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Cover Les meilleurs films de Tsui Hark

Les meilleurs films de Tsui Hark selon PreacherMan

De quoi Tsui Hark est-il le nom ?

Le plus grand cinéaste du monde selon Tarantino, jamais avare de formules lapidaires ?
Le cinéaste du chaos selon la critique française, jamais avare de raccourcis facile ?
Une soupe miso selon ma grand mère qui n'y connait rien ?

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34 films

créée il y a plus de 4 ans · modifiée il y a 12 jours
The Blade
7.3
1.

The Blade (1995)

Dao

1 h 42 min. Sortie : 21 décembre 1995 (Hong Kong). Drame, Arts martiaux

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 10/10.

Annotation :

Ayant atteint sur une sorte d'aboutissement avec Dans La Nuit Des Temps, Tsui Hark décide de ne pas s'enfermer dans une formule de tourner le dos au clones des Swordman et autres Wong Fei Hong qui pullulent sur les écrans Hong Kongais de l'époque pour
réinventer en profondeur le wu xia pian et son cinéma... rien que ça.

Obsédé par le cinéma-vérité, Hark abandonne l'esthétique de King Hu et cherche l'inspiration du coté de Chang Cheh.
Il conçoit son film comme un hommage abstrait et radical, une nouvelle variation
de l'histoire du Sabreur manchot.
Une histoire déjà remakée par Chang Cheh lui même dans son définitif Rage Du Tigre.
C'est dire si le défi que se lançait Tsui Hark était vertigineux !

Le concept du réalisateur est a la fois simple et ultra dangereux : Donner le moins d'indications possibles à ces acteurs (qui devront improviser les dialogues) et à son cadreur (qui devra capter l'action tant bien que mal, à la manière d'un reportage pris sur le vif)

La méthode fera long feu sur le tournage provoquant des tensions avec ses comédiens et au sein d'une équipe technique épuisée par le rythme imposé par le réalisateur qui sacrifie tout au mouvement et a l'énergie au détriment des chorégraphies ce qui aboutira au départ des premiers chorégraphes embauchés sur le film.
Le fidèle Hun Yan Yan sera appelé dans l'urgence pour régler les combats de la dernière partie du film

Véritable opéra barbare où chaque personnage est réduit a l'état sauvage d'un archétype et où le mouvement est une question de survie,
The Blade est une renaissance (ou un nouveau départ) pour Tsui Hark qui renoue avec la rage qui l'animait à l'époque de L'Enfer Des Armes.

Ne voulant pas clairement placer l'époque où se déroule son film, Tsui Hark met en place une sorte d'heroïc fantasy barbare hors du temps qui rappelle les écrits de R.E. Howard
quand il décrit la lame comme un personnage,
une idole devant laquelle on se prosterne comme si la seule religion possible était le combat et la sauvagerie.
Le long métrage devenant ainsi un récit beaucoup plus universel que le simple Wu Xia Pan pour devenir la version définitive d'un mythe.

Dans la nuit des temps
7.1
2.

Dans la nuit des temps (1995)

Fa yuet gaai kei

1 h 44 min. Sortie : 13 avril 1995 (Hong Kong). Romance, Fantastique, Comédie dramatique

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 9/10.

Annotation :

Cette fois Tsui Hark est en roue libre et annonce la couleur dès le début en reprenant a son compte l'ouverture des cartoons de la Warner !

Mettant en scène le couple qui avait triomphé l'année précédente dans The Lovers, le réalisateur insomniaque conçoit un hasardeux mélange entre Le Fantôme de Mme Muir, Retour vers le Futur 2 et Un Jour Sans Fin !

Le projet est pour le moins casse-gueule mais Hark parvient a canaliser son imagination débordante et fait un carton plein a tous les niveaux : Comédie Romantique , Fantastique et Action ; tout est maitrisé et rendu fluide par une camera virevoltante qui semble avoir découvert le mouvement perpétuel.

Le rythme est trépidant sans être hystérique profitant d'SFX numériques limites mais très bien dosés où chaque scènes semble vouloir surpasser en originalité la précédente !

L'alchimie entre Charlie Yeung et Nicky Wu est telle que l'on suit sans mal cette histoire de fantômes qui voyagent dans le temps jusqu'à une dernière demi-heure complètement folle.
A ce moment-là, tout les enjeux ont été clairement posés et le spectateur n'est jamais perdu au milieu de cette profusion de personnages qui se croisent et se recroisent dans des retournements de situations constants.

Dans une maitrise absolue de son art, Tsui Hark impose son film comme un étendard de son cinéma flamboyant et excessif !

Il était une fois en Chine
7.4
3.

Il était une fois en Chine (1991)

Wong Fei Hung

2 h 14 min. Sortie : 18 mars 2000 (France). Aventure, Arts martiaux, Historique

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 9/10.

Annotation :

Avec 30 ans au compteur, le film a étonnamment bien vieilli et reste un sommet de la filmo de Hark.
Pierre de touche de l'âge d'or du cinéma HK ; bénéficiant d'une direction artistique de malade (aider aussi par 6 directeurs de la photo !!), 'Il était Une Fois...' marque aussi l'apogée du système de la "Film Workshop" et d'un Jet Li au top (même si, blessé sur le tournage, il est largement doublé lors des combats).

En bref, du mythique générique sur la plage jusqu'au combat aux échelles le métrage enchaine les scènes d'anthologie sur un rythme qui ne faiblit jamais sans tomber dans l'hystérie.
Peut être le film le plus "fluide" de Tsui Hark, en tout cas son plus abordable.

Green Snake
7.4
4.

Green Snake (1993)

Ching se

1 h 39 min. Sortie : 4 novembre 1993 (Hong Kong). Drame, Fantasy

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 9/10.

Annotation :

Au sommet de sa popularité et bénéficiant d'une liberté totale, Tsui Hark en profite pour réactiver un projet avec Gong Li qu'il avait abandonné dans les années 80 : une nouvelle adaptation de la légende du serpent blanc.

