Cover Les meilleurs jeux vidéo de 2024

Les meilleurs jeux vidéo de 2024 selon LeMalin

Les cierges ont été allumés, le chant de la soie entonné, les insectes sacrifiés, mais il n’est toujours pas arrivé. En contestation de la non-sortie de l’élu tant attendu -ou accessoirement par dépit d’attendre de ses nouvelles- le top de cette année sera bourré de metroidvania. Merci de votre compréhension.

Pour le reste beaucoup de plaisir à faire siéger Astro sur le podium, lui qui a le mérite de redynamiser un genre devenu trop rare dans l’écosystème PlayStation et souvent regardé de haut par le public avide d’autres superproductions plus matures et réalistes, de montrer qu’il y a toujours un peu de place pour la plateforme à haut budget même si son cas servira plus d’alibi que de modèle pour l’industrie (personne n’est dupe) ; en plus de s’ériger comme un symbole de communion positive dans une année morose marquée par des fermetures fréquentes de studios ou des restructurations d’effectifs (pour ne pas dire le mot interdit) à la pelle.

Mention honorable : The Thaumaturge, Hauntii

Liste de

10 jeux vidéo

créée il y a plus de 2 ans · modifiée il y a 26 jours
Astro Bot
8.4
1.

Astro Bot (2024)

Sortie : 6 septembre 2024. Action, Plateforme

Jeu sur PlayStation 5

LeMalin a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Galvanisé par le succès de sa Playroom, Astro prolonge le plaisir avec une aventure grand format, bien décidé à montrer qu’il en a suffisamment dans les circuits pour dépasser sa condition de robot conditionné pour les atouts technologiques de sa firme.

Absolument brillant sur la forme, Astro Bot n’en est pas moins un jeu de plateforme 3D fondamentalement très satisfaisant où la technique se met toujours au service des idées (et elles sont nombreuses). Généreux dans ses décors, sa mise en scène, les variations de gameplay et les petites interactions donnant vie à son voyage, il est un miracle de bonne humeur où tout est savamment pensé et rythmé pour que personne n’efface son air béat avant de voir défiler les crédits de fin.

Derrière le collectathon de copains bots égarés aux quatre coins des galaxies et les clins d’œil permanents à la multitude de licences ayant fait la gloire de Playstation (et sans être exhaustif évidemment, ça brasse très large), c’est la grande messe du jeux vidéo qui s’annonce, une célébration du médium dans son ensemble où tout converge vers le fun, une fête incessante qui cultive le sourire à chaque instant et se poursuivra jusqu’à ce qui s’imposera bien vite comme l’un des meilleurs Hub jamais visités.

Le sentiment de récompense tout le temps, partout, allant des plaisirs simples de jouer avec la physique ou se faire masser les mains par la Dualsense jusqu’aux excellents niveaux thématiques franchisés qui viendront conclure chaque monde. Le niveau de finition global n’a finalement d’égal que l’amour et l’attention portés aux détails.

Si la sensibilité de chacun face au fan service de rigueur est une variable dans l’appréciation de l’ensemble, elle n’occulte en rien les qualités fondamentales d’un titre qui n’aura jamais à rougir face à d’autres concurrents plus célèbres. Reste qu’une fois le tour de manège terminé, l’enchantement lié à la découverte des niveaux ne se retrouvera jamais entièrement en les rejouant. Pas un renouveau pour le genre, mais suffisamment armé pour laisser de beaux souvenirs à tous type de joueurs, Astro Bot prolongera la fête avec des niveaux contre la montre plus orienté challenge lui permettant de pousser son gameplay dans ses retranchements… en attendant la prochaine aventure pour aller encore plus loin ?

Nine Sols
7.7
2.

Nine Sols (2024)

Sortie : 29 mai 2024. Action-Aventure, Plateforme

Jeu sur PC, Mac, Xbox One, Xbox Series X/S, PlayStation 4, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Hollow Knight et Sekiro ont eu un enfant, et il est doué.

