Les meilleurs films de 1966 selon Adrast
Le Roi de cœur (1966)
1 h 42 min. Sortie : 21 décembre 1966. Comédie dramatique, Guerre
Film de Philippe de Broca
Adrast a mis 7/10.
Annotation :
7,5
Les fous sont rois au pays des fous qui se font la guerre. #jesuiscrécrézintelligentmakepeacenotwarbabylonebabylone
Nan en vrai une bonne critique de l'absurdité du conflit armé par une débauche d'absurde circassien.
Du rififi à Paname (1966)
1 h 38 min. Sortie : 2 mars 1966 (France). Policier, Drame
Film de Denys de La Patellière
Adrast a mis 7/10.
Annotation :
C'est cliché au possible mais la verve est là, la castagne et la pétarade aussi. C'est construit comme un film d'espionnage trempé dans le film mafieux, avec un soin tout particulier accordé à la BO, qui pour le coup fait très bondienne.
Certes les dialogues servent de cache-misère au scénario assez peu construit, principalement basé sur un amoncellement de coups de petites frappes sans véritablement creuser les personnages, leur interaction profonde et leur passé, MAIS ces dialogues sont savoureux dans leur côté bourru vieille France de charretier.
Le Temps de mourir (1966)
Tiempo de morir
1 h 30 min. Sortie : 4 janvier 2017 (France). Western, Drame
Film de Arturo Ripstein
Adrast a mis 7/10.
Annotation :
7,25
Un western vraiment cool au pitch qui tient en quelques lignes et au scénario peu développé mais qui comporte de bons dialogues et une tension palpable, du fait que l'un des persos cherche querelle et vengeance auprès du protagoniste. Cette menace constante remobilise régulièrement l'intérêt, en + d'être médiée par les personnages féminins qui incarnent la voix de la raison pour négocier une trêve voire un cessez-le-feu [toute ressemblance avec une guerre en cours est purement fortuite].
#tasdchair #horreurgerbée #apocryphedemauvaiseherbe #coucouchepanniernulleachier #tartinelapine #ielbranlepivert
Khartoum (1966)
2 h 14 min. Sortie : 16 septembre 1966 (France). Drame, Guerre, Historique
Film de Basil Dearden
Adrast a mis 6/10.
Annotation :
Film de colon assez pénible parce que bavard pour ne rien dire, où Charlton Heston joue Nissan Al Ghaïb, jusqu'à la morale finale où on nous fait bien comprendre que les barbares retournent au sable s'ils n'ont pas la tutelle d'un homme blanc civilisé. Ceci explique certainement pourquoi il y a autant de blackfaces dans le film. Le manque de confiance allant jusqu'à grimer les acteurs blancs plutôt que prendre des acteurs basanés pour occuper les rôles de soudanais. Après voilà, le souffle épique de l'époque des péplums est quand même là, en très grande partie grâce à la musique Williamsienne, mais bon voilà c'est typiquement le genre de film chiant que les chaînes TV adorent mettre après le repas du midi pour taper sa meilleure sieste.
Les Tueuses en collants noirs (1966)
Ore Ni Swaru To Abunaize
1 h 24 min. Sortie : 12 février 1966 (France). Action, Aventure
Film de Yasuharu Hasebe
Adrast a mis 5/10.
Annotation :
Quasi-nanar fun avec une certaine classe surannée des années fin 60/début 70. C'est de la ninjasploitation avec fond en sauce d'espionnage et d'histoire d'amour.
Jeux de nuit (1966)
Nattlek
1 h 45 min. Sortie : 14 septembre 1966 (France). Drame
Film de Mai Zetterling
Adrast a mis 6/10.
Annotation :
5,5
Belle restauration pour un film barré, décadent et nihiliste comme chez les Danois type Von Trier et compagnie. Le Festen nu, destructuré, cohérent dans son incohérence, difficile à appréhender et pourtant prenant quand même.