Entre deux aventures de Wong Fei Hung, Hark continue son travail de réinterprétation des mythes chinois en y injectant une forte dose d'érotisme grâce à un sublime duo d'actrices : Joey Wong & Maggie Cheung.

Le tournage en studio rajoutant a l'atmosphère onirique, le réalisateur est en pleine possession de ses moyens pour livrer une suite de tableaux plus fastueux les uns que les autres portés par la musique envoutante de James Wong et la beauté incandescente de Maggie Cheung.

On pourra toujours faire la fine bouche devant quelques effets spéciaux numériques pour le moins hasardeux mais le cinéma de Tsui Hark atteint ici un point équilibre rare entre générosité visuelle et critique discrète des dogmes religieux

Un film magique qui semble encapsuler toute la beauté du cinéma HK de ces années-là, d'une poésie incroyable difficile à appréhender à la première vision.

L'Enfer des armes
7.3
5.

L'Enfer des armes (1980)

Dai yat lui ying aau him

1 h 35 min. Sortie : 30 juillet 1985 (France). Drame, Gangster, Policier

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Pour son premier film contemporain Tsui Hark frappe très fort ;
l'histoire est archi célèbre :
Échaudé par les échecs commerciaux de ces précédents forfaits, l'auteur décide de s'inspirer d'une série d'attentats qui ont secoués l'archipel britannique dans les années 70 pour livrer un film subversif et ultra agressif :
Hong Kong y est décrit comme au bord de l'implosion où le danger est partout, la jeunesse est complètement paumée, le racisme larvé et les policiers sont bêtes a manger du foin !

Filmé dans la rue et sans autorisations, Hark retrouve l'énergie des poliziottesco italiens et des yakuza eiga de Kenji Fukusaku.
Sauf que le film se verra complètement interdit et Tsui Hark sera obligé de bricoler dans l'urgence une vague intrigue d'espionnage pour relier avec une sous intrigue déjà présente...

Le métrage qui ressort de ce bricolage est un film d'exploitation crapoteux filmé dans un glorieux cinémascope.
Une narration tout en virages serrés qui peine à faire vivre ses personnages perdus dans un maelström de violence qui les conduira fatalement dans un cimetière.

Le film sera encore un échec cuisant au box office avant de devenir un objet culte dans les années 80 (Merci Christophe Gans et la VHS Scherzo !) puis sera redécouvert dans sa version d'origine inclus dans l'indispensable coffret DVD "La Trilogie Du Chaos" (Merci Christophe Gans et HK Vidéo !)

Peking Opera Blues
7.7
6.

Peking Opera Blues (1986)

Do ma daan

1 h 44 min. Sortie : 6 septembre 1986 (Hong Kong). Action, Comédie dramatique, Drame

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Devenu producteur sur Shangai Blues, Tsui Hark a fondé la Film Workshop et gagné son indépendance.
Il réitère l'expérience dans le film d'époque avec ce Pekin Opéra Blues de haute volée se déroulant cette fois ci dans la chine de 1913.

La considérant comme une métaphore de son pays, Hark profite de cette salle d'opéra pour y appliquer sa recette du mélange de genres :
Vaudeville, espionnage, action, fable politique, comédie musicale ou même potache...
Tous se télescopent dans un joyeux foutoir rythmé par des emprunts au score de Peter Gabriel pour Birdy.

En suivant 3 femmes venant de différents milieux sociaux perdues au milieux d'un tourbillon de quiproquos et d'intrigues politique d'une chine alors en pleine révolution, Tsui Hark (aidé par Chin Siu-Tung aux chorégraphies) montre un plaisir enfantin à filmer ce manifeste de sa carrière a venir !

Detective Dee - La Légende des rois célestes
6.4
7.

Detective Dee - La Légende des rois célestes (2018)

Di Renjie zhi Sidatianwang

2 h 12 min. Sortie : 8 août 2018 (France). Arts martiaux, Aventure

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Suite directe du précédent opus, La Légende Des rois Célestes représente une sorte d'accomplissement pour le Tsui Hark des années 2010, celui qui doit travailler désormais pour la Chine Continentale semble avoir les pleins pouvoir sur sa franchise...

Le cinéaste s'autorise tous les délires, passe en revue ces multiples influences :
Certains méchants semblent tout droits sortis d'un anime de Kawajiri ;
le moine bouddhiste rappelle le cinéma de King Hu, etc...
Délaissant le coté enquête des premiers films, Tsui Hark livre un divertissement plus fou, plus généreux et plus délirant plongeant dans la Dark Fantasy ; nous proposant ce qu'aurait du être Legend Of Zu avec des SFX à la hauteur cette fois.

En racontant les origines des relations tendues entre Dee et l'impératrice, le film nous explique la nécessité de la rébellion face au pouvoir en place dans un tourbillon d'idées visuelles folles qui culmine dans un dernier quart d'heure d'anthologie !

Il était une fois en Chine 2 : La Secte du lotus blanc
7.5
8.

Il était une fois en Chine 2 : La Secte du lotus blanc (1992)

Wong Fei Hung II: Nam yee tung chi keung

1 h 53 min. Sortie : 18 mars 2000 (France). Arts martiaux, Aventure, Historique

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Un opus plus politique et plus noir que le précédent, La secte du lotus blanc est à "Il était Une Fois En Chine" ce que "Le temple Maudit" est aux "Aventuriers De L'Arche Perdue".

Largement au niveau du premier et bénéficiant d'un duo de méchant charismatique (Hung Yan Yan et Donnie Yen !), le film offre quelques magnifiques bastons aériennes chorégraphiés par Yuen Woo-Ping dans un style plus "comic book".

Le vétéran David Chiang apporte une touche de gravitas entre des intermèdes comique mieux gérés et des scènes de marivaudages avec Tante Yee.

Jet Li semble encore plus a l'aise dans le rôle de Wong Fei Hung pris entre religion et politique en pleine révolte des boxeurs.