Nine Sols est un régal en matière de combat, un modèle dans la gestion du cycle apprentissage-perfectionnement-maitrise de ses mécaniques, un défi rythmique exigeant et infiniment satisfaisant où tout converge vers un duel final fabuleux où le disciple dépassera le maitre tandis que le joueur surpassera le jeu. Si l’idée même de mettre la parade et les contres bien placés au centre du gameplay d’un metroidvania ne révolutionnera pas foncièrement le genre, elle lui permettra sans le moindre doute de rajouter quelques sièges dans la grande salle réservée à ses meilleurs boss (notez au passage la présence bienvenue d’un mode pour les recombattre à l’envie une fois l’aventure terminée).

Mais loin de se résumer à une simple succession d’affrontements sous tension, il propose une traversée divertissante en sachant varier les obstacles sur la route, avec parfois même des séquences de jeu surprenantes (infiltration/évasion dans une prison, pilotage de robot, mini jeux de parade...), le tout dans un panel de zones très identifiables et distinctes dans leurs approches. Moins linéaire qu’attendu même si toujours en contrôle du déroulé des événements, Nine Sols n’incite que rarement au backtracking (la complétion totale des zones peut se faire à la première visite), dispose régulièrement des mini boss sympathiques et optionnels dans un embranchement, et fait le choix étonnant (mais néanmoins cohérent avec son approche) de rendre la majorité du matériel à récupérer simplement disponible à la vente, réduisant ainsi le plus souvent l’exploration à une collecte de fonds.

Prolongeant son éloge du style jusque dans son esthétique irréprochable, des animations millimétrées et un sound design démentiel, il nous embarque facilement dans un univers joliment qualifié de Taopunk mais fatigue rapidement avec une narration bien trop envahissante pour le genre (bien que l’histoire de fond soit intéressante une grande partie des dialogues sont parfaitement inutiles) qui transformera au passage les retours fréquents au Hub en corvée de lecture (à ce titre, notez une localisation française inégale et perfectible dans les changements de ton).

NB : Notez la présence d’un mode histoire avec possibilité de paramétrer manuellement sa difficulté pour les moins courageux ou aguerris.

Tactical Breach Wizards
7.4
3.

Tactical Breach Wizards (2024)

Sortie : 22 août 2024. Tactique, Stratégie tour par tour

Jeu sur PC

LeMalin a mis 8/10.

Annotation :

Joyeux luron dans la petite famille des Tactical, TBW vient rafraichir un genre souvent considéré comme austère par les non-initiés.

Sorciers de la circulation, mafia des druides, prêtres émeutiers, nécromedic, il assume à fond un univers complètement barré où la plus grande magie reste celle de son écriture. Les dialogues entrecoupant chaque niveau tournent régulièrement à l’hilarité générale, les tourments de son équipe de fortune offrent parfois des moments touchants, et son intrigue à base de 5e guerre mondiale à déjouer tient sans problème la barre du grand n’importe quoi jusqu’au bout de l’aventure.

Loin d’une simple parodie du genre TBW régale également du côté gameplay. L’accent mis sur la mécanique de knockback (je vous laisse le choix de la traduction) et ses variantes donne un dynamisme agréable à l’ensemble -évitant ainsi l’aspect trop statique de certains cousins- et offre au passage son lot de défenestrations satisfaisantes (une spécialité du studio) à l’issue de combos bien pensés.

Si le premier acte un peu sage donne l’impression d’un puzzle game déguisé où seule la solution prévue est attendue, l’enrichissement progressif des capacités et le recrutement de nouveaux alliés viendra vite multiplier les possibilités. Organisé autour de très courts niveaux pouvant être résolus en quelques tours voire un seul, TBW n’a pas vocation à vous bloquer en cas de panne d’inspiration (et propose même l’option de passer un niveau pas à votre goût) mais vous invite à tirer le maximum des synergies de pouvoirs et du level design pour conclure avec efficacité et style.

Grace à l’incroyable don de voyance du vétéran de la bande capable de voir une seconde dans le futur, l’intégralité des actions d’un tour peut être simulé puis rembobiné à l’envie, offrant alors un parfait moyen d’expérimenter sans pénaliser les erreurs de calculs. Pour les plus motivés, des objectifs secondaires viendront offrir du challenge sans l’imposer, uniquement là pour booster la confiance et éventuellement débloquer quelques tenues de combat dernier cri.

