Les meilleurs films de 2025 selon Adrast

Sally Bauer : 6

Liste de 194 films créée il y a plus d’un an · modifiée il y a 4 mois
Escape From the 21st Century
7.2
1.

Escape From the 21st Century (2024)

Cong 21 Shi Ji an Quan Che Li

1 h 38 min. Sortie : 27 août 2025 (France). Science-fiction, Action, Comédie

Film de Yang Li

Adrast a mis 8/10.

Annotation :

J'avais complétement oublié de l'ajouter et de l'annoter, alors que c'est le topain, et de loin.

Je suis officiellement un zoomère.

L'Œuf de l'ange
7.2
2.

L'Œuf de l'ange (1985)

Tenshi no Tamago

1 h 11 min. Sortie : 3 décembre 2025 (France). Animation, Drame, Fantastique

Long-métrage d'animation de Mamoru Oshii

Adrast a mis 8/10 et l'a mis en envie.

Annotation :

7,5

Un film de 1985 en top de l'année, ça veut tout dire sur le cru de cette année han.

La Jeune Femme à l’aiguille
6.6
3.

La Jeune Femme à l’aiguille (2024)

Pigen med nålen

1 h 55 min. Sortie : 9 avril 2025 (France). Drame, Thriller

Film de Magnus von Horn

Adrast a mis 7/10 et l'a mis en envie.

Annotation :

Vu en 2024, c'était beau, sombre comme sa photo rétro saturée et horrifique comme les meilleurs films d'horreur qui n'en sont pas. L'horreur de la vérité vraie du vécu des populations opprimées.

Personne n'y comprend rien
7.6
4.

Personne n'y comprend rien (2025)

1 h 44 min. Sortie : 8 janvier 2025. Politique

Documentaire de Yannick Kergoat

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

7,5

Ayé j'ai compris. Mais comme j'suis un fieffé gougnafier j'ai tout oublié. Faudra attendre 20 ans pour avoir la même sur Macron malheureusement.

Mickey 17
6.3
5.

Mickey 17 (2025)

2 h 17 min. Sortie : 5 mars 2025 (France). Science-fiction, Action, Comédie

Film de Bong Joon-Ho

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

Ça manque de variété dans les environnements et dans les situations. On est souvent confiné et ça tourne un peu trop autour du ressort du couple/cul pour faire du remplissage. MAIS ça reste de la SF avec en + un angle satirique qui renvoie au trumpisme par le biais du commandant en chef con comme un manche à balai mais gavé d'orgueil. Avec Pattinson et le vague-à-l'âme de la mort qui fait s'interroger sur le sens de la vie, on pense forcément à High Life, qui lui aussi faisait dans le cul stellaire, qui lui aussi présentait des baiseurs de l'espace. Mais on pense aussi et surtout à Okja, car le film colporte un puissant message antispéciste en raillant la bêtise humaine, par l'angle satirique donc, qui met la kommandantur à l'amende, mais aussi par la mise en valeur de l'intelligence discrète et silencieuse bafouée. Cette intelligence ici n'est pas tout à fait exploitée comme dans Okja - soit de manière industrielle - mais est plutôt en voie d'extinction car perçue comme espèce invasive à dératiser par les colons.

Le ton badin et hilare peut déstabiliser, surtout quand on connaît le pedigree du réalisateur et les moyens qui y sont alloués, mais ça a des allures de film récréatif qui camoufle un tantinet sa gravité pour mieux divertir tout en éduquant, placere et docere comme dirait ton prof de latin. Austin Powers en dystopie, Ad Astra sur mon bidet. Comme d'hab' avec la bonne SF : un miroir de nos sociéterres techno-scientisto-compétitives qui fait rafraîchir.

À bicyclette !
6.9
6.

À bicyclette ! (2024)

1 h 28 min. Sortie : 26 février 2025. Comédie dramatique

Film de Mathias Mlekuz

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

7,5

Pas convaincu au départ par la sensiblerie du deuil croisée au piti piano, qui revient régulièrement, tour à tour triste ou guilleret. Et emmerdé par une mémé à ma droite qui tape du pied [la maladie des 50 ans et + je l'rappelle] et rit à gueule déployée MAIS la réal naturalo-réaliste presque documentaire voire émission télé genre Voyage en Terrain connu m'a convaincu.
C'est Saint-amour sans la picole et sans la moitié du casting à cancel.