Zu - Les Guerriers de la montagne magique
6.8
9.

Zu - Les Guerriers de la montagne magique (1983)

Suk san: Sun Suk san geen hap

1 h 34 min. Sortie : 5 février 1983 (Hong Kong). Arts martiaux, Aventure, Comédie

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

En 1983, La vénérable Golden Harvest décide d'engager Tsui Hark (alors vu comme une valeur montante du cinéma de l'archipel) pour concevoir un blockbuster à l'échelle de Hong Kong qui serait une porte d'entrée vers le marché occidental.
Le producteur Raymond Chow déroule le tapis rouge au jeune prodige qui a la folle ambition de recréer a l'écran une mythologie complexe inspirée d'une longue série de nouvelles publiées dans les années 30.

Les méthodes de tournage entre inspirations improvisées et des changements incessants de scripts auront vite raison de la patience des financiers qui presseront Hark de finir son film au plus vite pour arrêter l'hémorragie du budget.

Le jeune réalisateur finira donc son film a la tête de trois équipes de tournage tout en essayant de concevoir des effets spéciaux complètement inédit pour le cinéma Hong-Kongais de 1983.

En résulte un film devenu aujourd'hui mythique pour tout fan du cinéma asiatique de cette époque bénie.

Si il est tout bonnement impossible de résumer clairement l'intrigue de ce film de fou furieux, on ne peut que être admiratif devant l'ambition sans limite du projet.
Sorte de modernisation hystérique du cinéma de King Hu, Zu tient plus de l'expérience sensorielle que du récit chevaleresque auquel on peut s'attendre en regardant le film.

Pleinement apprécier le film proposé par Tsui Hark nécessite un certain lâcher prise, il faut accepter les enjeux confus, les lieux et les personnages innombrables ou les brusques changements de ton qui perdent très vite le spectateur le plus attentif !

Il ne faut surtout pas chercher à comprendre pour pouvoir apprécier ses chorégraphies somptueuses, ses costumes et ses décors majestueux, son humour constant et sa photo magnifique qui éclaire une série de péripéties trépidantes sortie de l'imagination d'un cerveau hyperactif.

Malgré un climax au SFX qui font mal au yeux et un final improvisé par une équipe qui ne savait pas comment terminer son film !

Même si le film ne sera pas le carton attendu, Zu deviendra avec le temps un des jalons les plus importants de ce qui deviendra la nouvelle vague de cinéma HK des années 80.

Mais devant le peu de succès du film au box office local, la Golden Harvest se résoudra à se séparer de Tsui Hark et produire un remontage du film pour le marché américain... sans plus de succès.

Le Festin chinois
7
10.

Le Festin chinois (1995)

Gam yuk moon tong

1 h 40 min. Sortie : 28 janvier 1998 (France). Comédie, Romance

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

En 1991, sur le tournage d'Il Etait Une Fois En chine ; Tsui Hark et Yuen Biao échangent des idées autour d'un projet de comédie sur la cuisine.
Une fois le tournage terminé Bao s'en va pitcher l'idée à Ronny Yu qui tourne le film dans la foulée (Shogun and Little Kitchen).
D'un naturel rancunier, Hark coupe les ponts avec Yuen Biao et ne l'engage pas pour les nombreuses suites de la saga de Wong Fei Hung.

Quelques années plus tard, Raymond Wong propose au tempétueux réalisateur une comédie de nouvel an ; projet qui a pour habitude de cartonné au box office.
Hark accepte avec enthousiasme surtout que ces dernières réalisations (The Lovers, Green Snake...) n'ont pas vraiment déplacées les foules.

Mettant sa mise en scène ample et dynamique au service de cette comédie culinaire, Hark s'éclate a filmer une galerie de personnages tous plus branques les uns que les autres.

Et même si il use et abuse du grand angle, sa maitrise formelle ne prend pas le pas sur un récit classique de film Kung fu où les écoles d'arts martiaux et les maitres chinois sont remplacés par des restaurants et des chefs cuistot.

Le cinéaste revenant ainsi sur l'opposition entre tradition et modernité déjà au cœur de la série des Il Était Une Fois En Chine.

Les scènes et le gags plus ou moins finaud s'enchaine sans temps mort, on y croise les habituels Hung Yan-Yan et Chui Man-Cheuk (qui s'affronteront de manière beaucoup plus brutale dans The Blade...) et Hark en profite pour faire un petit clin d'œil au frère ennemi John Woo au cours d'une scène où la police investi le restaurant.

Le résultat de cette tambouille est une comédie euphorisante à l'humour bon enfant qui explosera le box office comme prévu.
Quoi de plus normal pour ce feel-good movie imparable servi par un couple charismatique !

L'Auberge du Dragon
7.4
11.

L'Auberge du Dragon (1992)

San lung moon hak chan

1 h 28 min. Sortie : 27 août 1992 (Hong Kong). Arts martiaux

Film de Ching Siu-Tung, Tsui Hark et Raymond Lee Wai-Man

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Soi-disant réalisé par Raymond Lee, ce remake libre du classique de King Hu transpire le style de Tsui Hark par tout les pores !

Aidé par un casting solide dominé par une sublimissime Maggie Cheung en tenancière qui fait manger les récalcitrants par sa clientèle ; Ching Siu-tung et Tsui orchestrent un ballet de toute beauté à l'intérieur d'une auberge perdue dans un désert très photogénique.
Une esthétique qui préfigure celle des Cendres Du Temps de Wong Kai-Wai.

Même si l'histoire du mariage plombe l'intrigue au trois quarts du film, le combat final face à Donnie Yen est complètement taré et laisse le souvenir d'un film visuellement splendide et ultra généreux !

Histoires de cannibales
6.7
12.

Histoires de cannibales (1980)

Di yu wu men

1 h 30 min. Sortie : 2 avril 1980 (Hong Kong). Comédie, Épouvante-Horreur

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Dans une démarche ouvertement commerciale, le jeune Tsui Hark trouve le ton juste entre comédie satirique à l'humour absurde et film d'horreur méchant.

