Les meilleurs jeux vidéo de 2026 selon Ray
Zero Parades: For Dead Spies (2026)
Sortie : 21 mai 2026. RPG, Infiltration
Jeu sur PC
Ray a mis 8/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Ma critique : https://www.senscritique.com/jeuvideo/zero_parades_for_dead_spies/critique/339848871
Zero Parades: For Dead Spies est un très bon jeu… et rien que ça c’est déjà beaucoup. Pour une expérience que je voyais d’avance s’écraser sous des attentes et une communauté prête à bondir pour l’assassiner, le studio s’en sort admirablement bien. Avec quelques ajustements et quelques quêtes en plus, j’irais même jusqu’à dire que ça peut devenir un super jeu, mais il n’attendra jamais Disco Elysium pour moi. La raison principale est que Disco est ma découverte de ce genre de RPG sans combat, qu’il m’a fait une telle impression que je ne peux que l’adorer. L’autre raison c’est que je pense qu’il manque des éléments à Zero Parades : une poésie et parfois de la subtilité, une bande-son marquante mais aussi… un petit « Oumpf », quelque chose d’indescriptible mais dont on ressent l’absence. Quand bien même, je sors rassasié de l’expérience, content et curieux de savoir ce que le studio nous réserve pour la suite.
Et comme disait Kurvitz lui-même : « Dans ce monde, on peut choisir soit d’être seul, soit de pardonner. Je suggère de pardonner ».
Esoteric Ebb (2026)
Sortie : 3 mars 2026. Aventure, RPG
Jeu sur PC
Ray a mis 8/10.
Annotation :
Découvert quelques jours avant sa sortie, Esoteric Ebb est une sorte de Disco Elysium light mais surtout principalement le jeu d'un homme : Christoffer Bodegard. J'essaie de garder ça un minimum en tête car beaucoup des petits errements du jeu peuvent s'expliquer par là.
Esoteric Ebb c'est un RPG "d'enquête" dans le monde de Donjons & Dragons. On va incarner un Clerc qui doit élucider une affaire qui n'a pas l'air si folle. Sauf qu'on est dans un contexte d'élections pour la toute première fois et il ne faut pas faire de remous.
Entre explications légères de principes politique, magie et conventions magiques, le jeu trouve un équilibre assez délicieux entre l'absurde et la logique. En se posant des questions comme par exemple "un prisonnier mort mais ressuscité est-il encore condamné ?", le script fait lever plusieurs fois un sourcil menant à une réflexion à la fois futile et assez bien pensée.
Bien sûr on n'atteint jamais les sommets poétiques ou dramatiques d'un Disco, mais le jeu n'en a pas la prétention non plus, on ressent assez vite cette volonté de suivre sa propre voie tout en empruntant les bonnes idées de celui dont il s'inspire le plus, à commencer par un sidekick vraiment super.
Alors tout n'est pas rose, les moments de combat sont étranges, pendant quelques heures au 2/3 il y a du flottement, se déplacer entre les différents tableaux, et la map, sont perturbants et le final est beau mais trop didactique pour avoir l'impact émotionnel désiré.
Mais qu'importe, quand un script par une personne est aussi généreux, quand la direction artistique très ligne claire est aussi chatoyante et les musiques aussi immersives, je suis prêt à pardonner beaucoup.
De tous les enfants de Disco, j'ai l'impression que c'est celui-ci, que je n'avais pas vu venir, qui tient le plus la route et rien que pour ça, je l'aime beaucoup !
Mina the Hollower (2026)
Sortie : 29 mai 2026. Action-Aventure, Plateforme
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
J'ai passé un super moment avec Mina the Hollower !
Hommage vibrant aux jeux gameboy, Mina bénéficie forcément d'un hardware bien plus puissant pour faire vivre ses idées. L'idée principale ici est donc de s'enfouir et ressortir pour tout un tas d'actions. Si on s'en tient à ce principe, Mina est brillant. Ça fourmille de secrets, d'utilisations intelligentes de la mécanique qu'on maitrise de mieux en mieux au fil de la partie. Il y a à la fois une simplicité et une évidence une fois la mémoire musculaire acquise et le feeling général est excellent.