Bref un film direct qui brise le 4e mur et brouille les frontières entre fiction et réalité. 4e mur brisé par la connivence qu'on entretient avec ses 2 persos principaux qui paraissent plus vrais que nature. La dernière fois que j'ai eu ce sentiment de fluidité et de vraisemblable c'était pour Play (le film avec Boublil).
Un bon film sur la dépression, le suicide et la famosa "résilience" des survivants.

Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre
7.3
7.

Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre (2023)

Madogiwa no Totto-chan

1 h 54 min. Sortie : 1 janvier 2025 (France). Animation, Drame

Long-métrage d'animation de Shinnosuke Yakuwa

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5

C'est chouette et émouvant, coloré, bien griffonné, à l'ancienne mais jamais vraiment chiant ni suranné. Typiquement le genre de film à regarder avec ses gosses imaginaires ou juste son gosse intérieur. Les persos sont attachants et les relations tissées le sont tout autant.

Je sais déjà plus pourquoi j'ai pas été totalement convaincu, m'enfin voilà c'est validé quand même.

L’Amour au présent
6.5
8.

L’Amour au présent (2024)

We Live in Time

1 h 47 min. Sortie : 1 janvier 2025. Drame, Romance

Film de John Crowley

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5

C'est du mielleux mais du bon mielleux liquoreux. Du bon miel chaud qui coule dans la gorge en s'imaginant (re)vivre la tendresse et la complicité d'un piti couple cishet (entre 2 engueulades d'ajustement évidemment). On larmichote tranquillement pendant moult instrumentations larmoyantes [ça reniflait aussi pas mal du nez embué chez la voisine de derrière [alors que chez moi d'habitude c'est un tic de crasseux d'célibataire [c'est rien c'est d'famille]]] et on trompe notre ennui avec une narration alinéaire qui au début nous déboussole puis nous semble bienvenue pour faire résonner des moments de vie en flashbacks et flashforwards. L'amour, oui, mais jamais vraiment au présent au final. In time, just in time, comme Justin(e).

Typiquement le genre de film à voir en piti couple mais heureusement ce n'est pas non plus du Love Actually, il y a suffisamment d'aspects breson [Robert, pas Luc] de la life pour avoir son quota de nihilisto-pessimiste sur le retour. De la gerbe, du picaque et de la maladie, sans être exhaustif.

L'amour cishet en 2020's qui fait mine d'être déconstruit mais qui reproduit quand même les stéréotypes du piti couple pour assurer la reproduction (sociale). Il est où le modèle du quadrouple, quintouple ou sextouple des polybaiseurs polymamours ??? Du clichouille actualisé, mais du clichouille qui marche. Love actuellement.

Prosper
5.1
9.

Prosper (2024)

1 h 32 min. Sortie : 19 mars 2025. Comédie, Fantastique

Film de Yohann Gloaguen

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

The Mask mais avec des godasses de sapeur (et pas pompier).

L'exemple de la comédie réussie qui n'en fait pas trop dans le ton et l'actoring, contrairement à d'autres trucs récents comme Délocalisés qui met les points sur tous les i jusqu'à l'écoeurement. Dans l'approche quotidien ter-à-ter (c'est rien c'est le terter) X fantaisie mais aussi dans sa manière d'amuser, j'ai pensé à Kung Fu Zohra, avec toutefois une nature dramatique plus prononcée dans ce dernier.

Une comédie fantastique et originale qui évoque de manière lointaine The Mask et reprend tout le folklore de la sapologie et du voodoo pour le mixer à la galère du quotidien d'un chauffeur Uber qui vit encore chez sa môman, pour le subvertir en thriller comique, en La nuit se traîne du trublion. Des situations rocambolesques, des quiproquos, de l'amour (à la) con, de l'amour vache, et le capital sympathie de Jean-Pascal Zadi qui alterne bien 2 personnalités dans le même corps. À un point qu'on s'demande si la voix n'a pas été pitchée à quelques tons plus graves quand il incarne le King (mais en fait sûrement que non, c'est la magie de la bonne direction d'acteurs [les acteurs sont des montgolfières je l'rappelle]).

