Les meilleurs pétards mouillés selon Ginko-Leon
Nul doute que SensCritique doit avoir un paquet de chantiers à gérer depuis sa mise à jour chaotique (bugs persistants, toxicité des commentaires et modération aux abonnés absents) mais j'espère tout de même qu'ils feront un peu plus d'efforts pour les sondages à venir dans la catégorie jeu vidéo. On a vraiment l'impression que c'est géré par un bonhomme qui ne connait pas grand chose au médium et se contente de dupliquer un peu maladroitement les sondages dédiés au cinéma ou en allant piocher des idées sur Twitter. Je dis pas ça pour médire sur qui que ce soit hein, mais c'est juste que ça fait quand même un moment que je me fais la réflexion. :p
Bon, en ce qui concerne ce sondage, je vais cibler les jeux qui m'avaient véritablement déçus par rapport à mes attentes personnelles; indépendamment de leur qualité globale. Allons y.
Xenogears (1998)
Zenogiasu
Sortie : 11 février 1998. RPG
Jeu sur PlayStation, PlayStation 3, PSP, PS Vita
Ginko-Leon a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
En fait, Final Fantasy XV c'était un modèle de finition par rapport à ce jeu. Un CD1 interminable où le scénario avance à pas de fourmis et un CD2 où toute l'intrigue est expédiée entre deux boss merdiques.
20 ans que j'en entends parler comme le chef d’œuvre ultime du JRPG et je crois que je n'ai jamais vu un foutage de gueule pareil. Je n'en reviens décidément pas.
Le scénario est déjà volontairement abscons avec des centaines de noms balancés sans contexte au joueur mais il faut s'enchainer les donjons les plus chiants du JRPG avec un Level Design labyrinthique et des couloirs qui se ressemblent tous (sinon c'est pas drôle). Pour finalement avoir droit à des résumés Wikipédia entre deux combats de boss où l'équilibrage est parti complètement dans les chaussettes.
Et il faut considérer ça comme le meilleur scénario de tous les temps? Arrêtez de déconner quoi; oui, il y a une superbe proposition d'imaginaire mais quand c'est autant raconté avec les pieds et un rythme sidérant, c'est juste indigeste.
Bref, ragequit. :p
Star Fox Adventures (2002)
Sortie : 22 novembre 2002 (France). Action
Jeu sur GameCube
Ginko-Leon a mis 4/10.
Annotation :
Je ne sais pas trop comment ils étaient parvenus à l'époque à convaincre tout le monde que ce serait le Zelda science fiction de la Gamecube mais ils y étaient bien parvenus (faut dire qu'à l'époque, on avait pas tout l'attirail de tests et de previews presque envahissant qui accompagne chaque sortie de jeu désormais). Je n'ai que très peu de souvenirs de ce jeu en dehors de la déception qu'il a incarné durant mes jeunes années de joueur; je me rappelle que les séquences spatiales n'étaient pas spécialement inspirées, que le jeu était une indéniable claque graphique pour l'époque mais qu'il s'avérait extrêmement redondant à jouer que ce soit dans son système de combat, d'exploration ou même d'énigmes. Ah si et il y avait des épreuves un peu laborieuses à accomplir, comme une basée sur la peur avec un système un peu foireux de QTE, me semble-il.
Enfin bref, l'atmosphère de ce jeu ne m'a pas du tout interpellé et je l'ai terminé à l'époque car je terminais tous les jeux en ma possession (à nouveau, on n'avait clairement pas l'embarras du choix comme aujourd'hui). Allez savoir si je ne le trouverais pas finalement sympathique en y rejouant aujourd'hui mais ce n'est pas vraiment prévu dans l'immédiat. Mario Sunshine et Metroid Prime ont également été des jeux que je n'ai pas apprécié à l'époque mais je ne nourrissais clairement pas la même attente à leur égard que ce Star Fox Adventures tant espéré.
Final Fantasy VII: Remake (2020)
Sortie : 10 avril 2020. Action, RPG
Jeu sur PlayStation 4, PlayStation 5, PC
Ginko-Leon a mis 6/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
Je vous renvoie à ma critique pour plus d'informations.