Le jeu parvient aussi habilement à différencier ses niveaux avec cette même mécanique et à la faire vivre de plein de manières différentes et chaque zone est l'occasion de découvrir une nouvelle méthode d'emploi ou de pousser plus loin notre maîtrise. Le tout jusqu'à un dernier niveau jouissif et stressant.
Un des gros points de friction du jeu est sa difficulté et je dois avouer que je n'ai pas trop ressenti cet aspect. Pire encore j'aurais parfois aimé que le jeu aille plus loin, à certains moments j'avais l'impression que le niveau se terminait alors que je commençais vraiment à être dans "la zone". La faute peut-être à certaines de mes améliorations trop puissantes mais c'est comme ça que le jeu règle sa difficulté, en nous donnant les moyens de l'alléger.
Si l'esthétique du jeu est particulièrement efficace, c'est aussi parce qu'elle sait mettre en avant ses grands moments. La mise en scène quand on arrive à une tour est toujours saisissante et accompagnée par un Jake Kaufman en feu qui signe une ost beaucoup trop longue pour son propre bien.
Mais au final il m'aura manqué un petit quelque chose, une étincelle qui me ferait dire "ok j'oublie tout c'est génial". Mina the Hollower est un jeu extrêmement compétent et fait par des amoureux du genre, cette passion on la ressent à chaque instant, c'est bien plus qu'un hommage et rien que pour ça, même si je n'en attendais pas moins après Shovel Knight, c'est fort.
Pragmata (2026)
Sortie : 17 avril 2026. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Pragmata est une proposition rafraichissante dans un milieu du triple A engoncé dans ses propres mécaniques.
Déjà parce que la relation entre Hugh et Diana sort du lot, l'aspect vraiment enfantin du personnage qui s'extasie et questionne tout donne lieu à des scènes de guimauve dégoulinantes mais qu'on n'a pas l'habitude de voir. Ce n'est pas l'énième enfant forcé à grandir trop vite et à être cynique sur notre monde, au contraire il y a une vraie joie et voir Diana s'amuser avec les collectibles qu'on ramasse m'a vraiment fait plaisir. A côté de ça, la narration, et même la relation, sont très très très classiques et n'offrent rien de bien croustillant. Les situations s'enchainent et se déroulent comme attendues, sans surprises ni génie particulier et c'est dommage parce qu'il y a un univers vraiment chouette à développer, mais on sent que la surcouche narrative est arrivée plus tard dans le projet.
A côté de ça, on a un gameplay pas forcément novateur mais qui est extrêmement fluide et bien pensé. Ce qui pourrait être effrayant au début se révèle finalement être une seconde nature au bout d'un certain temps. Le jeu nous pousse à utiliser notre arsenal de différentes manières et dispose d'excellentes idées. A ce niveau là, le rythme du jeu est parfait, on a constamment une nouvelle arme ou un nouvel ennemi à se mettre sous la dent ce qui relance l'intérêt de cette aventure qui dure pile poil la bonne durée.
Le truc c'est que... j'en aurais voulu plus. J'attendais toujours la prochaine salle avec impatience, me disant que le défi allait être de taille, je gardais tous mes consommables et... rien, le niveau était déjà terminé face à un boss qui avait trop de vie. Il n'y a bien que dans le dernier niveau que je me suis vraiment amusé et que le jeu m'a forcé à tout utiliser et à réfléchir concrètement à mes actions. J'aurais voulu plus de moments comme ça, comme cette dernière salle rouge où je sors en ayant l'impression d'avoir réussi un vrai défi corsé. Du coup je reste un peu sur ma fin malheureusement.
Heureusement le jeu propose un level-design classique mais bourré de secrets, ce fut un énorme plaisir de tout trouver et de chercher le petit recoin caché dans la perspective. D'ailleurs les décors et l'ambiance sont vraiment supers. Alors certes le niveau 2 est clairement celui qui a été conçu en 1er mais le reste propose aussi de vraies belles choses avec des panoramas incroyables. Le RE Engine est un monstre et il continue de le prouver un peu plus à ch
007 First Light (2026)
Sortie : 27 mai 2026. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10.
Annotation :
J'ai fait First Light à une vitesse assez folle pour moi, en 3j, pour 2 raisons : 1) j'étais à fond 2) si je m'arrêtais, je sentais que le château de cartes allait s'écrouler.
