Cover Les meilleurs jeux vidéo de 2025

Les meilleurs jeux vidéo de 2025 selon LeMalin

Mention honorable: Mafia: The Old Country

Liste de 9 jeux vidéo créée il y a plus d’un an · modifiée il y a 26 jours
Hollow Knight: Silksong
8.3
1.

Hollow Knight: Silksong (2025)

Sortie : 4 septembre 2025. Action-Aventure, Plateforme

Jeu sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series X/S, Linux, Mac

LeMalin a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

L’élu tant attendu n’a pas déçu.

Chacun pour soie et dieu pour tous (Cf critique)

Clair Obscur: Expedition 33
8.6
2.

Clair Obscur: Expedition 33 (2025)

Sortie : 24 avril 2025. RPG

Jeu sur PlayStation 5, PC, Xbox Series X/S

LeMalin a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Impossible n’est pas français. D’un studio né cinq ans auparavant dans l’ignorance générale, Expédition 33 est un petit miracle dans l’industrie. Une proposition audacieuse et ambitieuse peignant l’esquisse d’un avenir radieux. Il est le nouveau porte étendard du jeux vidéo français : celui capable de raviver les fantasmes d’un vieux Paris coloré, exporter la marinière hors des frontières, raviver la flamme de la poésie, et donner une nouvelle raison de se battre aux trentenaires déprimés du pays.

Visuellement séduisant, musicalement enivrant, Expédition 33 tire sa force d’un univers fantastique de qualité qui n’a sans doute pas encore livré toute sa richesse ou ses secrets. Imparfaite, son écriture sait toucher en plein cœur, traite du deuil et de la solitude avec beaucoup de justesse, questionne la valeur de l’art avec brio, et offre également son lot de moments cocasses pour détendre l’atmosphère (aussi quelques malaises avec Sciel mais passons).

Décrit comme une lettre d’amour au JRPG, il est aussi un jeu d’action aux schémas de rythmes étudiés engageant pleinement le joueur lors de ses combats. Offrant une versatilité originale dans la manière de l’aborder, 33 séduit à la fois les stratèges en herbe amateurs de synergie entre personnages et les solistes valeureux adepte du "c’est lui ou c’est moi qui tombe".

Qu’importe la voie choisie, l’aventure n’oppose que peu de résistance et sauve les fesses de sa galerie d’adversaires avec un cap de dégâts arbitraire qui une fois brisé déclenchera une course aux millions se faisant la récompense -au demeurant très artificielle- des efforts du joueur pour ramasser des luminas en cours de chemin. Derrière la volonté appréciée d’offrir un large choix dans les possibilités de tout casser, les limites d’un équilibrage trop portés sur le spectacle se font sentir, et tout le travail abattu sur la qualité et la variété des boss s’en retrouve parfois bafoué. Système de pictos sans plafond autre que celui de la raison, statistiques de personnages superficielles, puissance sans commune mesure des contre-attaques, autant d’exemples d’éléments combinés à ranger dans les axes d’améliorations.

D’une qualité exceptionnelle pour une première et un budget AA, Expédition 33 passe à quelques coups de pinceaux de la toile de maitre. Ne boudons pas pour autant le plaisir de ce genre de rayon de soleil et célébrons le chemin désormais éclairé "pour ceux qui viendront après".

Blue Prince
7.7
3.

Blue Prince (2025)

Sortie : 10 avril 2025. Aventure, Réflexion

Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2, Mac

LeMalin a mis 8/10.

Annotation :

Un manoir, des idées, et pleins de mystères. Blue Prince est de ces jeux dont il vaut mieux ne rien savoir en franchissant la porte d’entrée.

Très vite capable de vous faire sombrer dans une paranoïa active où vous en venez à scruter chaque détail de l’environnement comme s’il était la clé d’un gigantesque coffre-fort, il impressionne par son architecture minutieuse, l’élégance de ses pièces, et la densité de secrets contenu au mètre carré. Passé une phase d’initiation présentant les règles de base tout en douceur, la quinzaine d’heures qui suit est un défilé de découvertes réjouissantes, de récompenses systématiques à la curiosité, et d’applaudissements de circonstance face à l’ingéniosité du seul cerveau derrière toute cette entreprise.