Depuis j'ai essayé de lui redonner sa chance mais je ne suis pas parvenu à le terminer une nouvelle fois et si j'hésitais grandement en 2020 sur la note à lui attribuer (mon historique d'activités le confirme), le 6 sera sans doute définitif à présent. FFXIII et FFXV ont déçus (légitimement) un grand nombre de joueurs mais honnêtement c'était quand même une déception que nous avions pu voir venir à dix kilomètres (par l'intermédiaire de la démo de FFXIII sur le Blu-Ray d'Advent Children; par les aléas du développement de FFXV/Versus 13 pendant dix ans) alors que FF7 Remake a bénéficié d'un accueil critique bien plus élogieux et d'un enthousiasme certain de la part des joueurs.
C'est pourtant un jeu qui n'aura jamais eu le courage d'énoncer clairement pour le public non averti qu'il se contentait à la partie de Midgar mais surtout qu'il s'agissait en réalité d'une réinterprétation de la franchise et non du remake véritable que Square Enix était à l'évidence dans l'incapacité de fournir; une Nomurade Enculade que j'ai toujours du mal à digérer étant donné les lacunes énormes du titre en parallèle de cette relecture très Fan-Fiction dans l'esprit (mais après tout, ce n'était pas pour rien que le Game Director de Kingdom Hearts était aux commandes). Le rythme n'est clairement pas la qualité première de nombreux JRPG en comparaison de leurs modèles occidentaux mais FF7 "Remake" est probablement le AAA avec le tempo le plus effroyable que j'ai vu depuis longtemps; c'est bien simple : j'ai exactement le même sentiment que devant Dragon Ball Z ou Naruto Shippuden, tous ces animés qui devaient s'efforcer de ne pas rattraper la parution du manga avec un rythme soporifique et des fillers à la qualité douteuse. FF7 Remake n'avait pourtant clairement pas cette contrainte mais le jeu est souvent désolant dans son manque d'inventivité avec cet univers fabuleux, tant dans sa direction artistique perfectible que ses quêtes secondaires inintéressantes. Pourtant, il sait également sublimer les moments de bravoure attendues et les séquences charnières de ce chapitre Midgar, une qualité que je lui concède volontiers, et s'il trahit certainement l'essence de son récit, il s'avère tout de même bien plus respectueux de ces personnages emblématiques.
Bref, ce n'est pas du niveau d'un StarWars 8 ou 9 mais on lorgne quand même dangereusement vers le manque d'imaginaire de Disney.
Tales of Arise (2021)
Sortie : 10 septembre 2021. RPG
Jeu sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 7/10.
Annotation :
Ce n'est pas un mauvais jeu (ma note en témoigne) mais je cherche encore à quel moment la presse a pu se convaincre à ce point que c'était le renouveau tant attendu de cette illustre franchise (la réponse est simple : ils n'ont pas fini le jeu, comme en témoignent également l'absence de commentaires à l'égard de la dernière partie expéditive et franchement catastrophique par moments du jeu). Non seulement Symphonia peut dormir tranquille mais Arise ne parvient même pas à égaler des opus considérés comme plus mineurs tels que Vesperia ou Xilia. Il n'y a rien de fondamentalement honteux dans ce titre et rien de fondamentalement mémorable non plus; les personnages sont sympas sans plus, l'univers se laisse suivre agréablement mais il y a clairement un manque d'imaginaire dans ce monde fictionnel et d'inspiration dans l'intrigue. A dire vrai, je n'ai juste pas grand chose à dire à son sujet et c'est bien le problème justement. :/
Assassin's Creed: Unity (2014)
Sortie : 13 novembre 2014 (France). Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PC, Xbox One, PlayStation 4, Streaming, Xbox Series X/S, PlayStation 5
Ginko-Leon a mis 6/10, l'a mis dans ses coups de cœur et l'a mis en envie.
Annotation :
Ça faisait un moment que la licence commençait à battre de l'aile (la qualité de Black Flag était ternie par son affiliation très relative à l'esprit des Assassin's Creed) mais Unity a clairement été un coup d'épée dans l'eau. Sans détester le jeu à nouveau (et je ne peux nier avoir apprécié cette visite interactive d'un Paris historique), ce reboot se plante tout de même dans tout ce qu'il essaie d'améliorer par rapport au reste de la franchise; beaucoup de joueurs ont regrettés la disparition des batailles navales, bien peu ont été convaincus par le mode coopératif (et certains comme moi regrettent encore amèrement l'excellent multijoueur PVP apparu avec Brotherhood) et la refonte du système de Parkour n'aura, semble-il, convaincu personne.
