthpop funky, qui fait de ce morceau un des mes préférés de l'année.
    Alors, si je regrette juste que les arrangements sonnent un peu vides, allant trop vite à l'essentiel, je recommande fortement cet album (****/5), surtout aux personnes et aux blogueurs ne suivant pas l'actualité Métal ; ils risquent d'avoir loupé une œuvre Pop réjouissante dans sa nostalgie, terriblement efficace dans son entreprise.
  • 3
    Écouter

    Interplanetary Class Classics (2017)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Moonlandingz

    Putain mais voilà ! Je vous l'avais dit ! Fat White Family ! Le groupe punk anglais de la décennie ! (voire chronique : http://strangears.tumblr.com/…/fat-white-family-songs-for-o… ) Et ils viennent de le confirmer une seconde fois avec le projet Moonlandingz ! On y retrouve les deux têtes pensantes de Fat White ; Saul Adamczewski et surtout Lias Saoudi, charismatique leader choisi par les membres du duo expérimental Eccentronic Research Council pour jouer Johnny Rocket ; chanteur narcissique et fictif inventé initialement sur leur précédent album « Johnny Rocket, Narcissist and Music Machine... I'm your biggest fan » sur lequel il faudra que je me penche. Oui, ils nous font déjà leur « Gorillaz » ! Sans rap mais avec Sean Lennon en producteur et des featurings venus de nulle part : Phil Oakey d'Human League, Yoko Ono et oui, l'indien des Village People aussi... C'est ça être punk aussi ; en avoir rien à foutre des « qu'en diras-t'on ».
    La nouvelle bande jouit d'une liberté qui fait plaisir. Ils ne se limitent pas aux simples guitare/basse/batterie sous prétexte que ce serait ça « Le Punk » mais au contraire, s'autorisent toutes excentricités, invitent un tas de synthés et d'effets (même un Vocoder sur « Lufthansa Man ») à accompagner cette énergie, aussi bien crade que dansante. La Pop qui en naît ne résulte pas de mélodies imparables mais plutôt du martèlement de celles-ci, dont la puissance instrumentale avec le remplissage du mix montent progressivement, comme la sauce le long de chaque morceau, ce qui les rend ainsi plus persuasifs et percutants... Et ce, sans jamais rentrer dans des cases ou dans un format. Il reste enfin les quelques provocations vocales de Lias, en pleine fureur ou en chœurs, qui calmeront tout le monde, autant que ces quelques pistes inspirées par le Velvet. Sinon, on se trouve entre Iggy Pop et les B-52's, qui copuleraient sur des machines électriques et vintages.
    Un nouvel appel à la folie, une belle orgie malsaine entre deux groupes qui ne demandaient qu'à se trouver. Et beaucoup, beaucoup d'espérances quant à l'avenir de ceux-là !
  • 4
    Écouter

    Mountain Moves (2017)

    Sortie : . 15 morceaux.

    Album de Deerhoof

    QUOI ! Ces américains exercent vraiment depuis déjà vingt ans !? Et je les découvre seulement avec ce quatorzième album ? Enfin non... avec leur douzième « The Magic » en vérité mais ce dernier ne m'ayant pas marqué, c'est avec ce « Moutain Moves » que Deerhoof se sera réellement révélé à moi. Faut dire que ses airs de Go ! Team (autre formation qui bricole sa propre tambouille Pop et que j'apprécie beaucoup) ont beaucoup aidé ; l'accent asiatique, l'appropriation de genres multiples, la folie...
    D'un autre côté, je me situe toujours entre l'excitation et la frustration avec Deerhoof ! Il y a tant de bonnes idées qui auraient mérité d'être exploité jusqu'au bout de leur propre efficacité (le riff funky qui ouvre « Your Dystopic Creation » par exemple) ou autrement que par la mise bout à bout d'autres idées moins bonnes. Oh putain ! Qu'est-ce que ça aurait été bon si toutes les parties d'une même pièce avaient été du même niveau ! Pour une rare fois avec un album Pop, je trouve qu'ils auraient pu allonger leurs morceaux, placer une troisième fois tel ou tel refrain ou gimmick...
    Mais bon, faudrait que j'arrête de vouloir que tout groupe tende vers l'excellence Pop. Le style unique de Deerhoof se suffit à lui-même ! Cette inégalité de pistes/parties ne m'ont pas moins donné envie de découvrir leur discographie en partant de ces très bonnes bases !
  • 5
    Écouter

    Dedicated to Bobby Jameson (2017)

    Sortie : . 14 morceaux.