J'aurais été bête de le louper, c'est le genre de film qui va être enfoui après sa sortie et dont personne n'en aura rien à battre [allez, disons qu'il finira sûrement noyé sur Prime] alors qu'il a de vraies qualités humoristiques, y compris de réal, pour symboliser la magie des patins-couffins ou pour les transitions de personnalités.

Le Dossier Maldoror
6.4
10.

Le Dossier Maldoror (2024)

2 h 35 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Drame, Thriller, Policier

Film de Fabrice Du Welz

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5

C'est du Du Welz donc c'est bien glauque bien cracra avec un angle réaliste belgacom à la Strip Tease. En gros c'est Miséricorde, mais en bien, et par la cuisse de Navarro. Du thrillère côté flic trouble qui navigue en eaux pas claires d'un bord à l'autre, d'une rive prolo délinquant à l'autre rive de représentant de la Loi. Le moi, c'est Loi. No One is Innocent et tatati et tatatère, #notallcops et tout l'bastringue. On est entre le réalisme cru et le romancé, surtout dans la brigade avec ce haut-gradé et son cache-oeil sorti d'un des bouquins de gare posé ostensiblement sur le tableau de bord d'la bagnole des condés.

Ça comporte quelques longueurs heureusement contrebalancées par de bons moments de sombriété qui nous font nous dire "ah ! Ça c'est du cinéma", alors qu'avec Miséricorde c'était plutôt"ah ! Ça c'est du téléfilm France 2". #notalltéléfilms

Companion
6.1
11.

Companion (2025)

1 h 37 min. Sortie : 29 janvier 2025 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Drew Hancock

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5

Bonne surprise. Pas le film du siècle mais pour tout amateur de SF robotique type Ex Machina ou Megan c'est appréciable. On peut même aller jusqu'à parler de Her ou Une fiancée pas comme les autres parce que le fond de l'affaire c'est de parler de la relation non mutuelle, non réciproque entre 2 entités. Avec une des 2 qui n'est pas nécessairement un objet car elle est investie de sentiments qui la personnifient et surtout parce que les androïdes en question s'avèrent doués de conscience et de réflexion. + que prévu, ce qui fait le sel du scénario qui vire à la chasse à l'homme... Euuuuuuuhh à la femme-robot. Bref pas du révolutionnaire mais le cadre SF + cottage boubourge avec photo léchée futuriste est cool.

Le Joueur de go
6.5
12.

Le Joueur de go (2024)

Gobangiri

2 h 09 min. Sortie : 26 mars 2025 (France). Drame, Historique

Film de Kazuya Shiraishi

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6,5

J'aime beaucoup la réal et le choix des couleurs, les 1000 petits détails de mise en scène pour rendre vivant l'univers d'époque, l'utilisation d'une caméra rétro pour les flashbacks MAIS qu'est-ce que c'est rompichon. Faut attendre d'avoir un peu de violence pour écarquiller les yeux, malheureusement. En étant bien en forme j'imagine que c'est un 7.

Dommage un peu parce que ça ressemble à un revival de film de samouraï. Une sorte de Kurosawa en couleur, sans être du Kurosawa pour autant.

The Brutalist
7
13.

The Brutalist (2024)

3 h 35 min. Sortie : 12 février 2025 (France). Drame, Romance

Film de Brady Corbet

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5
Entre 6 et 7. 7 à l'usure.

Le premier acte est bien mouif 6/10 et le 2e donne bien envie d'accroire au brutalisme donc ça tire vers le 7. Et puis surtout parce que malgré ce rythme atone il y a de bons moments assez grandioses, même si j'ai du mal à expliquer la symbolique de certains plans et que je trouve certaines transitions de scènes un peu baclées. La musique fait un peu trop dans la sensiblerie aussi, mais bon faut dire que c'est pour appuyer un scénario pas très jouasse qui rend ses persos sympathiques à mesure qu'ils déchoient. Plus c'est déglingué, plus c'est vicié plus ça suscite l'intérêt. Et vas-y qu'on y a droit, de haut en bas, ça nous rappellerait presque There Will Be Blood dans le côté fresque maousse qui prodigue son petit lot de scènes macabres.