Bercé par les morceaux les plus bruitistes de la B.O. de Suspiria et un petit hommage musical à Wong Fei Hung (tiens, tiens...)
Le réalisateur nous présente une galerie de perso tous plus allumés les uns que les autres :
Un agent secret aussi efficace que l'inspecteur Clouseau, du travelo serial violeur au chef de la police en passant par le voleur binoclard chaque personnage est parfaitement caractérisé et a droit à sa petite scène ;

Ce qui amène un petit ventre mou au milieu du film entre une ouverture intrigante et bien gorasse puis un final apocalyptique qui renvoie tout le monde dos à dos lorsque nos héros sont obligés de cuisiner de la viande humaine pour s'en sortir...

Une œuvre provoc qui tire sur tout ce qui bouge avec des combats chorégraphiés par Corey Yuen.
Malgré une belle maitrise visuelle, le film semble partir dans tout les sens sans savoir où aller.
Un défaut qui est peut être la qualité première de ce film de sale gosse !

La Bataille de la Montagne du Tigre
6.3
13.

La Bataille de la Montagne du Tigre (2014)

Zhì qu weihu shan

2 h 21 min. Sortie : 17 juin 2015 (France). Aventure

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

En réactivant un vieux projet de réadaptation d'un classique de l'opéra de propagande chinoise, Tsui Hark sait que le cinéma chinois est aujourd'hui très diffèrent de ce qu'il aurait pu faire à Hong Kong dans les années 90.

En faisant passer le discours politique au second plan et en mettant l'accent sur le spectacle et l'action, Hark réussi ce qu'il avait raté avec The Raid en 1991 : un pur film Comic Book, un divertissement naïf et sans cynisme.
S'inspirant de faits réels se déroulant pendant la guerre civile chinoise, le film se donne des allures de serial des années 50 avec ses méchants haut en couleurs et ses scènes d'actions over the top (qui bénéficient d'une 3D impressionnante !).

Si on oublie son origine propagandiste, le film reste un blockbuster maitrisé (Hark calme un peu sa caméra pour composer des plans d'une classe folle) et tellement généreux qu'il rajoute un climax digne d'un Indiana Jones dans son générique final !

Detective Dee II - La Légende du dragon des mers
6.4
14.

Detective Dee II - La Légende du dragon des mers (2013)

Di Renjie: Shen du long wang

2 h 13 min. Sortie : 6 août 2014 (France). Arts martiaux, Policier, Aventure

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Archétype de la suite better and louder, La Légende Du Dragon Des Mers est un prequel plus épique que son prédécesseur où Tsui hark semble plus a l'aise.

La camera virevoltante se met au service des idées les plus folles, notamment lors de la première partie du film où un jeune Dee se retrouve mêlé a une intrigue de cour qui permet a Tsui Hark de livrer une relecture de la belle et la bête où il retrouve par instant ces moments de poésie qui caractérise son cinéma et qui manquaient cruellement au premier opus.

Une première partie plus orienté enquête qui se conclut lorsque notre héros fait boire de l'urine d'eunuque à toute la cour impériale :
une situation burlesque qui rappelle le coté anarchiste du réalisateur d'Histoires De Cannibales.

La deuxième partie qui voit la traque du fameux dragon est largement plus spectaculaire et enquille généreusement les scènes d'actions over the top pleines de monstres, de magie et de combats épiques.

Plus que le premier film, ce deuxième Detective Dee (ré)-installe Tsui Hark au sommet des réalisateurs de super productions chinoises.

Detective Dee - Le Mystère de la flamme fantôme
6.4
15.

Detective Dee - Le Mystère de la flamme fantôme (2010)

Di Renjie: Tong tian di guo

2 h 02 min. Sortie : 20 avril 2011 (France). Action, Arts martiaux, Policier

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 8/10.

Annotation :

Après le semi échec de Seven Swords, Detective Dee marque le véritable départ de Tsui Hark vers une nouvelle partie de carrière qui le voit s'intégrer dans le cinéma de Chine continentale.

L'électron libre de Hong Kong laisse place a un artisan génial qui emballe une super production épique pour le parti, alors qu'un certain classicisme remplace l'hystérie des premiers essais.
On pourra débattre des heures sur le fait que le cinéaste de L'enfer Des Armes s'est assagi ou s'est vendu, il est clair que l'on perd en poésie ce que l'on gagne en efficacité.

Délaissant la volonté de réalisme brut à l'œuvre sur Seven Swords, Tsui Hark revient vers l'heroic fantasy de Zu avec cette adaptation très libre de la saga littéraire du Juge Ti (inspirée d'un véritable personnage historique - Ce que Hark avait déjà fait avec Wong Fei Hong).
Avec l'aide de Sammo Hung aux chorégraphies et une utilisation moins catastrophique des CGI que dans Legend Of Zu, le réalisateur livre un vrai récit d'aventures pulp dans des décors majestueux et une photo irréprochable ; il s'inspire du jeu vidéo (notamment lors de la scène du marché fantôme) et offre un excellent rôle à Andy Lau qui se révèle impérial dans la peau de ce Sherlock Holmes Chinois.

Personnage qui pourrait bien se voir comme un double de Tsui Hark : Jeté en prison pour avoir été trop agité, il se retrouve obligé de négocier avec le pouvoir en place pour faire se qu'il sait faire de mieux : nous en mettre plein la vue !

Il était une fois en Chine 3 : Le Tournoi du Lion
6.6
16.

Il était une fois en Chine 3 : Le Tournoi du Lion (1993)

Wong Fei Hung III: Si wong jaang ba

1 h 49 min. Sortie : 8 novembre 2000 (France). Aventure, Arts martiaux, Historique

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 7/10.