    Album de Ariel Pink

    Le maître actuel du lo-fi est de retour. Qu'est-ce qui le différencie des autres ? Un sens de la Pop aigu et indéniable. Moins barré et fourre-tout (des qualités chez lui) que « Pom Pom », « Dedicated to Bobby Jameson » n'en compte pas moins de pistes accrocheuses, de genres divers, qui prennent cette fois-ci leur temps pour se développer. Deux passages ont dérangé mon écoute ; le son de couteau à partir d'1 min 25 de « Time to Meet Your God » et le mixage global de « I Wanna Be Young », trop d'aigus désagréables ; étonnant pour un mec qui gère pourtant bien le genre. Mais à partir du moment où vous faites référence à « Video Killed the Radio Stars », vous avez toute mon admiration !
    Il y a finalement très peu de points communs entre Ariel Pink et Bobby Jameson, le dernier a du entendre la fin de sa vie pour être réévaluer, le premier est déjà bien installé et on prend toujours autant de plaisir à écouter son brassage nostalgique 60's/80's.
    Recommandation : ****/5
  • 6

    Pii2 (2017)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Stephen Solo

    Est-ce qu'un des meilleurs albums Pop de l'année a été enregistré entièrement sur I-Phone ? Oui ! Est-ce que celui-ci est également passé totalement inaperçu ? Oui aussi, mais est-ce vraiment étonnant ? Non, encore moins que d'avoir ici une énième exploration nostalgique de la Pop d'antan. On retrouve d'ailleurs dès le single d'ouverture un gros pastiche de Kraftwerk. Stephen Solo a beau ne pas se prendre au sérieux, la magie opère ; les restrictions dues au téléphone sont rattrapées sans difficultés par sa débrouillardise, ses talents mélodiques et un art ingénieux du bricolage minimaliste. Des sons semblent tirer directement de sa vie, sa fille vient l'accompagner quelques fois, l'intime atteint l'universel, comme s'il se dévoilait totalement par le contenu cet objet du quotidien, qui nous connaît mieux que personne aujourd'hui. Les vertiges provoqués par ce « Pii2 » sont bien plus intéressants que « The Fall » de Gorillaz dans le même genre, lui composé sur I-Pad. Il faudrait maintenant remarquer et réévaluer sérieusement ce que fait ce bonhomme.
  • 7
    Écouter

    Something Else (2017)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de The Cranberries

    « Something Else » est une porte d'entrée dorée pour ceux qui ne connaîtraient pas ou peu l’œuvre des Cranberries. Les autres seront un peu déçus, il s'agit non pas d'un véritable septième album mais d'une réadaptation acoustique de quelques unes de leurs plus jolies pièces. Accompagnés d'un quatuor à cordes, le groupe révèle et relève la beauté pastorale et lumineuse de leurs classiques, y ajoutant trois nouveaux morceaux, prouvant que Dolores n'a rien perdu de son talent de songwriter, ni de sa si spéciale et sublime voix éthérée d'ailleurs. Moins Rock que d'habitude, doux comme un printemps, la bande irlandaise est venu nous rappeler leur marque, qu'ils sont bien plus qu'un simple plaisir coupable. Et cette compil' vous donnera certainement envie d'en écouter plus, néophytes ou pas.
  • 8
    Écouter

    Rest (2017)

    Sortie : . 22 morceaux.

    Album de Charlotte Gainsbourg

    Si il y a un talent qu'on ne peut enlever à Charlotte, c'est de bien savoir s'entourer. Après des albums produits par Air et par Beck, elle fait donc son retour musical avec SebastiAn à la production et pleins d'autres beaux noms au crédit (Danger Mouse, Guy-MAnuel de Homem-Christo, Paul McCartney, Owen Pallett...). Le temps a passé depuis 5:55 et la musique a suivi une voie plus minimaliste avec laquelle la mélancolie de la fille Gainsbourg se marie à merveille. Rien de nouveau depuis « Une enfant du siècle » d'Alizée donc, où la French Touch revisitait déjà les années 80 avec modernité pour une autre lolita célèbre. Mais en même temps que demander de plus quand on enchaîne les tubes avec autant de simplicité ? La voix de Charlotte, elle, se rapproche de plus en plus de celle de Mylène quand elle ne nous fait pas son ASMR, et ce n'est pas pour me déplaire. Et voilà, encore un troisième très bon album, que ça plaise ou non à ses détracteurs.
  • 9
    Écouter