Bref c'est quand même trop long pour ce que ça a à raconter et comme d'hab' ça mérite pas les éloges qu'on en fait. Ça plaira à la clique cinéphile premier degré qui conchie les blockbusters, l'horreur et aime s'emmerder. L'antithèse de Furiosa. L'antithèse du ciné amusant et amusé.

The Monkey
5.2
14.

The Monkey (2025)

1 h 38 min. Sortie : 19 février 2025 (France). Comédie, Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Oz Perkins

Adrast a mis 6/10 et l'a mis en envie.

Annotation :

6,5

J'aime beaucoup la réal sombre et soignée cisaillée au scalpel-burin qui propose des changements de plan secs et nerveux et j'aime le ton général faisant la part belle à l'humour noir à saynètes successives. Comme devant un The Voices ou un Heureux gagnants. On est clairement dans le registre de la comédie horrifique pas avare en hémoglobine et en représentations trash. Mais le film se perd aussi un peu trop dans sa propre autodérision parfois, à brosser des portraits antagonistes de frères qui se détestent à mort, littéralement, jusqu'à créer un jumeau maléfique un peu trop fort de café à mon goût. L'acmé du mal branlé étant cette scène de dialogues où le méchant jumeau avoue ne pas avoir percuté qu'ils avaient la même mère, tous les deux, comme s'il s'agissait de nous faire rire alors que l'effet comique tombe à plat car le moment est plus propice à la tension et au suspense qu'à la potite blagounette à l'attention de l'audience. Ça reste une bonne réal d'horreur qui prend le parti de prendre au second degré son concept bancal d'origine, presque autant que celui de Candyman, pour ne pas donner l'impression de se prendre trop au sérieux, de prendre trop au sérieux un pitch hautement improbable reposant sur une magie noire inexplicable et inexpliquée. D'ailleurs une scène en particulier pourra y faire penser, à Candyman. Et puis ça permet de revoir Elijah Wood dans un rôle-éclair ma foi pas piqué des hannetons.

Brûle le sang
6.3
15.

Brûle le sang (2025)

1 h 48 min. Sortie : 22 janvier 2025. Thriller

Film de Akaki Popkhadze

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6,25-6,5

Merde j'en ai déjà quasi plus de souvenir mais j'crois que c'était assez coup d'poing et audacieux dans la réal, du genre à utiliser des plans un peu osés en fisheye et compagnie. Et puis appréciable pour son ultraviolence mafieuse aussi, étrangement crédible pour un film d'auteur franco-français mais basé sur des refs extra-territoriales. Ça défouraille et en tant que film de mafia moderne ça fait le job. Je crois que ça m'a évoqué Wolf et Dernière nuit à Milan.

Denis Lavant joue un peu à côté de ses pompes, ou plutôt il joue un peu trop en grande pompe, mais ça ajoute un certain charme à ce polar niçois.

5 Septembre
6.7
16.

5 Septembre (2024)

September 5

1 h 31 min. Sortie : 5 février 2025 (France). Drame, Thriller, Historique

Film de Tim Fehlbaum

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6,5

C'est assez orienté pro-Azrael mais dans les faits c'est cool parce que c'est fignolé pour donner un bon thriller basé sur des faits réels vite oubliés.

Queer
5.8
17.

Queer (2024)

2 h 15 min. Sortie : 26 février 2025 (France). Drame, Romance, Aventure

Film de Luca Guadagnino

Adrast a mis 6/10 et l'a mis en envie.

Annotation :