Et c'est bien dommage car la révolution française était clairement la période historique que j'attendais avec le plus d'impatience de trouver un jour dans la franchise (ça et la chine impériale qui sera finalement traitée dans un jeu mobile...); à dire vrai, j'espérais même retrouver le mal-aimé Connor dans ce nouvel opus puisqu'un dialogue avec Lafayette semblait clairement teaser ce prolongement éventuel de sa quête sanguinaire. En définitive, j'aurais vraiment lâché l'affaire à partir du moment où les Assassin's Creed auront cessés définitivement leur numérotation et le reboot RPG ne m'aura pas spécialement convaincu tant pour son système de jeu qui empiète sur l'immersion (des soldats égyptiens Level 30 ouias si vous voulez...) qu'une dimension mythologique qui malmène clairement sa composante historique.
Death Stranding 2: On the Beach (2025)
Sortie : 26 juin 2025. Action-Aventure, Survie
Jeu sur PlayStation 5, PC
Ginko-Leon a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Une suite qui trahit trop souvent son prédécesseur, entre son exploration facilitée à outrance, une action omniprésente (et incohérente avec son propos) et une intrigue parfois catastrophique.
Si vous aviez surtout gardés en mémoire des souvenirs de galère dans le premier Death Stranding avec une sensation physique éprouvante et une aide salutaire offerte par des joueurs inconnus, vous pouvez ranger vos attentes en ce qui concerne ce second volet tant tout a été fait pour alléger littéralement la charge du joueur, au point d'infantiliser presque sa démarche, à l'image de cet insupportable compagnon (digne de Faye de Skyward Sword) qui ne fermera jamais son clapet même quand il s'agit juste de rappeler au joueur de se soigner ou qu'il ferait mieux de prendre un véhicule pour transporter dix tonnes sur dix kilomètres à venir.
Pour le reste, je n'ai jamais été un grand admirateur des Kojimascarade dont les innombrables grossièretés, incohérences, balourdises et moments purement nanardesques ont trop souvent été pardonnés sous le prétexte des (véritables) traits de génie qui émaillent sa création. Néanmoins, je concède volontiers que les MGS étaient, malgré leurs écueils, de vraies propositions singulières à chaque nouvel opus, formant une diversité très respectable au sein d'une même franchise. A ce titre, je pardonne ainsi difficilement la paresse créative de ce Death Stranding 2 qui se contente d'être un décalque pur et simple du premier dans sa démarche narrative et la progression du joueur; une paresse aussi étonnante que consternante et qui n'est vraiment pas facilitée par un scénario indigeste où les révélations en viennent à ternir le souvenir du premier opus, par les pirouettes douteuses qu'elles imposent au récit global.
Resident Evil Requiem (2026)
Biohazard Requiem
Sortie : 27 février 2026. Action-Aventure, Survival horror, FPS
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 6/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
Une stagnation inexcusable dans l'imaginaire. C'est triste de voir le Japon plonger dans la même nostalgie factice que l'Occident.
La première partie trouve un meilleur équilibre dans cet hommage à peine voilé aux origines de la série en se présentant presque comme un Remake non assumé de Rebirth. Malgré ce manque d'originalité certain, l'exécution est néanmoins excellente et la série présente peut être son meilleur gameplay Survie jusqu'ici avec une gestion des ressources vraiment bien pensée.
Hélas, trois fois hélas, la deuxième partie est tout bonnement catastrophique et s'enlise dans tout ce que la licence a fait de pire en matière d'action ces dernières années, lorgnant même à certains moments vers les souvenirs honteux de Resident Evil 6. Cette deuxième moitié témoigne d'un jeu tout bonnement schizophrène, symptôme de toutes les hésitations créatives de la série: Action ou Horreur, Vue FPS ou TPS, Level Design ouvert ou dirigiste. Requiem essaie de faire tout à la fois et se prend les pieds dans le plat ; un constat d'autant plus rageant que sa composante horrifique était pour le coup vraiment réussie.
Dès lors, il devient difficile d'accepter le manque flagrant d'identité en matière d'univers de ce neuvième volet, avec un recyclage éhonté des environnements, antagonistes et monstres des précédents opus au point de pouvoir considérer cette nostalgie poussive comme un cache misère pour justifier la réutilisation d'éléments graphiques de Resident Evil 2 Remake.