    Everyday Is Christmas (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Sia

    SIA est de retour et dans sa hotte, des hooks par milliers. Les premiers composent « Santa's Coming For Us », tube qui a réussi à ensoleiller une fête de Noël que je trouve chaque année plus absurde, le reste est distillé tout au long de ce huitième album qui, avec un style proche de VV Brown, rend hommage à sa façon aux grands albums Pop de Noël, de la Motown à Phil Spector. L'énergie est toujours la même que sur « This is Acting », quitte à lasser par des effets de voix un peu criards, irritants. On sent aussi un relâchement au niveau des paroles et des compositions au schéma très classique. Peu importe, mélodiquement elle s'en sort mieux que tout ses congénères (coucou Gwen Stefani ) qui ont tenté cette année et les précédents des albums de Noël gonflants au possible. Drôle de performance pour une artiste suicidaire, de ré-illuminer nos nuits d'Hiver. Merci à elle pour ce cadeau. Et Joyeux Noël à tous !
  • 10
    Écouter

    Petite amie (2017)

    Sortie : . Chanson et pop. 12 morceaux.

    Album de Juliette Armanet

    Inspirée par tout un pan de la variété que j'affectionne comme beaucoup, de Berger à Sheller en passant par Christophe, la Lilloise était obligée de me prendre dans les mailles de son filet. On ne sait pas de qui entre Sanson et Gall, son chant s'approche le plus mais derrière son piano, Juliette Armanet apporte une classe devenue rare dans la musique française aujourd'hui. Et de manière simple, mots comme mélodies, à travers la couleur des noms cités ci-dessus, elle parle à tout le monde.
    On se surprend à rêver d'être l'Alexandre dont elle chante les louanges. Dans une époque où les pires féministes cassent du mec à longueur de journées, ça fait aussi du bien de s'entendre dire quelques mots doux. Oui il y a un « Manque d'amour » dans la musique aujourd'hui et dans une société focalisée sur le sexe, mais ce retour récent à la variété de Papa est peut-être en train de nous le rendre.
  • 11
    Écouter

    Peasant (2017)

    Sortie : . Folk. 11 morceaux.

    Album de Richard Dawson

    « Peasant » commence sur des cuivres qui tiennent des notes, donnant un caractère presque bucolique à cette intro, avant qu'ils ne se mettent à jouer faux, à faire n'importe quoi comme un débutant... Et on comprend dès la seconde piste « Ogre » que l'on aura affaire à, sans doute, l'album folk le plus excentrique de l'année ; une grosse fête dans une maison en bois perdue au milieu de la campagne, où les invités chantent en chœurs, suivant l'hôte Richard Dawson et sa guitare, à l'interprétation mi-romantique, mi-délurée. Puis tel un troubadour, il conte les portraits de différents personnages atypiques du Moyen-Âge, prostituée comme mendiant vivant alors à Bernicie, située entre le sud de l’Écosse et le Nord de l'Angleterre. Par ses embardées mélodiques et sa profusion d'instruments dissonants, ce (déjà) cinquième album en dix ans de carrière est aussi plaisant que curieux dans les sorties actuelles. (Aussi, une belle chronique de Xsilence pour prolonger le voyage : http://www.xsilence.net/disque-10391.htm )
  • 12
    Écouter

    Run the Jewels 3 (2016)

    Sortie : . 14 morceaux.