6,5

Queer queer queer moustache. Ça commence comme un film d'aventurier de la bite, de bitard rentier qui se prend à chercher querelle sexuelle à tous les beaux mâles qu'il croise dans son radar. Le fameux gaydar illustré. Pas une once de gudard, mais des gays à gaydar en veux-tu en voilàrt. On ressent une impression de beau, de chiadé, de références visuelles et auditives, à un point tel qu'on pourrait parler de citations, qu'on imagine déjà les critiques qui étaient déjà faites à Tarantino qui soi-disant serait incapable de produire son propre ciné mais qui à la place ne ferait que pasticher. Une sensation de coquille vide, de film poseur vide comme une vie de rentier qui tourne autour de la personnalité lisse du père Craig, sans vraiment de passé, sans vraiment d'aspérités, avec tout juste un vague background évoqué de-ci de-là dans des conversations qui paraissent anodines, banales et anecdotiques. Qui passent comme une lettre à la poste et qui ne font rien avancer puisque de scénario il n'y en a pas vraiment si ce n'est une quête de trip télépathique qui se révèle au fur et à mesure. Et c'est quand on arrive dans le dur de cette quête que ça devient vraiment intéressant. Quand enfin on entre dans la cour du QUEER, de l'étrange, du fantastico-horrifique. De l'incompréhensible et de l'indéchiffrable. Comme pour clouer le dernier clou dans le cercueil du film de baise. Comme si on était en face d'un film 3 en 1 : 1. Film de baise gay à la Querelle Ladidadèle, 2. Film hallucinogène à la Las Vegas Parano X drame sur fond de drogue à la c'que tu veux comme il en existe des centaines, 3. Film d'horreur antisexuel à la Men X Medium pour le côté chamanique. Avec dans les 2 derniers films dans le film une impression de surréalisme à la lisière du rêve, façon Beau is Afraid. Et comme avec Beau is Afraid on est mené à la baguette par une absence de direction, le génie pour remplir le vide en moins. Parce qu'il faut bien avouer qu'il faut se la farcir la première partie Grindr...

Bref un film qui gagne à être revu. Parce que Craig s'illustre dans un registre inhabituel, mais aussi parce que finalement le film réussit à surprendre et à gagner en épaisseur et en caractère à mesure qu'il défile.

Note à Benêt : mention spéciale au lobby des cigarettiers qui a bien réussi son coup. J'avais pas vu autant de gens cloper depuis Megalopolis j'crois bien [ou un autre je sais plus, j'ai vu 2 films la même journée et j'les ai p'têt' mélangés].

[...]

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
6.6
18.

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan (2025)

1 h 42 min. Sortie : 19 mars 2025. Comédie dramatique

Film de Ken Scott

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6,5

A priori rien à battre de Vartan mais ce 2 films en 1, de la jeunesse narrée en voix off à l'âge adulte vécu au présent est tellement chargé en incentives émotionnels qu'on finit par lâcher prise. P'têt' pas au point d'chialer mais pas loin. Le père Cohen sait toujours amuser, même si ici le rôle est plus dramatique que d'habitude, Bekhti s'démerde bien en mère possessive qui domine tout, et son maquillage de mémé n'est pas trop dépareillé, même si je sais pas ce qu'ils ont foutu avec l'IA en mode deepfake mais la Vartan rajeunie c'est un peu une cata visuellement. Sur un petit écran ça passerait mais là sur le grand on voit toute l'imperfection du manque d'aspérités de la peau et du côté uncanny des micro-expressions. Pareil pour Bekhti en mémé, j'me rappelle d'une scène dans la cuisine où j'ai l'impression qu'ils ont utilisé le même procédé et c'est pas jojo.

Mais bon ça reste un bon film touchant sur une success story made in école de comex des français des amériques (ou plutôt fac de Droit(e) mais après tout c'est peu ou prou la même sociologie).

La Fabrique du mensonge
5.8
19.

La Fabrique du mensonge (2024)

Führer und Verführer

2 h 15 min. Sortie : 19 février 2025 (France). Biopic, Drame, Historique

Film de Joachim Lang

Adrast a mis 7/10.

Annotation :

6 ou 7. 6,5.

Mauvaise gestion du rythme et du récit, enchaînement frénétique des événements sur une période trop étendue, actoring parfois excessif [[Goebbels a des expressions de Xavier Niel et c'est peut-être pas un hasard] mais bon on parle de nazis qui adorent l'outrance hein, les images d'archives sont là pour en attester]], dialogues manquant parfois de crédibilité et d'à propos dans le contexte MAIS cette même chronologie d'événements qui sont autant de moments clés pour illustrer la propagande ET l'ascension puis la chute, l'instrumentale discrète, minimaliste mais originale et souvent surprenante dans son utilisation, et ces images d'archive chocs qui côtoient une photo sombre posent une atmosphère lourde et oppressive qui servent le propos pacifiste et antifasciste.