Vient ensuite une phase presque inévitable de frustration où la gestion de l’aléatoire devient une question centrale dans la progression. Si la notion de mauvaise run est somme toute relative en début de jeu où les possibilités sont multiples et les échecs toujours compensés par un gain significatif de connaissance, il en est autrement une fois un objectif identifié et poursuivi. L’accès voulu à la célèbre chambre 46 a le mérite d’offrir une flexibilité bienvenue et s’offrira sans problème même aux plus infortunés, mais d’autres cibles dépendant de conditions très précises mettront la patience dans le viseur. S’ajoute à cela des allées et venues somnifères, une méta progression très chronophage, et la répétition de tâches qui une fois dépourvues de leur mystère deviennent plus des corvées qu’un accomplissement.

Ne vous y tromper pas, la structure rogue like fait toute l’originalité et l’intérêt du titre, et sa fusion avec le puzzle game transpire d’intelligence et force le respect. Reste que malgré de malins moyens d’atténuer la part de hasard ou une dimension stratégique à ne pas complètement négliger, la sensation de contrôle du déroulement d’une partie ne sera jamais offerte au joueur même le plus persévérant. Et face au vertige des secrets les plus secrets, même l’ouverture d’une soluce ne saurait lui économiser la charge de travail.

Adoubé par les rois des énigmes, le prince bleu n’a pas volé son sacre et fera sans doute date dans l’histoire du genre. Mais s’il est facile de céder à ses charmes n’oubliez jamais que c’est lui qui porte la couronne, et qu’il n’a que cure de votre temps.

Hades II
8.3
4.

Hades II (2025)

Sortie : 25 septembre 2025. Action, Roguelike/Roguelite, RPG

Jeu sur PC, Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch

LeMalin y joue actuellement.

Annotation :

Confortablement installé sur son trône, Hades n’avait pas besoin d’une suite pour asseoir sa domination sur le genre mais s’est permis ce luxe pour satisfaire ses dévots, et la concurrence déjà en sueur face à la fureur des enfers ne pourra encore une fois que rendre les armes face à cette nouvelle démonstration de force.

Le nouvel objectif est simple : apprendre à tuer le temps. Littéralement. Plus ambitieux dans sa proposition qui s’enrichit considérablement tout en conservant ce qu’elle faisait de mieux, Hades II -pour bien honorer son nom- propose non plus une mais deux routes dissociées pour donc deux fois plus de boss à affronter, deux fois plus de biomes à visiter, et donc deux fois plus de plaisir?

En contrepartie bien sûr, c’est plus de personnages à rencontrer, et bien plus de ressources à collecter (et dépenser) durant une aventure encore plus chronophage (pour ne pas dire fastidieuse) où les victoires successives ne s’offrent qu’au bout d’un certain temps, et les amitiés se cultivent moins vite que toutes les graines semées dans le potager.

Windswept
7.7
5.

Windswept (2025)

Sortie : 11 novembre 2025. Plateforme

Jeu sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Héritier revendiqué des Donkey Kong Country, Windswept vient chercher un public friand d’aventures rétro, et en principe parfaitement averti sur les termes du contrat associé. Pour ceux n’ayant pas connu cette époque bénie pour la plateforme, citons parmi les termes engagés des checkpoints qui se méritent, des ennemis nés pour agacer (ce vilain serpent sauteur), un level design fait de vices et de oh hisse, et bien sûr quelques craquages de slip sur la difficulté.

Heureusement notre duo canard tortue -bien plus à l’aise en pleine nature que dans une assiette- offre une maniabilité exemplaire ainsi qu’une palette de mouvement à ne pas sous-estimer. Avant d’en profiter pleinement il faudra s’atteler à apprivoiser nos bêtes, apprendre à jongler efficacement entre elles sans se tromper de touche, expérimenter leur complémentarité en tentant des manœuvres risquées, et attendre d’atteindre des niveaux avancés pour enfin apprendre les secrets des enchainements de mouvements les plus complexes et les plus jouissifs dont on ignorait la présence depuis le début.