    Album de Run the Jewels

    25 Décembre 2016 : Cette année a été pourrie ! L'ambiance en ce mois de Décembre est électrique et morose. Même ce foutu Noël illusoire n'arrive pas à apaiser les esprits ! Sortir ce « RTJ3 » ce jour-ci sonne comme une piqûre de rappel qui nous retire le peu d'étoiles que nous avions dans les yeux. La haine, la violence, la pauvreté ; c'est ça le capitalisme même si on veut nous le faire passer pour une fête permanente. Le père-noël n'existe pas mais Trump, oui. Le troisième album d'El-P et de Killer Mike, offert sur leur site, est le meilleur cadeau qu'un fan de rap pouvait espérer.
    Car l'ambiance y est tout aussi électrique, voire orageuse. Le duo s'échange un carnaval de flows engagés et enragés sur des productions électroniques jamais emmerdantes, taillées pour durer, pleines de musicalité et de subtilités. On est loin du minimalisme exacerbé drill/trap/cloud/tr808/autotumefaischier qu'on nous a refourgué toute l'année. On est aussi loin d'un hip-hop aussi punk, expérimental et bordélique d'un Death Grips. On se situerait entre les deux, dans un mélange entre Outkast et Danny Brown qui, avec « Atrocity Exhibition », a sorti également un des meilleurs LP urbains de 2016 et dont on retrouve d'ailleurs la tchatche effrénée sur un des titres, entre autres flopées de feat. bienvenus et bien vus. Je ne m'en lasse pas de le réécouter pour l'instant, j'aime sa générosité, son énergie et il est sans aucun doute mon préféré de la trilogie. Par contre ; un des meilleurs albums rap de 2016 ou de 2017 ?
    Parfait pour se préparer à cette nouvelle année 2017 que certains imaginent meilleure. Mais par quel putain de miracle ?!
  • 13

    Pollinator (2017)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Blondie

    Critiqué.
  • 14
    Écouter

    The Underside of Power (2017)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Algiers

    Nous y sommes, le voilà le premier grand album contestataire de l'ère Trump, grand aussi bien sur le fond que dans la forme. Car « The Underside of Power », plus que représentatif d'une société en perdition, est également représentatif de la confusion des genres qui orne aujourd'hui toute la production musicale. Post-punk, Gospel, Hip-Hop, Drone... une bonne partie y passe ici dans un cocktail détonnant et efficace. La voix Soul de Franklin J. Fischer, plus excitée que celle d'un James Brown, plus enragée que celle d'un Saul Williams, emporte tout sur son passage, sans oubliée le beat de Matt Tong, ex de Bloc Party et une production léchée signée Adrian Utley (Portishead) et Ali Chant (PJ Harvey). Dès la première piste, Algiers explose les codes de la Trap avec violence, me laissant enfin entrevoir un avenir pour ce style que je n'ai jamais porté dans mon cœur. Du coup, quand tout ces éléments ne sont pas regroupés, sur des instrumentaux ou des ballades plus douces, j'ai eu tendance à me retrouver déçu qu'ils relâchent la pression, surtout en fin d'album. Néanmoins, ces expérimentations méditatives font sens dans un tel projet.
  • 15
    Écouter

    Rust & Gold (2017)

    Sortie : . 24 morceaux.

    Album de Isaac Delusion

    Si le second album d'Electric Guest vous a déçu, reportez-vous sur le second d'Isaac Delusion pour une Pop similaire, l'efficacité en plus. Et Cocorico, ils sont français. Une collection de tubes potentiels, cohérente tout en cherchant à se diversifier, qui tiendrait presque de bout en bout. On regrette par contre qu'il n y ait qu'un seul titre chanté en français. Je ne sais pas si c'est du à la voix seule du chanteur ou aux effets posés dessus mais les deux apportent un aspect Soul moderne, voire futuriste, bienvenu aux morceaux, sur des instrus électroniques et minimalistes, sans être fainéants. Une bonne découvert. « The Sinner » est une future musique de pub.
    (Très bonne chronique de Juliette Durand sur indiemusic au passage https://www.indiemusic.fr/…/06/isaac-delusion-rust-and-gold/ )
  • 16
    Écouter

    A Fever Dream (2017)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Everything Everything