Avec toutefois un angle mort sur les intellectuels, les industriels et le patronat qui ont contribué à façonner le 3e Reich, comme si les plus riches ne s'étaient pas aussi mis au service du Reich jusqu'en très haut lieu ou au moins n'avaient pas été complices. La cour qui entoure Hitler est présentée (par Goebbels) comme un ramassis de sots et de ringards alors même qu'il est mentionné à plusieurs reprises qu'une "avancée majeure" pourrait retourner le cours de la guerre, ne sachant pas s'il s'agit de la réalité ou d'un énième excès de zèle ou de parano du moustachu au carré. Sachant que certains se sont recyclés aux States ou dans d'autres pays d'Europe à la chute du régime on comprend l'angle mort.

Better Man
6.8
20.

Better Man (2024)

2 h 14 min. Sortie : 22 janvier 2025 (France). Biopic, Comédie dramatique, Musique

Film de Michael Gracey

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

Ah j'ai failli l'oublier çui-là. Ben c'était pas mal pour un biopic comédie musicale fait de bric et de broc avec les chutes de studio de La planète des singes. Une sorte d'Ovni codifié qui n'a finalement pas peur de jouer à la fois dans la cour de l'académisme ET dans celle du mauvais goût quand il va tout schuss sur l'autoroute de l'animation.

Je suis toujours là
7.2
21.

Je suis toujours là (2024)

Ainda Estou Aqui

2 h 15 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Biopic, Drame, Thriller

Film de Walter Salles

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6,5

Réal tradi mais sujet important sur la dictature brésilienne des années 70. Tendu et assez fort en émotions grâce à la variété des persos croisés dans la famille et hors de la famille.

Les Linceuls
5.1
22.

Les Linceuls (2024)

The Shrouds

1 h 59 min. Sortie : 30 avril 2025 (France). Thriller, Science-fiction

Film de David Cronenberg

Adrast a mis 6/10 et l'a mis en envie.

Annotation :

Vu en AVP en 2024. Bafouille d'époque.

Déstabilisant parce que les réactions d'étonnement et de colère du Cassel sont mal interprétées, frisent le cringe, le scénario tourne beaucoup autour du cul - chose étonnante pour un papy réalisateur [Note à benêt : penser à le cancel] - la musique synthétique un brin datée fait + penser à Carpenter qu'à Cronenberg, la 3D est pas loin d'être éclatée, ce qui rend le film comique à ses dépens, et globalement y'a un certain problème de rythme qui fait que les 2 heures en font 4 au ressenti. Si bien que je me serais presque cru devant Cosmopolis nomdidiou.

Avec tout ça faut pas s'étonner que la plèbe a quitté la salle au moins à 5 reprises, sûrement choquée par l'entremêlement entre Eros et Thanatos, et la monstration de la mort, en paroles et de visu, un peu trop récurrente. Y'a une névrose du papy réal là non ? Ça sent la fin des zaricots.

Bref c'est à la fois captivant parce que ça s'permet pas mal de choses avec une certaine maladresse mais aussi un certain (petit) génie, si bien qu'on sait plus si c'est nul ou si c'est bon voire très bon. C'est les 2 à la fois, avec des pics et des bas plus profonds que Val qu'il meurt. Comme ces dialogues qui frôlent parfois le pépin de la terre creuse tant on sait pas s'ils ont été écrits sur un coin de table pour amuser le public, ou si c'est une volonté du réal de faire du frontal un peu trash avec 3 mots 6 sous.

Bref du bref, à force de nous déstabiliser il serait presque à 2 doigts de nous créer un nouveau genre de film immersif qui fait souffrir en même temps qu'il déboussole et retourne gentiment le cerveau en faisant du Lynch light, en ressortant un thrillère paranoïaque de derrière les fagots de 4e B. Tous hagards comme Hunney, tous perdus, comme ce spectateur qui une fois sorti du ciné balayait nonchalamment du regard le parc à vélos, ne sachant plus exactement où il s'était garé. Voilà, tous égarés, tous paumés, tous décrépissants, mais pas vraiment tous décroissants. Parce qu'ils vont jusqu'à faire chier le père Cassel dans le film.
Pour moi ça change rien, mon champ d'vision se réduit jour après jour comme peau d'chagrin, et ma curiosité pour autrui va à vau-l'eau aussi. Allez mon Cassel, fous-moi dans ton Space program de momies starlettes pour la vie.