Animal Well
7.8
4.

Animal Well (2024)

Sortie : 9 mai 2024. Action-Aventure, Plateforme, Réflexion

Jeu sur PC, PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10 et y joue actuellement.

Annotation :

Jusqu’aux crédits de fin un metroid-like extrêmement bien ficelé et constamment inventif dans un univers étrange et captivant à explorer. Chaque nouveau tableau est la promesse d’un puzzle mûrement réfléchi, d’une curiosité environnementale, ou d’une petite piqure de plateforme pas bien effrayante. Notez par ailleurs l’absence totale d’affrontement à proprement parler sur la route à l’exception de rares séquences d’actions délirantes dépendant plus de la compréhension que de la capacité d’exécution.

Parmi ses plus grandes réussites, le fait de troquer habilement les habituels et prévisibles pouvoirs du genre pour une sélection d’objets originaux (dont la présence incongrue d’un Slinky ne se fera qu’apprécier par les plus fins connaisseurs) qui ne révéleront jamais leurs pleins potentiels dès le premier instant, occasionnant tout un tas d'épiphanies à force d’avancées et expérimentations.

Vient ensuite le deuxième jeu. Celui de l’errance, des mystères insondables, de la chasse aux œufs de pâques (au sens littéral) et de la cartographie minutieuse. Plus frustrant (ou du moins plus clivant) il n’offrira conclusion satisfaisante qu’à de rares acharnés prêt à sacrifier leur orgueil pour ouvrir un wiki (l’effet Fez comme on dit dans le jargon) ou déterminés à éprouver leur santé mentale avec des collègues motivés (certaines énigmes sont communautaires) tandis que certains secrets resteront fatalement destinés à se révéler sur une vidéo Youtube obscure après des années.

En dépit du grand soin apporté au level design, le héros blob peine à offrir suffisamment de plaisir dans son maniement pour lubrifier les va-et-vient, et le système de voyage rapide (qu’il est possible de rater pour les plus dissipés) ne suffit pas non plus à rendre le ratissage de map de circonstance aussi digeste que dans les grandes références du genre.

Minishoot' Adventures
8
5.

Minishoot' Adventures (2024)

Sortie : 2 avril 2024. Action-Aventure

Jeu sur PC, Mac, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S

LeMalin a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Deux développeurs et une idée (aussi simple que diablement efficace) : contrôler un mignon petit vaisseau spatial dans un zelda-like et croiser le frisson du jeu d’aventure avec les sensations fortes d’un shoot 'em up. Modeste dans ses ambitions mais très appliqué dans son exécution, en voilà une production qui sait exactement ce qu’elle doit (et peut) faire et remplit son contrat avec brio.

Quarts de cœurs à ramasser, donjons à explorer, pouvoirs à débloquer, la trajectoire du vaisseau est toute tracée mais elle ne déviera jamais de l’orbite du plaisir, même les rares glissades dans le vide se faisant toujours dans la bonne humeur. Si le sound design et les animations rigolotes de circonstance viennent donner un peu de vie à un univers très sommaire renforcé d’une esthétique minimaliste c’est que l’intérêt est ailleurs, Minishoot Adventure se concentrant intelligemment sur l’essentiel, à savoir la satisfaction du pilotage sur toute surface et à toute vitesse, ainsi qu’un gameplay maitrisé et jamais mis à défaut.

Là où le titre impressionne c’est dans sa gestion de la difficulté, habilement calibrée pour accueillir des pilotes peu expérimentés sans leur demander un certificat de leur ophtalmo au préalable, délicate dans sa gestion de la courbe de progression tout en gardant suffisamment de challenge pour garantir satisfaction dans ses paramètres standards. Les habitués de SHMUP et festivals boules et lumières pourront eux directement décoller en mode avancée tandis que le mode facile et les options d’accessibilités disponibles (comme une aide à la visée) en feront un candidat crédible pour une première initiation au genre.