    Encore inconnu du grand public, Everything Everything est en passe de devenir le groupe Pop le plus intéressant de la décennie. Leurs albums se suivent et diffèrent tout en restant très bons, sans faire consensus ; leur précédent « Get to Heaven » fait encore débat par exemple : merde innommable ou sommet implacable ? Je pense que le débat se poursuivra avec « A Fever Dream ».
    Produit élégamment par James Ford dont on ne présente plus le travail, cette quatrième sortie se permet d'être cohérente, aventureuse tout en présentant quelques tubes d'entrées de jeu ; la folie de « Can't Do », la beauté de « Big Game ». Proche de Thom Yorke dans son grain de voix, Jonathan Higgs s'en sort aussi bien dans la colère que dans la douceur, touchant parfois au mystique accompagné par les chœurs de ses camarades, pouvant agacer sur la longueur, surtout quand il pousse un peu trop.
    Mais n'y allant plus par quatre chemins, l'album est plus réussi et pertinent que les derniers Foals et Radiohead, dont le groupe est clairement inspiré. Inspiré et inspirant comme le prouvent ces deux petites critiques abstraites que vous liraient en allant sur la page Senscritique de l'album. Il est temps qu'on oublie tout les Imagine Dragons, Passion Pit et autres groupes « Indie Pop » pour faire place à Everything Everything.
    Car si sa discographie fait débat, c'est tout simplement car elle est unique, universelle... et inoubliable ?
  • 17

    Perpetual Emotion Machine (2017)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Radium88

    Avec « Perpetual Emotion Machine », Radium88 offre un album électronique que n'aurait pas renié Vince Clarke dans les années 90. Une musique trip-hop, méditative, atmosphérique faite de sons synthétiques qui de temps à autres, s'emballe pour partir sur des rythmes techno, pas forcément les moments les plus emballants mais ça se tient. Pour amplifier la beauté de l'ensemble, du piano et une voix qu'on ne saurait dire si elle est virtuelle ou naturelle puis retouchée. Onirique, futuriste et new age, le duo méritait sans doute mieux que la sortie confidentielle dont ils ont bénéficié.
  • 18

    Sab Se Purani Bab (2017)

    Sortie : novembre 2017. 7 morceaux.

    Album de Saicobab

    Voilà un album qui ne sera sans doute pas à mettre dans les oreilles d'une personne formatée à la musique occidentale. Car ce quatuor japonais est principalement intéressé par la musique indienne et le lien presque spirituel qui lie leurs deux cultures ; les boucles de sitar et les petites interventions électroniques finissent d'en faire une œuvre à la fois moderne et unique en son genre. Vocalement, c'est entre le scat et le cri (couinement?) primal, entre la folie de Björk et l'énergie de Janis Joplin... et ça veut également pas dire grand chose. Sur ces sept longues plages de plus de sept minutes, on tombe vite dans le psychédélisme, puis dans la transe mais la manière presque mathématique de marquer le rythme en rebutera sans doute plus d'un. Moi-même, je ne retournerai que sur deux pistes de la galette : « Naa Ra naa » et « Bx Ax Bx ». Cela ne m'empêche néanmoins pas de vous recommander fortement l'écoute de ce premier essai de Saicobab, qui sortira de son confort les oreilles les plus averties. Son absence dans nos tops occidentaux est sans doute la preuve qu'ils sont musicalement en avance sur leur temps.
  • 19

    When The Morning Greets You (2017)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Mr. Elevator & The Brain Hotel

    Ô ce que je suis joie quand des bandes tentent de refaire danser le Psychédélisme des années 60 en le saupoudrant de Sunshine Pop. Deux genres qui n'auraient jamais du se quitter et qui produisent finalement très peu de grandes œuvres dans le revival actuel, surtout axé sur la technique, les jams et les effets de style. J'attends le nouveau Temples avec impatience, je regrette la mort de nos Bewitched Hands français et sinon, on peut citer le Lonerism de Tame Impala et le Congratulations de MGMT qui semblent avoir inspiré « When the Morning Greets You », autant que The Doors et les Velvet sur leur album précédent (« Nico & Her Psychedelic Subconscious ».
    Ne criant pas mon bonheur trop vite, car après une collection de tubes remplie de synthés vintages sur une première partie addictive, arrive une « Intro » et ses orgues funèbres ainsi qu'une seconde partie plus sombre, moins accrocheuse, pas dénuée d'intérêt, qui fait même penser à du Jefferson Airplane dans ses meilleurs moments, mais plus axé (comme dénoncé plus haut) sur la technique, les jams et les effets de style (comme du Vocoder sur « Tears of Green »). Pas toujours convaincants, sans doute que certains préféreront cette moitié correspondant plus à l'esprit de leur premier essai.
    L'important est de noter que Mr. Elevator & The Brain Hotel est dans la bonne direction pour rattraper ses modèles et si cet album est fou, il est encore trop confus pour prétendre au titre de chef d’œuvre.
  • 20

    Caravelle (2017)

    Sortie : . 23 morceaux.