Star Wars: The Old Republic (2011)
Sortie : 20 décembre 2011. RPG, MMO
Jeu sur PC
Ginko-Leon a mis 7/10.
Annotation :
Les fiascos d'Anthem et Mass Effect : Andromeda, on les a malheureusement sentis venir à cent kilomètres et nul doute que The Old Republic est un bien meilleur jeu. Pourtant, je ne peux m'empêcher de songer à lui en pensant au titre qui a vraiment marqué le déclin de Bioware; pourquoi en effet avoir investi autant d'argent, de moyens et de talents au service d'un RPG qui ne parvient jamais à assumer sa composante online? Nous sommes en effet en présence d'un titre où l'histoire individuelle du joueur prime clairement sur son interaction avec autrui; où on ne cesse de nous rabâcher que nous sommes l'élu destiné à sauver la galaxie alors que nous croisons d'autres personnages semblables, accompagnés de surcroit des mêmes compagnons.
Bref, l'immersion de The Old Republic n'a jamais pleinement fonctionné pour ma part et puisque nous parlons ici de pétards mouillés, je déplore vraiment la somme colossale de créativité investie dans un jeu qui a bien moins marqué les esprits que ses deux prédécesseurs, sans même évoquer l'absence d'un véritable Kotor 3 qu'il a indirectement provoqué. Sans compter que le jeu est à ma connaissance toujours le plus couteux en termes de doublages à ce jour; là aussi, étrange contradiction pour un MMO où le joueur est censé écouter davantage ses amis en ligne que les personnages virtuels qui lui font face. C'est bien dommage car leur système de dialogue coopératif fonctionnait à merveille mais j'ai toujours le sentiment que le jeu l'exploite bien maladroitement, même si j'ai plusieurs fois lu sur ce site que cette expérience en multijoueur avait été plaisante pour plusieurs joueurs avec cette narration partagée et ses engueulades inattendues sur des divergences de choix et d'opinions. Peut être n'ai je pas eu de chance en la matière, ou bien ai je joué au jeu au mauvais moment (lors de son passage en Free To Play) mais il continue de représenter malgré tout une sincère déception. Tout cet argent pour simplement un bon RPG mais un Bioware mineur, c'est un peu dommage quand même.
The Last of Us Part II (2020)
Sortie : 19 juin 2020. Action-Aventure, Infiltration, Survival horror
Jeu sur PlayStation 4, PlayStation 5, PC
Ginko-Leon a mis 8/10 et l'a mis en envie.
Annotation :
Ça me fait un peu chier de l'inclure dans cette liste car c'est vraiment un bon jeu (ma note en témoigne à nouveau) mais quand je songe à des pétards mouillés, il me revient quand même systématiquement en tête. Je n'adhère pas à la haine démesurée qu'il suscite sur Internet tout comme j'ai peine à comprendre les éloges irréfléchis de la presse et d'autres festivals du jeu vidéo face à des lacunes évidentes en matière d'écriture et de violence gratuite. Néanmoins, s'il y a bien un défaut persistant qui demeure dans mon souvenir, c'est celui d'un jeu beaucoup trop long pour son propre bien, presque trente heures d'un jeu de survie avec un gameplay qui non seulement ne se renouvelle pas mais en plus repart presque de zéro à la deuxième moitié du titre, c'était franchement laborieux et indigeste. Avec une bonne poignée d'heures en moins, nul doute que je l'aurais déjà recommencé pour mieux juger de la qualité de son scénario (dont je tends à me rappeler surtout des défauts que des véritables mérites à travers le temps, mais l'acharnement de la toile envers ce titre y est peut être pour beaucoup) mais là j'ai clairement pas la motivation de me retaper trente heures d'un jeu d'infiltration / survie aux mécaniques redondantes.
Il y a plein de qualités dans le jeu attention, et pas que visuelles, mais j'ai quand même une sale amertume en y songeant, outre la morosité évidente de son propos. Après il avait le mérite d'une suite audacieuse qui n'a clairement pas cherché à plaire à tous et c'est clairement assez rare dans ce médium interactif pour être signalé, et même apprécié.