Annotation :

Toujours aussi bien réalisé, ce troisième épisode des aventures de Wong Fei Hung creuse encore un peu plus le portrait d'une chine déchirée entre tradition et modernité.
La romance avec Tante Yi prend plus de place dans l'intrigue et donne un ton plus léger a cet opus plus calme que les précédents.

Les combats réglés par Yuen Bun ont lâchés toute forme de réalisme pour aller vers le spectaculaire câblé.
La performance de Hung Yan Yan préfigure son personnage de The Blade.

Malgré un final un poil confus, ça reste du bon divertissement.

Double Dragon
6.1
17.

Double Dragon (1992)

Seong lung wui

1 h 40 min. Sortie : 15 janvier 1992 (Hong Kong). Action, Comédie

Film de Ringo Lam et Tsui Hark

PreacherMan a mis 7/10.

Annotation :

Datant de 1992, alors que sa compagnie Film Workshop est au firmament et règne sur le box office HK, Double Dragon fait figure de récréation dans la filmo du cinéaste.

Ce film de charité (dont les bénéfices seront reversés à la guilde des réalisateurs) a l'intrigue peu crédible sert surtout de prétexte à toute une bande de stars de l'archipel venues s'amuser devant la camera, et a ce niveau là c'est vraiment la foire aux caméo :

A part les réal du film Tsui Hark et Ringo Lam qui apparaissent en mécano jouant au cartes, on croise Kirk Wong (en méchant grimaçant), Eric Tsang, David Wu, Philip Chan, Wong Jing (l'immortel auteur de Nicky Larson finit encastré dans un mur !) et même John Woo dans le rôle d'un prêtre !

Partant du même postulat que le classique de JCVD Double Impact, le film prend rapidement la forme d'une parodie des héroïc bloodshed de John Woo alors très en vogue a l'époque.

Entre la scène d'intro où le méchant fuit un hôpital avec un flingue dans une main et un bébé dans l'autre jusqu'au final dans le garage où quelques plans semblent tout droit sorti de Hard Boiled (les 2 films partagent le même chef operateur) les renvois ne manquent pas ; surtout que Jackie Chan se retrouve attifé comme les héros de Better Tomorrow dans une scène de night club !

Le film ayant été tourné très vite, les 2 réalisateurs se partagent les taches ; Ringo Lam filment les scènes d'action :
Son style caméra a l'épaule fait des merveilles notamment lors de l'impressionnante course poursuite avec le camion.

Jackie Chan s'occupe des combats tandis que Tsui Hark règle les virevoltantes scènes de comédies où les deux sosies ne cessent de se croiser devant la délicieuse Maggie Cheung.

Des scènes sympathiques aux effets spéciaux assez convaincants pour un Jackie Chan dans la bonne moyenne de ce qu'il faisait à l'époque.

Shanghai Blues
7.5
18.

Shanghai Blues (1984)

Shang Hai zhi yen

1 h 44 min. Sortie : 11 octobre 1984 (Hong Kong). Comédie, Drame, Romance

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 7/10.

Annotation :

Sorti épuisé des tournages de Zu et Mad Mission 3 ; Hark est bien décidé de devenir son propre producteur. Il créé la Film Workshop et tourne ainsi Shanghaï Blues en toute indépendance.

Racontant une histoire d'amour contrariée par la guerre, Tsui calme un peu sa mise en scène et s'essaie pour la première fois au mélange des genres qui deviendra plus tard une de ces marques de fabriques.
Le résultat est un étrange film, un peu hybride qui passe du mélo flamboyant à la Douglas Sirk aux comédies à la Blake Edwards sans prévenir.

Tsui Hark s'amuse avec sa liberté fraichement acquise et n'a pas peur de nous perdre en saupoudrant son film de numéros musicaux et de quelques saillies satiriques quand il s'agit de dépeindre les autorités.

On se laisse néanmoins embarqué par ce joli ménage à trois sans temps mort (même si Sally Yeh n'est clairement pas la meilleure actrice du monde...) en constatant que le réalisateur vient de trouver une formule qui va perfectionner dans la suite de sa filmographie...

Roboforce
5.9
19.

Roboforce (1988)

Tit gaap mou dik maa lei aa

1 h 40 min. Sortie : 10 mars 1988 (Hong Kong). Action, Science-fiction, Comédie

Film de Tsui Hark, David Chung et John Sham

PreacherMan a mis 7/10.

Annotation :

Conçu au départ comme une version Hong-Kongaise du Metropolis de Fritz Lang, Robo force est l'une des rares incursion de Tsui Hark dans le domaine de la science fiction (genre qu'il retentera quelques années plus tard avec Wicked City).

Mais la production devient vite la victime de l'ego démesuré de son producteur qui se bombarde également acteur avec son coproducteur John Sham !
Le scenario est réécrit au jour le jour, le tournage est le théâtre des prises de becs constantes entres les 2 producteurs ainsi que de grosses tensions entre Hark et l'actrice Sally Yeh et un David Chung au milieu de tout ça vite dépassé par l'ampleur du projet.

Mais l'énergie communicative du film fait vite oublier le manque flagrant de moyens, sans être hystérique Roboforce enchaine les séquences mémorables sans faiblir :
de l'intro avec son robot géant qui se bat contre la police jusqu'à l'assaut final dans le repaire des méchants en passant par la poursuite dans les bois avec ses gangsters câblés, le film se donne des allures de sentaï japonais.

Même si on peut lui reprocher des scènes de comédies un peu longues et un personnage interprété par Tony Leung parachuté dans le métrage au milieu du tournage (et ça se voit)
Roboforce ressemble a une grande cour de récréation peuplé de gamins turbulents qui se laisse suivre sans lasser jusqu'à la fin où l'on a droit à un caméo de l'ami John Woo dans le générique !

La Légende de Zu
5.9
20.

La Légende de Zu (2001)

Shu shan zheng zhuan

1 h 44 min. Sortie : 9 août 2001 (Hong Kong). Action, Aventure, Fantasy

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 7/10.