    Album de Polo & Pan

    En voilà un mélange original ! Prenez une Synthpop aux airs enfantins style Tom Tom Club, Lio ou The Pirouettes plus récemment, des thèmes sortis tout droit d'un Disney (les dessins animés, pas les innombrables merdes qu'ils produisent actuellement) ajoutez y une dose de dépaysement, tropical principalement et mixez le tout dans une Deep House occidental branchouille et vous obtiendrez ce Caravelle de Polo & Pan, qui risquent de faire autant de bruit que Caravan Palace l'ont fait avec leur Électro Jazz Swing. Est-ce qu'ils confirmeront ? Sans doute s'ils privilégient cette carte du voyage plutôt que ces quelques pistes qui ne donnent que dans le son de club. En attendant, allongez vous au soleil avec un verre, la voici votre BO de l'été ! Hein ? Les Inrocks ont eux aussi déjà parlé de BO de l'été ? Ouais mais eux sont payés pour écrire cette merde.
  • 21
    Écouter

    Room 29 (2017)

    Sortie : . 16 morceaux.

    Album de Jarvis Cocker et Chilly Gonzales

    Critiqué.
  • 22

    The Loved Ones (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Flyte

    Aujourd'hui, je ne me suis pas fait chier à écrire une mini-chro que moins de 3 liront puisque je suis en parfaite harmonie avec celle de Sound Of Violence (ici : https://www.soundofviolence.net/…/4314/flyte_the_loved_ones… ) Si "Little White Lies" possède un des plus beaux gimmicks de synthé de l'année, je trouve que les claviers n'apportent dans l'ensemble qu'une touche "Millenial" indigeste et casse un peu même l'esprit de l'album. Par contre, si vous voulez nourrir autant d'espoir que l'auteur de cette chronique, ruez-vous sur le titre ci-dessous.
  • 23
    Écouter

    Voyager (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Vitalic

    Critiqué.
  • 24

    No Land (2017)

    Sortie : . 1 morceau.

    Album de Brendan Perry, Olivier Mellano et Bagad Cesson-Sévigné

    Création à part dans cette année 2017, pourtant déjà assez riche en brassage musical, avec ce « No Land » d'Olivier Mellano mélangeant musique traditionnelle bretonne et musique actuelle. Rythmique militaire, graves incantations de Brendan Perry (voix de Dead Can Dance) et frénésies de cornemuses sont au menus. Le seul problème de ce copieux repas, qui révèle sa saveur surtout dans sa deuxième moitié, vient qu'il n'est composé que d'un seul titre de 38 minutes ; il va donc falloir se refarcir à chaque fois l'entrée avant le plat de résistance mais le jeu en vaut la chandelle.
    Ouais je parle pas mal de bouffe aujourd'hui, c'est sans doute du à l'overdose de réveillon.
  • 25
    Écouter

    The Far Field (2017)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Future Islands

    J'aurais mis du temps à réellement apprécier la Synthpop de Future Islands mais avec « The Far Field », ça y est, je reconnais enfin leur marque et leur importance dans le revival « Nouveaux Romantiques ». Une voix Soul et tranchante, une musique dansante et mélancolique, un bassiste New Orderien... il suffisait qu'ils arrivent à leur sommet au niveau des arrangements et du mixage pour que la grâce de leurs compositions me soit palpable.
    Comme leurs précédents albums, l'ensemble est inégal mais on sent une envie de toucher le « tube » sur chacun des douze titres, au point que l'album aurait pu également s'appeler « Singles » comme le précédent (« The Far Field » reste un bon nom d'album, par rapport au fait qu'il a été composé durant leur dernière éreintante tournée). Et donc des tubes, il y en a, quitte à répéter plusieurs fois la même formule derrière des mélodies différentes.
    A défaut de surprendre ou d'innover, la bande américaine a préféré perfectionner sa patte pré-existante, qui leur a fait connaître le succès avec « Seasons ». Un mal pour un bien.
  • 26

    Exitoca (2017)

    Sortie : . 14 morceaux.