La circulation et l’exploration plaisante de l’ensemble du monde proposé ainsi que l’existence bienvenue d’une amélioration pour marquer l’emplacement (approximatif faut chercher quand même) de tous les objets manquants feront quant à eux du 100% une étape sans grands désagréments, doublé d’un objectif logique pour tout consciencieux voulant se frotter au vrai boss de fin.

En définitif, difficile d’établir un reproche majeur à une copie si soignée (qui plus est rendue par une si petite équipe) si ce n’est un manque de mystère, de génie, de prise de risque, ou de folie. Suffisant pour la critique parfois impitoyable et nageant dans un marché saturé pour ne pas en parler comme un nouveau jeu phénomène ou incontournable, mais pas pour empêcher le joueur curieux de s’y pencher à l'occasion.

Promenade
7.4
6.

Promenade (2024)

Sortie : 23 février 2024. Plateforme

Jeu sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10.

Pyrene
6.8
7.

Pyrene (2024)

Sortie : 13 septembre 2024. Jeu de cartes, Roguelike/Roguelite, Dungeon crawler

Jeu sur PC, Mac

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Pyrène comme les Pyrénées, ce massif majestueux né de la colère d’un gigantesque serpent à sept têtes (pour ne pas dire un dragon) issu de la mythologie Basque. C’est en tout cas ce que prétend la légende d’Herensuge, prétexte à une modeste aventure faisant avant tout office de tutoriel déguisé et d’initiation aux principaux personnages jouables (plus de 10 au total pour tout autant de variations de gameplay).

Pyrène est un jeu de deckbuilding format rogue-lite comme il en existe dorénavant des dizaines sur le marché. Pas nécessairement le meilleur d’entre deux, mais suffisamment original et réussi pour mériter toute l’attention des amateurs du genre.

Pyrène trouve aussi sa force dans son accessibilité, proposant tous un tas de petits bonus ou malus activables avant chaque run pour faciliter ou au contraire corser la route du joueur en fonction de son profil ou ses envies.

Bō: Path of the Teal Lotus
6.7
8.

Bō: Path of the Teal Lotus (2024)

Sortie : 17 juillet 2024. Action-Aventure

Jeu sur PC, Mac, Linux, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Clone d’Hollow Knight (allant même jusqu’à reprendre l’angoissante quête de la fleur fragile, ou calquer l’iconique combat des seigneurs mantes) piochant allégrement du côté du deuxième Ori (gameplay aérien, compétences similaires, hub évolutif à base de construction), lui-même clone de HK... vous avez l’idée.

Si vous cherchez l’originalité passez votre chemin, le seul élément de démarcation de Bô est sa direction artistique chatoyante sur laquelle se greffe de jolis tableaux dessinés à la main, un éventail de PNJ hauts en couleurs, un doux habillage sonore drapé d’instruments traditionnels, et une utilisation intelligente (et parfois amusante) du folklore japonais mâtiné de l’imaginaire des créateurs qui ne manqueront pas de vous rappeler les immenses pouvoirs du thé ou de vous faire expérimenter le sumo kabuto aérien.

Pour le reste, il en est un élève appliqué qui choisit la plateforme comme terrain de jeu préférentiel (un minimum d’expérience dans le domaine est préférable pour se sentir à l’aise). Délicieux à contrôler, le petit renard (Tentaihana pour les intimes, Yokai né d’une fleur, au croisement de l’inspiration entre Momotarō et la princesse Kaguya) se rêve voltigeur de l’extrême et c’est bien l’aptitude du joueur à le maintenir dans les airs (et maitriser par extension une mécanique de Pogo jump à base de recharge de saut en frappant type The Messenger) qui nourrira son plaisir durant les combats et impactera leur durée (à ce titre le boss final peut faire figure de marathon sans un minimum de prise de risques).

Des combats au demeurant réussis et très abordables (notez au passage la sympathique présence d’un arbre de bénédiction avec des messages d’encouragements avant les boss), malgré un petit craquage sur le pénultième affrontement (boss concept entre Shadow of Colossus et l’Attaque des Titans) qui sera et restera pour beaucoup source de frustration.

Si l’abondance de quêtes fedex, une approche scolaire de l’exploration, et l’absence d’une mécanique innovante (à ce titre les Daruma ne sont pas du tout convaincants) ne lui permettront pas de se mêler aux meilleurs de la classe, il en reste une jolie adresse pour les amateurs du genre.