Annotation :

Si le premier Zu est souvent présenté comme la réponse Hong Kongaise à La Guerre Des Etoiles,
alors de son coté La Légende De Zu serait la réponse de Tsui Hark à La Menace Fantôme !!

Mais contrairement à George Lucas, Hark n'oriente pas son film vers le public enfantin mais s'intéresse a un groupe de divinités en lutte contre les forces du mal sans se soucier d'un quelconque point de vue humain (représenté par le personnage de Yuen Biao dans le premier film)
en résulte un film décousu tout aussi fou et incompréhensible que le premier volet.

L'influence (revendiquée) du film de Lucas se ressent surtout dans l'utilisation abondante des effets spéciaux numériques qui ont convaincu Tsui Hark de se lancer dans cette suite qu'il voulait mettre en chantier depuis un bon moment ...
...et le moins que l'on puisse dire c'est que ces effets spéciaux sont vraiment le gros point faible du film.

Même s'il permettent au réalisateur de concrétiser quelques fulgurantes visions poétiques ; la plupart du temps ce déluge de SFX foireux dessert un film qui offre quelques superbes combats, une réalisation plus posée que d'habitude et un ton plus dramatique qui le différencie radicalement du premier opus.

Dragon Gate - La Légende des sabres volants
5.9
21.

Dragon Gate - La Légende des sabres volants (2011)

Long men fei jia

2 h 02 min. Sortie : 15 décembre 2011 (Chine). Action, Aventure, Arts martiaux

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 7/10.

Annotation :

Commençant comme une nouvelle relecture du Dragon Inn de King hu, le film dévie complètement lors de l'apparition de Jet Li au milieu d'une scène qui calque les 2 précédentes itérations.
Le récit se dirige alors vers quelque chose de plus épique et se révèle être une suite au film de 1992 (sans Maggie Cheung, dommage...)

Le problème c'est que l'histoire prend tellement d'ampleur au fil de son déroulement que l'on est vite perdu dans cette profusion d'intrigues qui mêle politique, espionnage, sosie, et chasse au trésor au milieu d'un aréopage de personnages reléguant le pauvre Jet Li au niveau d'un second rôle !

Reste le plaisir de voir Tsui Hark découvrir la 3D numérique et sa réalisation qui se fait donc plus posée (du moins dans la version "a plat" que j'ai vue).

Même si les doublures numériques ont remplacées le Kung fu câblé, les scènes d'actions restent ultra efficaces et le tout donne un très bon divertissement pour peu que l'on zappe les méandres d'une histoire très complexe et une musique un poil envahissante...

Le Syndicat du crime 3
5.8
22.

Le Syndicat du crime 3 (1989)

Ying hung boon sik III jik yeung ji gor

1 h 54 min. Sortie : 20 octobre 1989 (Hong Kong). Action, Drame, Gangster

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 6/10.

Annotation :

S'inspirant d'une idée de John Woo lancée pendant la pré production du second opus,
Le Syndicat Du Crime 3 marque la fin de la collaboration entre les 2 réalisateurs star de Hong Kong.
Divorce d'autant plus douloureux que Woo ira tourner au même moment sa version :
le génial "Bullet In The Head".

Les deux films ont beaucoup de points communs a commencé par le contexte historique de la chute de Saïgon.
Le tournage au Vietnam sera l’occasion pour le réalisateur de revenir sur les lieux de son enfance, malgré cela ce sera un tournage sous tension endeuillé par la mort accidentelle d’un technicien.

Reprenant à son compte quelques figures de styles comme les gunfights avec un automatique dans chaque main ;
Tsui Hark le contrebandier utilise les oripeaux du cinéma de Woo pour mieux trahir l’esprit de la saga :
Ce préquel décrit Mark comme un piètre tireur qui apprendra l’usage des armes grâce au personnage interprété par la fascinante Anita Mui qui lui offrira ses lunettes et son long manteau iconiques.
Le féminin étant un élément pratiquement absent des deux premiers films a l'univers très masculin, c'est une manière pour Tsui Hark de se réapproprier les films de John Woo

Tsui Hark livre un joli mélodrame à la reconstitution soignée, aux scènes d'actions efficaces qui livrent leur lot d'idées barrées.

On suit ce triangle amoureux tragique excellement incarné par un trio d'acteurs au top de leur forme en se posant une question néanmoins essentielle :
Est-ce que ce préquel était bien utile ?

Seven Swords
6.4
23.

Seven Swords (2005)

Chat gim

2 h 33 min. Sortie : 30 novembre 2005 (France). Arts martiaux, Aventure

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 6/10.

Annotation :

En 2005, Seven Swords devait être le film de la renaissance pour Tsui Hark.
Depuis 1995, le maitre et sa compagnie (la Film Workshop) peinent a convaincre le box-office sans parler des sorties de route genre "Double Team" ou "Black Mask" qui laissent la majorité des fans du cinéaste sur le carreau.
Adapté d'un classique de la littérature Wu Xia, cette lointaine relecture du film de Kurosawa est annoncée comme un projet pharaonique : une série télé, 7 films (!!!), des BD, un jeu video, etc...
"Seven Swords" est lancé comme "Matrix" ou autre blockbuster hollywoodien de la même époque :
Un vaste projet multimédia prêt a tout défoncer sur son passage.

Et les intentions de Tsui Hark sont claires : Back to the basics !
Prendre le contre pied des combats abstraits des films d'Ang Lee et Zhang Yimou réglés par Yuen Woo-Ping.
Pour cela le réalisateur s'adjoint les services de Liu Chia-Liang chorégraphe des mythiques "36ème Chambre de Shaolin" pour un résultat qui se veut plus réaliste ; moins câblé qu'a l'accoutumé.

A la tête de 3 équipes avec 3 chorégraphes de combats et 3 directeurs de la photographie dans des conditions de tournages extrêmes ; Hark a les moyens de ses ambitions...

Aujourd'hui que reste-t'il de ce prototype de blockbuster chinois ?

