Cover Les meilleurs films de 1992
Liste de 10 films créée il y a plus de 11 ans · modifiée il y a 3 jours
Porco Rosso
7.7
1.

Porco Rosso (1992)

Kurenai no Buta

1 h 34 min. Sortie : 21 juin 1995 (France). Animation, Aventure, Fantastique

Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki

Marius Jouanny a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Twin Peaks - Les 7 derniers jours de Laura Palmer
7.6
2.

Twin Peaks - Les 7 derniers jours de Laura Palmer (1992)

Twin Peaks: Fire Walk with Me

2 h 15 min. Sortie : 3 juin 1992. Policier, Drame, Fantastique

Film de David Lynch

Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Relatant les prémices de la série, autrement dit les derniers jours de Laura Palmer avant qu’elle ne se fasse assassiner, cette déclinaison de l’univers de Twin Peaks en long-métrage synthétise toutes les qualités de sa version initiale sur petit écran, sans les défauts. C’est bien simple : Lynch est aux commandes de bout en bout, et accouche d’une œuvre métaphysique, terriblement émouvante et dont l’abstraction est rarement insensée, bien au contraire. Jusque-là, je reprochais aux films surréalistes de Lynch comme « Eraserhead » et « Blue Velvet » un éparpillement narratif et un rythme parfois grippé qui les empêchaient de déployer tout leur potentiel. Grâce à son passage à la télévision, Lynch a acquis une rigueur d’écriture qui donne un sens profond à ses délires visuels et qui lui permet surtout de garder une ligne d’horizon tangible.

Résultat : « Twin Peaks : Fire walk with me » fascine à chaque seconde, prend son temps d’installer les enjeux sans pour autant jamais décélérer un rythme et une narration proche de la perfection. Le film renvoie évidemment aux personnages et événements de la série, de telle manière qu’il ne faut surtout pas le voir en premier. Sorte de note d’intentions de la série, ces deux heures permettent au cinéaste de déambuler le plus loin possible dans ses expérimentations visuelles, sans jamais perdre le spectateur. La folie incestueuse de Leland, son alter-ego maléfique, les apparitions réjouissantes de l’agent Cooper et David Bowie en début de métrage, et puis surtout l’ambiguïté foudroyante de Laura Palmer, et son regard qui fait l’effet d’une abîme sans fond… Tant de scènes et de personnages marquent au fer rouge ! Lynch accomplit ici plus de tours de force en deux heures qu’en trente épisodes de quarante-cinq minutes, et accouche d’un aboutissement cinématographique admirable, qui laisse sans voix.

Impitoyable
7.8
3.

Impitoyable (1992)

Unforgiven

2 h 11 min. Sortie : 12 septembre 1992 (France). Western

Film de Clint Eastwood

Marius Jouanny a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Reservoir Dogs
7.9
4.

Reservoir Dogs (1992)

1 h 39 min. Sortie : 2 septembre 1992. Gangster

Film de Quentin Tarantino

Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Retour à Howards End
7
5.

Retour à Howards End (1992)

Howards End

2 h 22 min. Sortie : 13 mai 1992 (France). Drame, Romance

Film de James Ivory

Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

La photographie est somptueuse, les interprétations mettent en valeur deux personnages féminins auxquels on s'attache fortement, la narration est très bien rythmée (ce qui est appréciable pour les drames romantiques de ce genre qui tirent très facilement en longueur), bref c'est un grand plaisir de cinéma que celui que procure James Ivory. Formel me diriez-vous ? Il n'en est rien, car il explicite avec subtilité des enjeux de pouvoirs entre genre et classe dans l'Angleterre d'il y a un siècle. Et mine de rien cela rend le récit passionnant à suivre.

Batman - Le Défi
7.2
6.

Batman - Le Défi (1992)

Batman Returns

2 h 06 min. Sortie : 15 juillet 1992 (France). Action, Fantastique

Film de Tim Burton

Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Alien³
6.6
7.

Alien³ (1992)

1 h 54 min. Sortie : 26 août 1992 (France). Science-fiction, Épouvante-Horreur

Film de David Fincher

Marius Jouanny a mis 8/10.

C'est arrivé près de chez vous
7.5
8.

C'est arrivé près de chez vous (1992)

1 h 35 min. Sortie : 4 novembre 1992 (France). Comédie, Policier, Drame

Film de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde

Marius Jouanny a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

L'engrenage infernale de "C'est arrivé près de chez vous" s'impose au spectateur avec une spontanéité inouïe. En quelque minutes, la violence est tellement déréalisée qu'elle laisse froid, insensible. On rentre dans une torpeur paradoxale devant tant d'horreurs, se surprenant même à rire des blagues du personnages de Benoit Poelvoorde, qui ne manque pas de toucher souvent juste. L'hypnose n'est pas parfaite, tant le rythme du film peine à certains passages. Mais en terme de cinéma semi-amateur s'approchant du found-footage, c'est satisfaisant car plutôt bien fichu la plupart du temps. Et surtout, malgré le grotesque des situations la narration ne perd pas de crédit : il faut dire que beaucoup de choses reposent sur l'interprétation exceptionnelle de Poelvoorde.

Leçons de ténèbres
8
9.

Leçons de ténèbres (1992)

Lektionen in Finsternis

52 min. Sortie : 27 février 1992 (Allemagne). Guerre

Documentaire TV de Werner Herzog

Marius Jouanny a mis 7/10.

Annotation :

Cela faisait longtemps que j'avais envie de voir ce Herzog, dont le pouvoir de fascination est à la hauteur de ce que l'on en dit. Certes, l'ajout de la bande-son n'est pas sans être parfois un peu pompeux, et il y a tout de même quelques longueurs. Il n'empêche que le cinéaste parvient à capter sur le vif une certaine représentation du mal et du chaos absolu, qui malgré ses apparences abstraites et vide de sens (on reste hébété devant ces gerbes de flammes jaillissant des gisements de pétroles) il nous rappelle avec pertinence que ce mal a une origine concrète et malheureusement bien ordinaire, celle de l'invasion armée.

Basic Instinct
6.9
10.

Basic Instinct (1992)

2 h 07 min. Sortie : 8 mai 1992 (France). Drame, Thriller, Érotique

Film de Paul Verhoeven

Marius Jouanny a mis 7/10.

Annotation :

Verhoeven se réapproprie les codes du polar avec une grande maîtrise, et une sensualité enivrante. Entre le jeu des faux-semblants et les provocations de Sharon Stone qui vit comme bon lui semble au milieu d'hommes circonspects et frustrés, la narration déballe nombres d'atouts pour séduire le spectateur. Certes, la conclusion est un peu convenue et le mécanisme s’essouffle dans la dernière partie du film, mais on peut dire que le réalisateur parvient à imposer sa patte sulfureuse avec un certain brio.