Prince of Persia: The Lost Crown
7.5
9.

Prince of Persia: The Lost Crown (2024)

Sortie : 18 janvier 2024. Plateforme, Action-Aventure

Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Streaming, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Est-il si étonnant de voir Ubisoft- toujours à l’affût des trucs à la mode- venir investiguer sur le cas des metroidvania en insufflant ses envies de grand spectacle (manifestées par des cinématiques 3D pas bien jolies ambiance shonen du pauvre) et en ouvrant une porte d’accès pour un grand public tout heureux de recevoir un skin coloré pour le récompenser de survivre à un défi d’esquives interminable (non)? Un opportunisme ayant le mérite de redonner vie à une licence perdue dans le sable du temps trouvant là un bel écrin pour redonner à la Perse ses heures de gloire.

S’il faudra aller au bout d’une histoire sans saveur ni intérêt et recoller les morceaux de la prophétie pour comprendre son statut de prince (quoi que, tout est d’un prévisible confondant), Sargon séduit d’entrée avec avec sa vitesse de déplacement et ses acrobaties maitrisées, prêt à filer comme une flèche de Menolias à travers les zones du mont Qaf où les ennemis résidents feront vite office de sac de frappe pour tester l’étendue de ses combos. De nouveaux pouvoirs viendront bien sûr garnir sa palette de mouvements, certains attendus, comme l’incontournable double saut, d’autres plus originaux et inventifs comme l’ombre de Simorgh ou la griffe dimensionnelle, habilement exploités dans les nombreuses phases de mini casse-tête qui rythme l’aventure mais trop timidement intégrées au système de combat.

Un système de combat aux accents de beat them all plus riche qu’il n’y parait mais insuffisamment mis en valeur, si bien que les joueurs paresseux se contenteront de l’enchainement de base sans en souffrir face aux différents boss à affronter. Généreux dans son contenu, il l’est aussi par la présence de la sympathique Fariba, vendeuse de cartes fort précieuses dans la conquête d’un 100% pas avare sur les kilomètres parcourus. Autre aide bienvenue et saluée, la possibilité d’attacher des captures écrans à des endroits stratégiques lors de l’exploration et soulager sa mémoire. Malin.

Mais s’il se veut être un metroidvania accessible, il n’oublie pas d’être parfois challengeant notamment sur la partie plateforme (les développeurs de Rayman ne sont pas là pour rien) qui ravit dans ses meilleures heures, mais fait aussi grincer quelques dents dans ses pires.

Elden Ring: Shadow of the Erdtree
8.6
10.

Elden Ring: Shadow of the Erdtree (2024)

Sortie : 21 juin 2024. RPG, Action-Aventure

Extension sur PC, PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Xbox Series X/S

LeMalin a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

(Bonus DLC)

Au cœur de l’extension d’un voyage immense qui n’en avait pas foncièrement besoin (c’est comme si le DLC était déjà inclus après la capitale), le royaume des ombres nous offre un terrain de jeu vertigineux qui épate par sa densité, ses intrications multiples, son architecture en mille-feuille, et sa capacité à contenir et cacher tant d’ambiances dans un tout si unifié (la comparaison avec Dark Souls premier du nom est à ce titre pertinente).

Le tout se découvre comme une balade presque reposante (sentiment paradoxal que l’impression d’une toute nouvelle aventure à très haut niveau), étonnant par le manque de danger de zones aussi vide que riche en atmosphère (cf. les bois abyssaux, belle tentative inaboutie). Derrière les familiarités, un rythme quelque peu différent dicté avant tout par l’exploration en plein air, vecteur de moments mémorables (l’ascension du pic déchiqueté en tête), de fulgurances artistiques (contrastant facilement avec un remix d’Altus assez morose) mais terni par un sentiment de récompense hélas trop régulièrement pas à la hauteur sur le plan purement vidéoludique (en plus de quelques culs-de-sac assez étranges)….

(Mon Top From Software
https://www.senscritique.com/top/les_meilleurs_jeux_de_from_software/3890143)

LeMalin

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