La Pampa
7
23.

La Pampa (2024)

1 h 44 min. Sortie : 5 février 2025. Drame

Film de Antoine Chevrollier

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6,5

Bonne surprise à classer entre Chien de la casse et Vingt Dieux. L'histoire d'une homosexualité difficile à vivre en ruralité et qui crée moult heurts et remous dans le milieu agrougrou mascudosaure de la moto [c'est pas le milieu du mittal mais presque]. Quand on est pas intéressé par les situations de dissimulation et de séduction qui ne dit pas son nom on est porté sur l'enjeu principal du film : la gagagne, la victoire, le hourra-hourra par le vroom vroom. Et brom brom brom et bz bz bz font les moteurs, et paf paf paf et aïe aïe ouïe font les relations. Avec dans les 2 cas une mécanique des fluides à manier avec précaution. Heureusement qu'ils sont un peu tous bricoleurs au final.

The Last Showgirl
6.1
24.

The Last Showgirl (2024)

1 h 25 min. Sortie : 12 mars 2025 (France). Drame

Film de Gia Coppola

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6 ou 6,5

Pamela porte tout de sa persona de grande gamine à la voix douce et au caractère jovial et insouciant [en façade seulement] qui se fait daronner par sa mioche et ne détonne jamais vraiment en tant qu'actrice qui incarne une actrice. La mise en abyme toussa.

Un come-back comme Demi Moore, mais par la petite porte, celle des artistes de cabaret en voie d'extinction. Un film sur la fin d'un monde, celui des artistes acteurs/danseurs, des performers ; la fin d'une carrière qui accompagne la fin d'un art du divertissement à destination d'adultes qui veulent se rincer l'œil sans trop de mauvaise conscience.

La confrontation de 2 fins de carrière avec le perso de Pamela mais aussi celui de Bautista assez crédible dans son rôle de régisseur de l'ombre. Et c'est dans cette dualité dramaturgico-tragique entre ombre et lumière, scène et arrière-cour que se joue le discours de lutte féministe en filigrane. De la bouche même de Shelly, le perso de Pamela, amère : "toi tu pourras continuer, avec ton expérience on voudra toujours de toi". Ou comment les métiers féminins basés sur la plastique ont une durée de vie inférieure à ceux des hommes qui occupent plus souvent des positions de supervision que de Mister Man qui fait bander la ménagère. Une illustration simple mais efficace des rôles de genre dans notre sociéterre.

PartiSansaussettes : et j'ai pas parlé de la réal made in famille Coppola qui forcément fait penser à celle de Sofia, avec son côté cotonneux et vaporeux, qui n'est pas pour me déplaire, avec supplément fanfreluches.

Un ours dans le Jura
6.3
25.

Un ours dans le Jura (2025)

1 h 53 min. Sortie : 1 janvier 2025. Comédie, Policier

Film de Franck Dubosc

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

Eh oh ça y est c'est la fin du monde. Pas à cause du changement climatique, moi j'suis toujours + préoccupé par la richarderie et les inégalités que par notre Terre mère [chut ne le dîtes pas au capitalisme et à ses entreprises, elleux c'est l'inverse, pas touche au biz biz de l'arnaque légale, "paint it green" comme chantait Mic Jaguère], mais parce que j'ai aimé un film de Franck Dubosc. Mais bon ça va c'est dans l'air du temps de réhabiliter des oeuvres popoulaires, la dernière trend dans la meta c'est d'aimer les Tuche alors voilà... Faudra qu'j'm'y mette et comme bien évidemment j'ai des chromosomes de beauferie bien ancrés j'vais un minimum bien aimer.

Sinon le film te prend par surprise en faisant du Dupieux Blier à humour noir pas cré cré 2025 mais quand même assez pour pas trop grincer.

Black Dog
7.2
26.