Dans sa folie animalière Windswept reprend le principe des compagnons de fortune à chevaucher ponctuellement et même les célèbres niveaux wagons ici transformés en cavale sur le dos d’un chien complètement idiot. Des tentatives de varier les plaisirs hélas moins maitrisées et parfois même à s’arracher les poils de nez quand elles concernent par exemple cet horrible crabe à contrôler.

Toutefois, la générosité l’emporte. Windswept utilise avec intelligence les ressources à sa disposition, renouvelle constamment ses idées, et fait souvent preuve d’une inventivité étonnante dans ses nombreuses "warp zone" où ses mécaniques sont détournées. Le périple s’étend dans un post game très fourni où le collectathon plein de bonne humeur et de mignons pixels se transforme définitivement en platformer à sueur façon "Kaizo". L’endurance imposée va diviser, la prudence de rigueur peut lasser, l’écran lui-même aura du mal à suivre la gymnastique imposée, et vos nerfs fatiguées vous supplieront parfois le recours aux multiples options d’accessibilité intégrées.

D’une nostalgie maitrisée, il est parmi tous les clones de succès du passé dans le très haut du panier.

Absolum
7.8
6.

Absolum (2025)

Sortie : 9 octobre 2025. Beat'em up, Roguelike/Roguelite

Jeu sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

France oblige, Absolum c’est d’abord l’école du style : des visuels léchés, des animations soignées, quelques ennemis bien en gueule, et une superbe OST sur laquelle vient se glisser en surprise quelques grands noms du milieu.

BTA très satisfaisant, Absolum repose sur un gameplay dépouillé incitant à d’abord bien maitriser ses fondamentaux. Les techniques défensives (esquive, parade, clash) et les contre-attaques qui s’en suivent sont ici plus importantes que les combos. Face à une certaine exigence -qu’importe que vous décidiez de vous faire accompagner ou non via le toujours apprécié mode coop- il est conseillé de s’améliorer en tant que joueur avant de se reposer sur d’autres possibilités.

Les différents persos apportent une première couche de variété, complétée par une surcouche rogue-lite offrant ponctuellement des builds surpuissants et sympathiques offrant des victoires à moindre effort. Cette dimension rogue-lite -bien qu’au cœur de la proposition- reste discutable sur sa réelle plus-value.

NB : Assigner la touche d’action (ramasser, entamer un dialogue) au jet de projectiles est un choix édifiant.

Wuchang: Fallen Feathers
6.4
7.

Wuchang: Fallen Feathers (2025)

Sortie : 24 juillet 2025. Action-Aventure, RPG

Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Dans la famille souls-like je demande le cousin chinois.

Dépaysement en principe difficile au royaume de Shu tant tout de l’histoire au game design semble crier le nom de ses références. Pourtant, le terrain de jeu étonne positivement : les différentes zones visitées impressionnent de leur densité tandis que le level design élève la proposition bien au-dessus de la mêlée. Au-delà d’un réel plaisir dans l’exploration, l’illusion de visiter une région crédible où les différents éléments ont été placés avec minutie.

La belle Wuchang a également quelques atouts physiques à faire valoir, et pas seulement en enfilant les tenues bien trop affriolantes lui étant proposée.

Split Fiction
7.7
8.

Split Fiction (2025)

Sortie : 6 mars 2025. Action-Aventure

Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Le succès phénoménal d’It Takes Two n’a pas rassasié le studio Hazelight, déjà prêt à servir une nouvelle fournée de bonne humeur et donner l’occasion aux joueurs de remettre le couvert avec un(e) partenaire en s’embarquant dans une nouvelle aventure coopérative taillée sur mesure.

A l’instar de son prédécesseur, Split Fiction tire sa force de la variété et du renouvellement constant de ses situations. Sûr de son fait -ou du moins conscient de l’efficacité de sa formule- il n’offre pas le même effet de fraicheur mais continue de nous inonder sans relâche de bonnes idées, parfois anciennes parfois nouvelles, ou parfois (souvent) même directement piochées dans d’autres jeux à succès (ex: le génial détour Fall Guys au pays du dentiste).

