Liste de 5 films créée il y a presque 2 ans · modifiée il y a 6 mois
Pixote - La loi du plus faible
7.3
1.

Pixote - La loi du plus faible (1980)

Pixote: A Lei do Mais Fraco

2 h 09 min. Sortie : 5 mai 1982 (France). Drame

Film de Hector Babenco

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

7,5

J'mets pas 8 mais c'est quasi comme

Querelle
6.7
2.

Querelle (1982)

1 h 48 min. Sortie : 8 septembre 1982 (France). Drame

Film de Rainer Werner Fassbinder

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5

C'est compliqué. C'est compliqué parce qu'il éblouit, que ses filtres jaunes-orange pisse éblouissent et rappellent les heures les plus claires d'un Pauvres créatures, mais à côté de ça il faut accepter de se farcir des romances homo-érotiques où les bouts de chair se font rares mais où les déclarations de bromance sont légion. Où le scénario est abscons, mais la mise en scène est au poil du ciné dard et décès. Parce que oui la réal permet d'insuffler une touche onirique à ce rêve marin où les hommes se découvrent des sexualités ambiguës, où ils prétendent à longueur de temps vouloir baiser les soeurs de leurs compagnons (du devoir) matelots et EN MÊME TEMPS complimentent ces mêmes matelots sur leur beauté ou sur la qualité de la relation qu'ils savent entretenir. Ou pour citer de mémoire Despentes : les hommes compètent entre eux parce qu'en vérité leur rêve inavoué est de s'enculer.

Tiens tiens ça m'rappelle quelque-chose... Sauf que moi j'ai encore le blocage mental qui m'empêche de jouer du zobi dans le terrier boueux des zoms mais je vois les parallèles à tisser. Parce qu'en réalité le fond du sujet dans c'merdier de scènes dont l'assemblage est aussi cohérent qu'un rêve lucide, c'est la ligne de démarcation entre amitié profonde et actée entre hommes majeurs et vaccinés et la romance charnelle censée sanctionner, marquer effectivement cette amitié-amour. Parce que la question c'est ça : qu'est-ce que l'amour ? Comment le définit-on selon l'orientation morale d'une société et l'orientation sexuelle d'un individu ? En définitive peut-on être plus amoureux de son ami masculin que l'on connaît mieux que son fantasme féminin, et pour lesquels on éprouve tous deux une affection qui enjoint à l'eros ?

Ou bien on peut aussi penser que le matelot principal n'a toujours été que de l'autre rive et qu'il trouve en la femme du barman une figure maternelle rassurante qu'il veut pourtant tromblonner, comme le veut le cliché un brin homophobe de l'homme gay pas encore sorti du placard.

Bien sûr il y a aussi des coups d'un soir malencontreux et difficiles à assumer, mais les moments de sublime arrivent dans ces moments de thin white line, tandis qu'à côté de ça on a des citations et des scènes jetables qui le feraient presque passer pour un nanar voire un épisode des feux de l'amour... Sur le ferry ['oh so you're a fairy'] des hommes à voile et à vapeur de La croisière s'amuse.

[...Article à venir sur mon Skyblog si j'ai l'courage...]

E.T. l'extra-terrestre
7.2
3.

E.T. l'extra-terrestre (1982)

E.T. the Extra-Terrestrial

1 h 55 min. Sortie : 1 décembre 1982 (France). Fantastique, Aventure, Science-fiction

Film de Steven Spielberg

Adrast a mis 8/10.

Annotation :

7,5

La Valse des pantins
7.7
4.

La Valse des pantins (1982)

The King of Comedy

1 h 49 min. Sortie : 18 mai 1983 (France). Comédie, Drame

Film de Martin Scorsese

Adrast a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

7,5

J'sais pas si j'dois lui mettre un coeur ou quoi, le perso principal est à la fois drôle, ringard et touchant, c'est donc facile de s'identifier. Et Scorsese oublie pour un temps d'être chiant en pondant une comédie qui porte bien sa composante dramatique, celle de la comédie humaine, la touche désespérante qui transforme le rire en larmes et les larmes en rires, l'un pour réaliser, l'autre pour dédramatiser.

Mur murs
7.2
5.

Mur murs (1980)

1 h 22 min. Sortie : 20 janvier 1982. Art, Société

Documentaire de Agnès Varda

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

Ça part d'un épiphénomène, les fresques murales, autrement appelées 'murals' dans la langue de l'oncle d'Amérique, et ça part en divagations pas toujours très cohérentes sur la société Los Angelesienne, son melting pot, ses gangs, la gentrification des blocs, mais surtout et bien évidemment l'art, de rue, et l'art en général, sa transmission de proche en proche, son caractère endémique, du haut vers le bas. Comment l'art se démocratise en se plaçant au vu et au su de tous, au point de ne plus le voir.

Et c'est la mission que se donne Varda et son émissaire traductrice : redonner de la visibilité aux divers styles graphiques qui ornent les coins de rue de Los Angeles. C'est pas toujours passionnant, dans l'ensemble on se demande bien où ça nous mène, mais l'intérêt principal c'est de montrer une ville vivante, foisonnante, avec ses particularités en fonction des coins, bref ses cultures d'hier et d'aujourd'hui, ou plutôt d'aujourd'hui basées sur hier, comme cette fresque représentant un couple des années 50 qui inspire toujours la jeunesse de l'époque, soit celle des années 80.

Un instantané brut qui peut sembler insignifiant mais qui rend bien compte de l'atmosphère qui régnait alors dans la ville ; entre croyances, loisirs, cultes du travail et de l'argent.

Adrast

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