Je ne suis pas un adepte de la licence mais j'étais curieux de voir son application en JV par IO Interactive, la réputation du studio n'est plus à faire après tout. Et quand je me lance dans l'aventure, je suis accueilli par une mission qui ne m'emballe pas trop, un tuto ultra classique avec sa fin boum boum, je ne suis pas vraiment dedans. Dès le lendemain par contre, je suis pris dans le rythme de cet entrainement, de ces personnages que je me mets à apprécier, de missions plus inspirées. Le jeu m'a happé et j'ai décidé de rester au maximum dans l'attraction.
Parce que dès qu'on pose la manette et qu'on y réfléchit, First Light est très loin de réussir tout ce qu'il entreprend. Son histoire prend du plomb dans l'aile une fois la moitié du jeu atteinte, la structure des missions se répète, les phases de shoot sont pas folles,...
J'ai l'impression que le jeu n'arrive jamais à se décider pleinement sur ce qu'il veut être et du coup qu'il ne parvient jamais à égaler Hitman dans son aspect infiltration et level design et Uncharted quand il veut être un actionner plus spectaculaire.
Je pense que l'erreur principale du jeu est qu'il se veut trop magnanime. Son infiltration offre trop de moyens de s'en sortir rapidement et facilement, ses phases de shoot sont trop légères et difficiles pour qu'on se sente en danger. D'ailleurs le dernier niveau est 3 fois plus rapide si on tue tout le monde plutôt que jouer l'infiltration.
Et si First Light arrive à bien renouveler ses phases d'infiltration avec des décors luxuriants et très, ce que je me figure être, James Bond, il a beaucoup plus de mal dès qu'on arrive sur le pan pan où toutes ces séquences se ressemblent un peu, en dehors de celle avec les écrans rouges qui marque par sa mise en scène.
Tout ça aurait pu me rebuter d'autant plus si j'avais décidé de prendre mon temps, si j'avais voulu encore plus explorer les possibilités, que le jeu a trop souvent tendance à bloquer une fois un objectif atteint. Mais non, j'étais confortablement installé, à me dire "eh, ils feront mieux sur le prochain". Alors oui c'était pas extraordinaire, mais c'était le divertissement dont j'avais besoin et c'est dans le ton de la série : James Bond est toujours là quand on a besoin de lui !
Crushed In Time (2026)
Sortie : 10 juin 2026. Point’n’click
Jeu sur PC, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, Mac, iPhone, iPad, Android
Ray a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Après avoir été séduit par There is no game, j'attendais avec impatience le prochain Draw me a pixel et je n'en sors pas déçu !
On garde la folie et le rythme de leur jeu précédent avec un contexte qui leur permet de partir dans des idées folles tout en gardant une bonne cohérence. C'est moins hilarant que There is no game mais c'est loin d'être en reste avec d'excellentes blagues et une écriture qui fait souvent mouche, j'aurais aimé un Sherlock parfois moins présent car son ressort comique m'a paru plus répétitif mais c'est du détail.
Avec pour base l'idée de régler un bug, le jeu part dans tous les sens et nous propose de voir "la création" du jeu avec ses différentes étapes, ça renouvèle constamment l'intérêt et aussi les énigmes car on est bien sur un P&C parfois gentiment retord.
Si certaines sections se révèlent un poil trop longue, ou demandant trop de répéter la même action, la grande majorité des réponses m'ont mis le sourire aux lèvres. Parce que si le jeu sait être drôle à l'écrit, il sait aussi l'être dans ses situations et ses solutions. Le principe d'étirer les personnages et le décor aide énormément l'aspect parodique du jeu et lui confère un gimmick unique dont ils se servent dès que possible.
Porté par une DA convainquante et une OST tout à fait convenable, voire entrainante à certains moments, Crushed in Time s'avère être une excellente suite à There is no game pour le studio. Forcément la surprise n'est plus là, les rares moments plus poétiques non plus, mais on y retourne avec plaisir !
Mixtape (2026)
Sortie : 7 mai 2026. Aventure
Jeu sur PC, Mac, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Loin des polémiques d'une stupidité folles, Mixtape est une petite expérience franchement sympathique mais qui a du mal à prendre son envol, la faute à un début de jeu particulièrement inspiré que le titre n'égalera jamais.
