Les meilleurs films de 2026 selon Arkeniax
Evil Dead Burn (2026)
1 h 49 min. Sortie : 8 juillet 2026 (France). Épouvante-Horreur
Film de Sébastien Vaniček
Arkeniax a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Après la fin de la trilogie de Raimi, lui et Bruce Campbell ont tenté différentes choses avec cette saga pour la renouveler. Il y a eu un remake que le temps a réhabilité comme l'un des meilleurs films d'horreur des années 2010, une série dans la continuité aussi imparfaite que fandarde, un simili-spin off hommage aux 2 premiers. Que des productions de qualité, et Sebastien Vaniceck et Flobert font magnifiquement honneur à leurs illustres ainés avec un excellent film.
Rise était un bon film, mais n'allait pas au-delà. Burn l'enterre sans problème six pieds sous terre ! Un véritable train fantôme haletant, particulièrement sadique lors des scènes gores, et porté au firmament par une mise en scène de haute volée qui complète la démarche de Raimi sur ses films, où la caméra est un objet omnipotent capable de réaliser n'importe quel mouvement, n'importe quel angle du moment qu'on le pointe dans la bonne direction. Et cette mise en scène d'un précision hallucinante est au service en plus d'une histoire qui tient bien la route, complétant les idée du remake avec une héroïne là encore cassée, mais qui va se découvrir en affrontant les Deadites à grands coups de débroussailleuse. La façon dont le film s'amuse des codes de la saga est d'ailleurs particulièrement savoureuse.
On en est à 6 Evil Dead, et on a 6 bangers. Aucune saga d'horreur ne peut se vanter de l'exploit. Sam Raimi et Bruce Campbell ont toujours su à qui confier leur bébé, et Sebastien Vaniceck n'a pas déçu un seul instant !
The Furious (2026)
Huo Zhe Yan
1 h 53 min. Sortie : 10 juin 2026 (France). Action, Drame, Arts martiaux
Film de Kenji Tanigaki
Arkeniax a mis 9/10.
Annotation :
La dernière fois que j'ai eu une décharge d'adrénaline comme ça, c'était devant The Raid.
Tirez-en les conclusions que vous voulez.
The Furious est donc un film hongkongais de baston réalisé par le chorégraphe du déjà extraordinaire City of Darkness. On nous vendait un film d'arts-martiaux intense et bourré d'action, et c'est très précisément ce qu'on a ! Une tornade de torgnoles qui démarre dès les 5 premières minutes, et qui parvient tout le temps à se renouveler que ce soit dans les espaces convoqués, les outils à disposition ou évidemment le nombre de figurants qui se font marcher dessus.
Kenji Tanigaki démontre une virtuosité dans le filmage des chorégraphies qui est tout simplement ahurissante : C'est filmé, découpé et monté avec une précision chirurgicale, et en plus ça se permet d'innover en proposant des dog-fights où les corps s'entrechoquent jusqu'à s'empiler et créer des mêlées qui je ne sais par quel miracle parviennent à rester parfaitement lisibles. Et comme on n'est pas à moitié généreux, on conclut par un 2v2v1 là encore hallucinant en termes de chorégraphies. Je n'ai littéralement jamais vu un film de baston comme The Furious.
Alors certes, le scénario n'est pas original et se permet des espèces de retournements un peu gratuits dans sa dernière partie, mais je considère que grandir, c'est aussi accepter que parfois, certains genres cinématographiques se passent de certaines critiques sans intérêts. Est-ce que le scénario de The Furious recevra un Oscar ? Non. Est-ce un problème ? Non.
Allez voir The Furious !
Backrooms (2026)
1 h 51 min. Sortie : 17 juin 2026 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Kane Parsons (Kane Pixels)
Arkeniax a mis 8/10.
Annotation :
On y croyait, et Kane Parsons a réussi. Le fameux mythe des Backrooms qu'il s'est réapproprié sur Youtube pour en faire un univers personnel est enfin sur les écrans et il est réussi.
Entre found-footage, drame psychologique et pure horreur, Backrooms nous propose d'explorer des espaces jamais vus au cinéma, créant une atmosphère d'étrangeté et d'irréel qui colle parfaitement aux fameux espaces liminaux. C'est de plus un vrai film de son auteur, abordant frontalement des questionnements sur le rapport au passé, à la nostalgie, sur nos complexes et traumas personnels qui peuvent soit nous détruire soit nous faire grandir,...
On n'a jamais vu un film comme Backrooms au cinéma. L'horreur d'Internet, la vraie, arrive enfin à trouver son chemin vers le grand public, et on ne peut qu'espérer que ça aura une bonne influence sur la production horrifique américaine.
28 ans plus tard - Le Temple des Morts (2026)
28 Years Later: The Bone Temple
1 h 49 min. Sortie : 14 janvier 2026 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Nia DaCosta
Arkeniax a mis 7/10.
Annotation :
Après un premier 28 ans plus tard imparfait, perclus d'incohérences scénaristiques mais aussi plutôt encourageant, voilà que débarque sa suite directe, Le Temple des Morts, qui n'est au fond qu'un 28 ans 1.5, pas réellement un film à part entière. Cela étant dit, le peu qu'il le raconte, il le raconte bien. Cette secte de satanistes ultraviolents est plutôt intéressante et apporte des scènes d'horreur vraiment glaçantes, et le personnage de Ralph Fiennes devient le nouveau personnage principal, au détriment de Spike qui est abandonné sur le bas-côté alors qu'on a envie de lui hurler 4 fois pendant le film "Putain, mais enfuis-toi !". J'ai aussi beaucoup aimé tout ce qui est fait autour de l'infecté Alpha, c'est une super idée. On explore peu souvent dans le cinéma de zombies la thématique du remède à l'infection, et là c'est fait de manière très intéressante. Le film a quelques relents d’expérimentations, mais à mille lieues des excentricités de Danny Boyle sur le précédent. On s'en sort avec un film plus sage dans la forme mais plus riche dans le fond, avec une histoire plus consistante malgré la quasi-absence des infectés de l'histoire pour une raison qui m'échappe.
Puis bon, je suis faible, j'entends du Iron Maiden à fond dans une salle de cinéma, je suis heureux.