Fort de plus de 25 ans de carrière, Hark tente un mix entre "The Blade" et "New Dragon Inn", l'expérimentation visuelle du premier (le massacre dans le village au début du film)
et le coté pulp du second (les combats over the top et les intrigues qui s'entrecroisent).

Le tout se dilue malheureusement dans un film mal rythmé qui s'essouffle vite après une première heure enthousiasmante.
Trop confus, le métrage s'avance difficilement vers un final spectaculaire alourdi par des flash back intempestifs !

Malgré une superbe facture visuelle et un Sun Hong-Lei qui s'éclate dans son rôle de méchant, le film est trop long, trop chargé de sous intrigue inutiles...
Pas sûr que la fantasmagorique version de 4h 30 rêvée par les fans vienne régler tous les défauts ce projet inégal.

Dr Wong et les Pirates
6.3
24.

Dr Wong et les Pirates (1994)

Wong Fei Hung chi neung: Lung shing chim pa

1 h 41 min. Sortie : 8 novembre 2000 (France). Aventure, Arts martiaux, Historique

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 6/10.

Annotation :

Retour de Tsui Hark (et du grand angle !) aux affaires pour ce cinquième épisode de la saga.

La première partie fait la part belle aux sidekicks comiques du Docteur (qui sont passés à quatre pour cet épisode !) et aux triangle amoureux entre Wong Fei Hung et les deux tantes.
Tout ceci est très charmant mais on s'ennuie poliment pendant les 50 premières minutes.

Jusqu'à que toute la bande investisse le repaire des méchants pirates et à ce moment la mise en scène se fait plus baroque ; les scènes d'action et de comédie s'enchainent retrouvant le rythme de croisière des premiers opus.

On a remplacer les coups de tatanes par les flingues et joyeusement oublié le contexte historique qui tenait la saga depuis ses débuts mais l'énergie des acteurs et de la réal assurent le spectacle.

Mad Mission 3: Our Man from Bond Street
5.3
25.

Mad Mission 3: Our Man from Bond Street (1984)

Zui jia pai dang 3: Nu huang mi ling

1 h 27 min. Sortie : 21 novembre 1984 (France). Action, Comédie

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 6/10.

Annotation :

Sous contrat avec Cinema City, Tsui Hark se retrouve en charge de la réalisation du troisième opus de la série phare de la compagnie.

Après avoir activement participé aux deux premiers films avec un caméo et un second rôle marquant dans le deuxième épisode, Hark passe derrière la caméra pour cette comédie d'action en forme de parodie de James Bond qui multiplie les cascades et les gags bon enfant.

Nanti d'un budget confortable, sur le tournage Hark perfectionne sa méthode de travail à plusieurs équipes et tente encore une fois d'intégrer les effets spéciaux au cinéma de Hong Kong.
Malheureusement, le résultat dû aux mêmes équipes en charge de ceux de "Zu, Les Guerriers De La Montagne Magique" est rarement a la hauteur des attentes.

Le film reste une sympathique pause dans la carrière du réalisateur insomniaque.
Efficace et sans temps mort.

The Raid
5.8
26.

The Raid (1991)

Cai shu zhi heng sao qian jun

1 h 35 min. Sortie : 28 mars 1991 (Hong Kong). Aventure

Film de Ching Siu-Tung et Tsui Hark

PreacherMan a mis 6/10.

Annotation :

A l'époque où il est sur le toit du monde, Tsui Hark réactive un vieux projet de la Film Workshop datant du milieu des années 80 : l'adaptation d'une antique BD mettant en scène Oncle Choi, un soldat chinois traversant les événements historiques durant l'invasion japonaise à la manière d'un Indiana Jones asiatique.

Pour ce faire, il réuni l'équipe gagnante des "Histoires De Fantômes Chinois" ainsi que son ami de toujours le producteur-acteur Dean Shek (que Hark avait réussi a imposé dans "Le Syndicat Du Crime 2") en plus d'un impressionnant casting.

Le film commence très bien avec une scène qui met en pratique la fameuse théorie de Hitchcock dite de "la bombe sous la table" mais au fur et a mesure le métrage s'étiole en multipliant les hommages au comics et les quiproquos sentimentaux.

Au milieux des scènes d'actions bourrines, on reconnait ici ou là la patte de Tsui Hark (la bicoque isolée de "The Blade", la prise de la base de "La Bataille De La Montagne Du Tigre...) malheureusement la dream-team de la Film Workshop oublie en route la poésie des "Histoires De Fantômes Chinois" et en résulte un joyeux foutoir ; pas déplaisant mais qui se suit sans grand enthousiasme.

Le public fut du même avis et "The raid" fit un four qui mit fin a la carrière d'acteur de Dean Shek !

Butterfly Murders
6.4
27.

Butterfly Murders (1979)

Die bian

1 h 25 min. Sortie : 20 juillet 1979 (Hong Kong). Arts martiaux, Fantastique

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 6/10.

Annotation :

Après avoir fait ses armes sur la série télé à succès "Golden Dagger Romance" ; Tsui Hark se voit offrir la possibilité de partir à Taiwan pour réaliser son premier long métrage pour le cinéma.

S'inscrivant dans l'héritage du Wu Xia Pian classique pour l'amener vers la fable politique le jeune réalisateur pêche par ambition.
Malgré une vraie assurance dans la composition des cadres et une ambiance gothique lorsqu'on parcourt les souterrains ; une intrigue a base d'une complexe guerre de clans et pas aidée par des explications en voix off plombe le film par quelques scènes très bavardes !

Commençant comme une enquête a la Agatha Christie, progressivement le film se mue en un huis clos lardé de scènes directement sorties des films d'exploitation des années 70 mettant en scène des attaques de papillons agressifs assez impressionnantes.
Une fois l'enquête résolue, Tsui Hark oublie un peu ses ambitions métaphoriques pour enchainer les scènes de combats digne d'un comic-book !