Dans la folle journée de Stacey Rockford, on la suit elle et ses amis pour une dernière soirée, quoi de mieux qu'une mixtape pour souligner d'autant plus les moments forts et créer des souvenirs ? On pourrait discuter de l'intérêt d'avoir préparé à l'avance des musiques car au final elles semblent plus importantes que les évènements en eux-mêmes, ou même de la façon dont le jeu parle et communique autour de ses titres musicaux, mais j'avoue que je n'ai pas assez creusé ma réflexion pour pondre quelque chose d'assez intéressant.
Tout ce que je peux dire c'est qu'il s'agit d'un jeu sans grandes prétentions, une aventure qui fait appel à un imaginaire fantasmé d'ado, et j'aime bien John Hughes donc j'ai été plutôt réceptif à la proposition. C'est pus que dans la 2ème partie, le jeu force un antagonisme cousu de fils blancs et peu intéressant. Quel dommage après cette première séquence en voiture bourrée d'idées visuelles avec un timing comique impeccable qu'on ne retrouvera pas.
Bref Mixtape c'est aussi sympa qu'inconséquent et c'est déjà pas mal.
Saros (2026)
Sortie : 30 avril 2026. Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 5, PC
Ray a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
J'ai du mal avec Saros. D'un côté c'est un jeu avec une prise en main excellente, la fluidité du jeu est folle, son flow est impeccable et son magnétisme évident.
De l'autre, dès que j'ai posé la manette après l'avoir fini, il me restait un goût amer en bouche, celui d'une expérience qui ne s'assume qu'à moitié et n'arrive jamais à bien faire converser ses 2 éléments principaux.
Parce que s'il veut être un rogue, Saros n'est pas vraiment bon. En dépit d'un super level design, les niveaux se répètent beaucoup trop vites, les situations ne changent qu'assez peu et la montée en puissance de notre personnage ne se fait qu'à travers un arbre de compétence mais aucune modification en jeu pour altérer chaque partie, ce qui peut être frustrant quand on bloque sur un niveau (personnellement j'ai eu un peu de mal sur le dernier et refaire la même chose en boucle de la même manière n'était pas amusant).
De l'autre pour un jeu d'aventure il propose des runs trop longues et parfois frustrantes. Perdre parce qu'on est tombé sur un piou piou de merde et devoir refaire les mêmes arènes avec les mêmes ennemis c'est pas le truc le plus réjouissant du monde.
Que le jeu se soit tourné vers quelque chose de plus facile à appréhender n'est pas un problème du tout, c'est plus qu'ils décident de ne pas changer assez la formule autour de ce nouveau paradigme qui m'embête. Parce que dans les faits je trouve que c'est Returnal en moins efficace.
Le gameplay est plus pêchu avec la riposte et le bouclier mais n'offre pas beaucoup plus de diversité en reprenant la structure des niveaux de son aîné. L'histoire est plus compréhensible mais perd également tout le mystère et la solitude absolu qu'émanait de son grand frère.
Et c'est ça pour tous les aspects je trouve. Je n'avais pas été tant emballé que ça sur Returnal, c'était un très bon jeu qui ne m'avait pas plus touché que ça. Maintenant que j'ai fini Saros, celui-ci me fait comprendre à quel point Returnal était plus fort que lui. Dommage pour un jeu tant fasciné par le soleil d'être dans l'ombre de son prédécesseur.
Neva: Prologue (2026)
Sortie : 19 février 2026 (Espagne). Action-Aventure, Plateforme
Extension sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Un ajout tout aussi sympathique qu'inconséquent au jeu de 2024. 1h10 pour en voir le bout avec pour compagnon ce qui semble être des idées un peu délaissées lors du développement de Neva, raffinée pour devenir de vraies mécaniques ici.
Que dire de plus si ce n'est que j'aime toujours cet univers, que ce soit visuel ou musical, que manette en main je trouve ça toujours aussi fluide et plaisant et que le rythme se tient parfaitement ? Pas grand chose et c'est déjà pas mal pour un petit DLC qui... me fait penser que Neva n'a peut-être pas marché tant que ça et que ça fait une rentrée d'argent auprès de ceux qui, comme moi, ont beaucoup aimé le jeu original. Ça ou alors ils voulaient juste continuer à se faire plaisir dans cet univers... espérons que ce soit ce 2ème choix.
Mouse: P.I. For Hire (2026)
Sortie : 16 avril 2026. FPS
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 6/10.












