Liste de 6 films créée il y a 10 mois · modifiée il y a 2 mois
Winchester 73
7.5
1.

Winchester 73 (1950)

Winchester '73

1 h 32 min. Sortie : 31 août 1951 (France). Western

Film de Anthony Mann

Blow Up a mis 6/10.

Le Cid
6.8
2.

Le Cid (1961)

El Cid

3 h 04 min. Sortie : 21 février 1962 (France). Aventure, Biopic, Drame

Film de Anthony Mann

Blow Up a mis 5/10.

La Chute de l'Empire romain
6.7
3.

La Chute de l'Empire romain (1964)

The Fall of the Roman Empire

3 h 08 min. Sortie : 30 avril 1964 (France). Péplum

Film de Anthony Mann

Blow Up a mis 4/10.

L'Appât
7.3
4.

L'Appât (1952)

The Naked Spur

1 h 31 min. Sortie : 2 octobre 1953 (France). Western, Drame, Thriller

Film de Anthony Mann

Blow Up a mis 4/10.

Marché de brutes
6.7
5.

Marché de brutes (1948)

Raw Deal

1 h 19 min. Sortie : 16 novembre 1949 (France). Film noir

Film de Anthony Mann

Blow Up a mis 4/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Premier film noir d'Anthony Mann que je découvre, jusqu'à présent, je n'avais vu que ses superbes péplums.

Et force est de constater que le genre lui va très bien, tant le film est beau esthétiquement, avec l'utilisation des cadrages en clair-obscur habituels au film noir. La photographie est vraiment belle pour un film de 1948, on pourrait presque penser qu'il date des années 1950.

L'idée de suivre un prisonnier qui s'évade n'est pas très originale en soi. Ce qui l'est davantage, c'est le fait que l'histoire soit racontée par sa complice, amoureuse de lui et un peu laissée-pour-compte. Elle est à la fois négligée par le personnage principal, mais aussi par le film lui-même.

On va donc suivre un triangle amoureux avec une victime qu'ils ont kidnappée. Jusqu'ici, tout va bien, un personnage moral qui se retrouve contraint par deux personnages immoraux. Le problème du film, c'est que le personnage moral va se laisser séduire par l'amoralité. À partir de là, on ne comprend plus ce personnage, qui était justement intéressant parce qu'il incarnait la vertu face au vice.

Mais pour créer une romance factice, si chère au vieux cinéma hollywoodien, le film va tout simplement sacrifier cela. On a donc un type détestable qui lui fait des avances, qu'elle repousse logiquement, pour finalement lui céder par pur amour réciproque... Tout ceci ne tient évidemment pas la route.

Le personnage incarné par Claire Trevor est le seul qui sauve les meubles. Notamment grâce à cette magnifique scène de doute et de culpabilité, où elle va choisir de ne pas être l'élue et de donner l'homme qu'elle aime à une autre. Un destin qui lui sera fatal, mais qu'elle acceptera finalement sans regret, tant tout cela n'aurait été qu'une illusion.

Rien que pour cela, ce film mérite d'être découvert.

Maldonne pour un espion
6.2
6.

Maldonne pour un espion (1968)

A Dandy in Aspic

1 h 47 min. Sortie : 3 juillet 1968 (France). Drame, Policier

Film de Anthony Mann et Laurence Harvey

Blow Up a mis 4/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Dernier film d'Anthony Mann, A Dandy in Aspic fait pâle figure face à un James Bond ou à Harry Palmer.

L'ambition n'était peut-être pas au même niveau, mais plutôt de proposer autre chose.

Et cette autre chose ne m'a pas vraiment convaincu, c'est trop austère, alambiqué, au rythme soporifique.

Et ce n'est pas la présence de Quincy Jones à la musique qui nous sauve de la torpeur.

Pourtant, l'idée de départ est plutôt bonne. On suit donc un anti-héros, un espion russe qui se fait passer pour un espion du MI6, une sorte de némésis de Bond, agent double, froid et méthodique.

Mais il n'en est rien, tant Laurence Harvey a du mal à être convaincant. Il ne prend quasiment jamais part à l'action, son seul fait d'armes consiste à tuer un type dans une baignoir qui n'est finalement pas mort.

Nous sommes loin de la rigueur d'un Edward Fox dans The Day of the Jackal de Fred Zinnemann.

J'aime beaucoup Mia Farrow, mais force est de constater que son rôle n'est là que pour apporter des moments plus légers. Le personnage n'est jamais vraiment approfondi, ce n'est qu'une liaison passagère.

La mise en scène est plutôt bonne, et la photographie aide beaucoup à créer une ambiance.

La fin paraît un peu abrupte et manque de subtilité.

On ne comprend pas vraiment les motivations des Britanniques face à cet agent double, ni s'il s'est fait doubler par le KGB. Tout cela reste assez nébuleux.