Black Dog (2024)

Gou Zhen

1 h 50 min. Sortie : 5 mars 2025 (France). Drame, Road movie

Film de Guǎn Hǔ

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

6,5

Déjà plus trop de souvenir mais je crois que c'était assez lent et contemplatif, même si les péripéties étaient assez nombreuses pour tenir sur la durée. Je crois me souvenir qu'étonnamment l'administration chinoise a approuvé une dépiction de la campagne chinoise assez peu reluisante et ragoûtante, avec moult délinquance, sûrement pour montrer le chemin à ne pas emprunter au bon peuple chinois.

Hiver à Sokcho
6.3
27.

Hiver à Sokcho (2024)

1 h 44 min. Sortie : 8 janvier 2025. Drame

Film de Koya Kamura

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

5,5

On s'emmerde pas mal mais la relation non réciproque entre Roschdy Zem et la franco-japonaise est assez intéressante pour suivre jusqu'au bout.

Babygirl
4.9
28.

Babygirl (2024)

1 h 54 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Thriller, Érotique

Film de Halina Reijn

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

C'est compliqué. C'est compliqué parce que le contexte girlboss bibourge qui s'donne des frissons avec du maso [elle était déjà sado-macroniste dans la vie publique, il lui fallait la touche masochiste dans sa vie privée] ça a tendance à m'horripiler et me faire repenser à ma désagréable expérience devant Scandale, et plus encore à toutes les gentilles girlbosses que j'ai croisé dans ma vie. Toutefois cependant nonobstant on peut aussi le prendre par l'autre bout et se demander si ce 50 nuances de maître-chiengue n'est pas une douce satire de notre roquefort sociéterre qui crée des individus-rôles qui ne portent jamais leur vrai visage sous de multiples masques portés en divers temps et divers lieux. À tel point qu'ils ne savent plus qui ils sont ni ce qu'ils veulent, comme l'incarne bien le perso de Kidman qui rescapée d'un culte ne sait plus bien dans quel état mental elle se trouve : apprentie gourou cherchant à prendre sa revanche sur les adultes de sa jeunesse en incarnant une girlboss empouvoirée [d'Arvor] ou bien grande fille cravacheuse [toute ressemblance avec les cravaches-DRH est purement fortuite] qui le temps d'échanges sexuels s'abandonne à son domina, ou plutôt son domino, là. Formellement c'est réussi mais alors c'est difficile de dépasser cette sensation de film creux qui ouvre des pistes pour titiller sans vraiment les refermer, comme la Kidman promet d'augmenter ses subordonnés sans jamais donner suite.

Pour se distraire reste donc la relation de dominant à dominé qui renverse les rôles imposés par l'entreprise (en marche ensemble vers la renaissance nazionale) du chef qui devient dirigé au larbin stagiaire qui devient donneur d'ordre. Et inversement hors-entreprise, parfois, comme pour brouiller les repères et faire anticiper qu'à tout moment la relation peut vriller parce que l'enjeu en entreprise comme au lit est d'acquérir le pouvoir pour être légitime à manipuler les existences et donc leur (Giscard) destin.
Et du cul, des montagnes de cul, mais souvent caché, parce que c'est interdit aux moins de 12 ans seulement, mais que ça fait quand même glousser les cancrelates du fond. Du cul pas conventionnel, plutôt du cul cérébral qui joue sur les rapports de domination, donc.

Mais bon c'est pas suffisant pour vraiment prendre son pied, malgré ses qualités stylistiques qui chutent sur quelques dialogues et moments pas forcément très justes, notamment pour ce qui est de la reconstruction SM post-déconstruction du père Banderas.

[...]

Jouer avec le feu
6
29.

Jouer avec le feu (2025)

1 h 50 min. Sortie : 22 janvier 2025. Drame

Film de Delphine Coulin et Muriel Coulin

Adrast a mis 6/10.

Annotation :

5,5

Pas convaincu par certains plans filmés à l'arrache avec une caméra Emmaüs, surtout ceux de nuit sur les rails, mais l'histoire de famille déchirée par des convictions politiques fonctionne.

Jane Austen a gâché ma vie
5.7
30.

Jane Austen a gâché ma vie (2024)

1 h 34 min. Sortie : 22 janvier 2025. Comédie dramatique, Romance

Film de Laura Piani

Adrast a mis 5/10.

Annotation :

5,25

Azy j'ai oublié mais c'était sympateuche dans le genre film littéraire je crois.

Adrast

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