Opération peur (1966)
Operazione paura
1 h 25 min. Sortie : 8 juillet 1966 (Italie). Épouvante-Horreur
Film de Mario Bava
Adrast a mis 5/10.
Annotation :
5,5
C'est beau, il y a beaucoup de plans réussis, mais alors on s'emmerde à 100 sous de l'heure et l'approche épouvante plutôt qu'horreur favorise le suspense au détriment du choc, des démonstrations de force. J'ai du mal avec l'utilisation de la musique aussi, qui coupe souvent de manière trop brusque sans bien assurer les transitions entre 2 scènes. Il est où mon fondu ? Ça joue pas non plus toujours très très bien mais bon ça va c'est ok ça ajoute au charme giallo et apparentés.
À revoir éventuellement.
Quoi de neuf, Pussycat ? (1965)
What's New, Pussycat ?
1 h 48 min. Sortie : 28 janvier 1966 (France). Comédie
Film de Clive Donner
Adrast a mis 6/10.
Annotation :
5,5
C'est par trop salace et ça lasse. C'est à peu près au niveau de nanardise des comédies françaises des années 70 début 80. Ça amuse, pas mal de scènes donnent le smile, mais en 2020 c'est terminado cancelado tant c'est rétrograde vis-à-vis de la FAM, la seule, l'unique, qui ici se retrouve pourchassée, objectifiée, voire pire, mais que voulez-vous, c'était un autre temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
M'enfin en-dehors des moeurs d'un autre temps faut bien avouer que ça ressemble quand même pas mal à du foutage de gueule, qu'au bout d'une heure le concept du semi-incel en trouble avec les femmes est plutôt épuisé et que ça prend le virage du vaudeville avec de la farce et attrape à tout rompre. Exit les bons mots du comique Monty Pythonesque, on s'enfonce définitivement dans le guignol et l'insensé. Comme ce montage bourré de cuts et d'ellipses qui donne une histoire sans queue ni tête.
Bref c'est de la comédie grotesque. C'est amusant un temps mais sur la longueur c'est fatigant.
Andreï Roublev (1966)
Andrey Rublyov
3 h 03 min. Sortie : décembre 1969 (France). Drame, Biopic, Historique
Film de Andreï Tarkovski
Adrast a mis 7/10.
Annotation :
Le système narratif est confus au possible donc c'est potentiellement cancelable par la maxi-gouache - surtout que ça contient plein de bondieuseries - mais c'est aussi une expérience visuelle et langagière, les mots ne faisant pas forcement sens dans le grand tout filmique mais servant surtout de rythmique poétique. C'est du Hard to Be a God avant Hard to Be a God, en moins confus bac +8. Si le même amour du noir et blanc et de la ripaille est partagé, c'est quand même moins retors et on a quand même de quoi s'accrocher pour se faire un fil conducteur, bien entendu constitué essentiellement du Roublev en question.
En gros on s'y emmerde pas mal mais on y trouve de la beauté, et du sacré dans le profane, ce qui est assez cocasse pour un moine qui ne semble jamais vraiment exercer son métier de faiseur d'idoles. Jésus trouve sa voie, quoi qu'il en soit.
Le Mystère des treize (1966)
Eye of the Devil
1 h 32 min. Sortie : juillet 1966 (Royaume-Uni). Épouvante-Horreur
Film de J. Lee Thompson
Adrast a mis 7/10.
Annotation :
Eye of the Devil - L'oeil du malin
Le montage est très dynamique et les plans sont souvent osés pour l'époque, parfois presque trop, ce qui lui donne un côté bis nanarisant, surtout quand il accumule les zooms grossissants. MAIS la variété de ces mêmes plans font toute sa richesse et contribuent à la mystique déboussolante que le film développe au fil de son intrigue. Bref un film qui aurait pu devenir culte mais qui semble ne pas avoir trouvé la reconnaissance qu'il mérite. Du beau noir et blanc qui mériterait une restauration en bonne et due forme.