    Album de The Cristobal and Sea

    Quasi-inconnus dans nos contrées par manque d'intérêt médiatique et critique, le second album de Cristobal and the Sea contient pourtant, entre autant d'interludes, son lot de tubes ensoleillés. Moins marqués et iconoclastes stylistiquement que les français de Pan & Polo et leur « Caravelle », cela s'empêche pas « Exitoca » de revisiter la musique tropicale à sa façon, entre RN'B et chant à la Beach Boys, retrouvant parfois la formule dansante de Django Django. On pense aussi à Fools Gold, Crystal Fighters à leurs débuts... Et je me rend compte que ce sont des mélanges qui me parlent ! Continuer à propager la bonne Pop occidentale à travers toute la World Music ; c'est le seul présent et futur de la musique qui me promet une excitation.
  • 27
    Écouter

    MILANO (2017)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Daniele Luppi et Parquet Courts

    Parquet Courts, même les années où ils ne sont pas censés sortir d'albums, sont super présents sur la scène musicale. Ils rejoignent ici Daniele Luppi qui, en passant de Rome à Milan, à la bande-son orchestrale au Rock, et ce sans son comparse Danger Mouse, atteint une qualité musicale similaire (voire au-dessus ?). Les interprétations frénétiques de Karen O et Savage y sont aussi pour beaucoup. Et à partir du moment où les riffs derrière sont tout aussi bons, que demander de plus ?
  • 28
    Écouter

    Cannibale (2017)

    Sortie : 2017. 11 morceaux.

    Album de Calypso Valois

    Je suis ravi d'observer des artistes français qui se revendiquent de plus en plus de Mylène Farmer. Même si les critiques ont encore du mal avec son œuvre ; sur la douzaine que j'ai lue concernant le « Cannibales » de Calypso Valois, pratiquement aucune ne l'évoque (ils préfèrent appuyer sur Daho qui lui a été réhabilité depuis bonbons...) alors que l'influence est ici évidente, dans l'intonation de la voix, le mystère (de « Surprise Partie » par exemple mais surtout de l'excellent « Les Mots ») les arrangements parfois (écoutez « La Nuit » puis « Maman a tord » de Farmer : c'est évident), leur envie d'être également actrice ou même au niveau mélodique ; on a là du Mylène pure période 80. Calypso a au moins le mérite d'être inspirée par autre chose que ses parents (Elli et Jacno).
    Il y a de très bonnes choses sur ce premier album ; ses gimmicks au piano sur « Cannibales » ou « Amoureuse » (qui m'émeuvent depuis ma découverte de Moby et qu'on retrouve déjà chez Gainsbourg), cette propension au kitsch sur la candide « Méchante Fille »... à placer entre Juliette Armanet et Fishbach dans ma révélation féminine française de l'année... Yelle aussi s''en approche stylistiquement dans la Pop FR post-2000... Mais Calypso survivra t-elle aux décennies comme l'a fait son idole rousse ? J'en doute... et la faute ne viendra certainement pas d'elle mais de l'époque.
  • 29
    Écouter

    Stup Virus (2017)

    Sortie : . 19 morceaux.

    Album de Stupeflip

    Je passe vite fait sur le dernier Stupeflip, dont le Crou est assez imposant maintenant pour nourrir Internet de ses propres chroniques, ayant enfin acquis les médias à leur cause. Tout a donc été dit dessus ; « Stup Virus » est plus nostalgique, signe la fin de l'âge d'or du groupe, se répète beaucoup dans ses rimes, dans ses textes (« Crou » dans la moitié des refrains), avec des prods plus posées, épurées, des titres rappelant leurs tubes, leurs gloires passés, les personnages revenant comme pour un chant du cygne, le collage de chutes des vingt dernières minutes, Sandrine Cacheton étant la dernière bonne idée proposée.
    Si c'est vraiment la fin, on perd un peu nos Gorillaz, ou plutôt, nos Puppetmastaz à la française, nés de l'underground et devenus grands... ils sont rares ces groupes à avoir su créer tout un univers fictionnel, des personnages uniques et que l'on se surprend d'être triste de quitter comme l'on pleure la mort de Han Solo. Un grand acte dans le paysage musical français.
  • 30
    Écouter

    Future Politics (2017)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Austra

    Critiqué