Un film a petit budget sauvé par des scènes d'actions ultra-dynamiques mises en scènes par un cinéaste qui reste a confirmer.

Double Team
4.2
28.

Double Team (1997)

1 h 35 min. Sortie : 16 juillet 1997 (France). Policier, Action

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 5/10.

Annotation :

Profitant de l'angoisse suscitée par l'approche de la rétrocession de Hong Kong à la chine en 1997 chez les cinéastes de la colonie anglaise, des producteurs américains peu scrupuleux se livrèrent a cette époque a un bien étrange bizutage avec les réalisateurs Chinois qui débarquaient aux USA :
Ils devraient réaliser un film d'action avec Jean Claude Van Damme !
Bien cruelle tradition dont fut victime John Woo et Ringo Lam avant que ne vienne le tour de Tsui Hark...

Lassé des adaptations de légendes chinoises, le réalisateur de The Blade se lance donc dans une réinterprétation du Prisonnier avec JCVD en Numéro 6 dans une intrigue qui cligne de l'œil au frère ennemi John Woo en renversant l'argument de Volte/Face
(c'est le terroriste cette fois qui perd son enfant sous les balles du héros).

Mais l'histoire devient vite sans queue ni tête, servant juste de prétexte aux trio de diva que forment Van Damme, Rodman et Rourke a faire leurs numéros devant la caméra (débullée) de Hark chacun leur tour.
Et quand on connait l'attitude bouillante de ce dernier sur un plateau, on se dit qu'il y a un passionnant making of a faire sur ce tournage qui se déplaça du sud de la France à Rome en passant par la Belgique.

Même si on peut retrouver le talent de Hark au détour d'un plan, on reste surtout dubitatif devant ce kamoulox de plusieurs millions de dollars où l'on passe des cascades de Remy Julienne aux chorégraphies de Sammo Hung (arrivé en cours de tournage pour un combat sympathique avec Hung Yan Yan) en passant par la confrontation finale avec un tigre, des cyber-moines qui surfent sur des sites porno (!!?!!) et un placement de produits des plus subtil à la rescousse de nos héros !

Mais le film vaut surtout pour les apparitions de Dennis Rodman.
Avec ses répliques absurdes et sa garde robe digne de celle de Ru Paul, la super star de la NBA ramène cet honnête plaisir Bis sur les rives du nanar.

Black Mask 2 : City of Masks
3.8
29.

Black Mask 2 : City of Masks (2002)

Hak hap 2

1 h 42 min. Sortie : 24 mars 2004 (France). Action, Fantastique, Science-fiction

Film de Tsui Hark

PreacherMan a mis 5/10.

Annotation :

Désireux d'assurer un succès au box office pour la film workshop, Tsui Hark engage un duo de scénaristes français pour écrire la suite des aventures de Black Mask.

Ce dernier était un honnête succès interprété par Jet Li et mis en scène par Daniel Lee qui tentait de combiner l'univers des super héros avec une esthétique inspirée du Seven de Fincher.
Jet Li étant parti faire carrière aux USA, Tsui Hark décide de recruter un barman rencontré lors d'un séjour aux états unis pour remplacer l'artiste martial des Wong Fei Hung.
Durant une diffusion d'un match de catch a la télé, le bouillant réalisateur choisi de confronter son héros à une bande de catcheurs mutants !
Tout est réuni pour aller droit dans le mur et Ringo Lan qui est pressenti pour réalisé le film décide de quitter le navire.

Pas découragé, Hark reprend le projet a son compte et signe un deal avec la major américaine Columbia pour assurer un budget confortable.
En échange le studio impose un nouveau duo de scénariste et de lourdes réécritures.

Une fois le tournage lancé, Tsui Hark pirate le projet de la Columbia et fait réécrire une nouvelle fois le scénario sur le plateau par son duo de scénariste originel qui peine a suivre le rythme imposé par les idées du réalisateur !

Avec une genèse pareille, difficile d'éviter la catastrophe et évidemment Tsui Hark se prend les pieds dans le tapis pour livrer un film complétement gonzo aux allures de sentaï dopé aux SFX foireux.

Le réalisateur fou expérimente en dépit du bon sens dans ce nanar réjouissant par moments :
On a pas le temps de s'ennuyer devant cet objet filmique indéfinissable, il y a toujours une idée de mise en scène brillante ou une situation débile qui réveille l'intérêt du spectateur le plus blasé.

De plus, le remplaçant de Jet Li fait très bien les roulades...

Wicked City
5.8
30.

Wicked City (1992)

Yao shou du shi

1 h 27 min. Sortie : 20 novembre 1992 (Hong Kong). Action, Science-fiction

Film de Peter Mak Tai-Kit

PreacherMan a mis 5/10.

Annotation :

Grand admirateur du travail de Yoshihaki Kawajiri, Tsui Hark décide au début des années 90 de remaker La Cité Interdite : Premier classique de l'animateur japonais.

Il découvre les romans a l'origine de l'anime et met son scénariste Roy Szeto sur l'écriture d'un script.
Le métrage se concrétisera grâce a l'arrivé du cinéaste Peter Mak et avec la participation active de la Film Workshop.

Mais le rythme imposé par le producteur et les réécritures incessantes du scenario en plein tournage auront raison du cinéaste :
Mécontent du résultat, Tsui Hark reprend les choses en main, tourne des scènes additionnelles et revoie le montage de Peter Mak.

The Wicked City marque le point de non retour de la méthode Film Workshop et de l'attitude interventionniste de Tsui Hark sur les tournages de sa société de production.

Partant d'un animé très impressionnant , le film est un vaste foutoir qui mélange tous les genres de la SF, à la romance, du fantastique nanardesque au film d'action avec des acteurs perdus au milieu d'une intrigue de trafic de drogue qui n'a rien a voir avec l'animé d'origine.

Malgré tout, le film se suit sans déplaisir pour peu que l'on accepte le délire bis et les effets spéciaux plus qu'approximatifs !

PreacherMan

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