La plus grande surprise est à trouver dans la gestion du rythme, choisissant de faire parler un budget plus confortable en ne relâchant presque jamais la pédale de l’action. Si l’aventure ne laisse que peu le temps de s’ennuyer, cette orientation grand spectacle (n’évitant pas quelques écarts de surenchère) se fait au détriment de toute perspective d’exploration ou de simple balade dans un environnement plus ouvert. Si bien qu’il faudra se tourner vers les histoires secondaires -encapsulées dans des petites bulles soigneusement espacées et quasiment inratables- pour profiter régulièrement de respirations bienvenues.

D’un point de vue direction artistique, l’alternance trop calculée entre science-fiction et fantasy de supermarché ne fera pas rêver les amateurs des deux genres, se contentant le plus souvent du degré 0 de l’originalité ; constat renforcé par une OST désespérément sans idées ne venant jamais aider. Il faudra attendre le tout dernier chapitre pour enfin voir le mélange émulser dans un bouquet final explosif faisant regretter de ne pas pouvoir profiter plus tôt ou plus longtemps de cette créativité.

Reste le cas de l’écriture, déjà au rabais dans It Takes Two et ici tout aussi dépourvue de subtilités, ratant l’occasion de s’exprimer sur un sujet pourtant pas inintéressant et actuel en accumulant des pavés de clichés qui ne soulageront pas vos oreilles déjà douloureusement remplies de drama pleins de gros sentiments. Heureusement, les deux stéréotypes servant d’héroïnes ont le mérite de ne pas tout prendre au sérieux et s’offrent quelques séquences drolatiques (le merveilleux village des cochons) ou instants cocasses (le déjà culte captcha code de l’autodestruction) pour contrebalancer.

Sword of the Sea
6.9
9.

Sword of the Sea (2025)

Sortie : 19 août 2025. Action-Aventure

Jeu sur PlayStation 5, PC

LeMalin a mis 7/10.

Annotation :

Le nouveau bébé de Giant Squid s’inscrit une fois de plus dans l’héritage de Journey, dont il reprend les codes esthétiques (le style Matt Nava), musicaux (la patte Austin Wintory) et narratifs. Abzu étant passé par là, les créatures aquatiques sont de sortie tandis que la mer reprend aussi ses droits et inonde les environnements de magie et poésie.

Du plus récent The Pathless -échec relatif de son état- le studio reprend l’idée d’espaces de jeu plus larges, et l’emphase sur une mécanique de déplacement centrale et fort plaisante. Il délaisse en revanche sans regrets la grande répétitivité de sa structure pour revenir sur une expérience contenu de quelques heures se sirotant comme un cocktail sur un transat.

De manière étonnante, l’aventure n’est pas complètement dénuée de rejouabilité. Le plaisir indéniable du surf combiné à la présence d’un NG+ -donnant enfin une utilité aux tricks- motivera peut-être certains passionnés de la glisse à (re)faire défiler les panoramas avec vitesse et amour du style. Les collectables -bien que trop nombreux- sont le plus souvent sympa à dénicher et feront gagner aux plus acharnés le pouvoir ultime pour tout casser. Les amateurs de sensations fortes ne se feront en revanche pas berner par la présence d’un compteur de points à la sortie ou d’arènes de freestyles faussement compétitives faisant au mieux l’effet d’un coup d’épée dans l’eau.

Sorte de synthèse d’un savoir-faire accumulé sur une décennie, Sword of the Sea séduit mais ne surprend pas son monde. Le chemin balisé du héros et les motifs émotionnels resucés peineront à émouvoir le pèlerin averti lors du climax au demeurant réussi d’un point de vue du spectacle. Pas un choc digne de marquer les esprits donc, ni même une évolution pour le genre, mais une aventure épurée et maitrisée de la part d’un studio se contentant de faire ce qu’il sait faire de mieux.

LeMalin

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