Mais on se faisait quand même un peu chier, désolé de le dire. :p Et la deuxième moitié peine vraiment à convaincre tant dans le gameplay répétitif que la narration un peu hasardeuse.
Hotline Miami 2: Wrong Number (2015)
Sortie : 10 mars 2015. Action
Jeu sur PC, PlayStation 3, PlayStation 4, Nintendo Switch, PS Vita, Mac, Linux, Android, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 6/10.
Annotation :
Je n'ai clairement pas envie de bâcher le travail des développeurs (surtout que d'après le documentaire de Noclip, ils s'en sont déjà pris bien assez dans la gueule et très certainement à tort comme souvent avec la médisance d'Internet) mais il est certain que cette suite n'arrive pas à l'excellence du premier volet à mes yeux.
C'est plein de fausses bonnes idées et si sur le papier, ces concepts semblent alléchants, ils ne font que diluer à l'extrême l'efficacité viscérale de l'opus originel. La narration est beaucoup trop fragmentée et confuse; le gameplay bien trop axé sur les armes à feu et un déplacement prudent en conséquence (mais ces foutues fenêtres, je vous jure!) et la formule s’essouffle quelque peu en étant tiraillée dans tous les sens. Une seule qualité indéniable néanmoins : sa musique toujours aussi bien exploitée (peut être mon premier contact avec Perturbator et Carpenter Brut). Si vous êtes curieux, allez d'ailleurs voir cette vidéo à l'occasion, inspirée d'un moment d'adrénaline particulièrement éprouvant (pour ne pas dire exaspérant et enrageant) de cette suite mitigée : (ah merde elle est déjà plus dispo en fait, bon je la remettrais si je la trouve un jour :p).
Alan Wake (2010)
Sortie : 14 mai 2010. Action-Aventure
Jeu sur PC, Xbox 360, Xbox One
Ginko-Leon a mis 6/10 et y joue actuellement.
Annotation :
Ça va sans doute en surprendre quelques uns mais si FFXIII était le jeu de la déception pour beaucoup en cette année 2010; pour ma part, ce fut indéniablement Alan Wake et une partie récente m'a confirmé ces impressions mitigées. En tant que grand adorateur de Max Payne 2 à l'époque, j'attendais avec impatience ce nouveau Remedy jusqu'à guetter le moindre trailer ou rumeur à son sujet (les fameuses versions abandonnées de monde ouvert avec un cycle jour / nuit et des mystérieux hommes en noir apparaissant dans l'obscurité notamment).
A l'époque, je ne parvenais pas trop à déterminer ce qui m'avait déplu durant ma partie outre la narration redondante, la structure en série télévisée assez foireuse à mon sens et un gameplay vite répétitif (c'est déjà pas mal, vous me direz); aujourd'hui, j'ai davantage ciblé ce qui me contrarie vraiment : Alan Wake n'a jamais assumé le Survival-Horror qu'il aurait pu (dû?) être. Que ce soit pour la crédibilité de son action, l'efficacité de son atmosphère ou l'impact viscéral de son gameplay, le jeu avait vraiment tout à gagner à opter pour la fuite et l'économie de munitions au lieu d'inciter le joueur à abattre le millième bucheron qui erre comme par hasard dans cette région supposée être complètement paumée. Le jeu parvient toujours à me happer efficacement dans ces premiers chapitres avec quelques idées bienvenues (la course poursuite avec les flics où il faut éviter les lampes torches notamment) mais dès que sa composante action s'accentue clairement à la deuxième moitié, je tends vraiment à décrocher de l'expérience (et les phases en véhicule n'y aident pas...). Je comprends clairement qu'il ait été considéré comme un jeu culte, car il se démarque malgré tout à sa manière de la concurrence, mais j'ai souvent le sentiment d'un potentiel gâché en y songeant.
De ce fait, l'emphase sur le Survival Horror évoquée dès l'annonce de sa suite m'interpelle particulièrement et j'espère qu'Alan Wake 2 concrétisera ainsi le potentiel inexploité de son aîné.
Black Myth: Wukong (2024)
Sortie : 20 août 2024. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S
Ginko-Leon a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
L'année dernière, Lies Of P avait fait le choix de proposer une expérience relativement épurée et un Level Design académique pour sa première incursion dans le domaine du SoulsLike; cet aspect timoré lui a parfois été reproché mais je le juge finalement préférable à la boulimie de contenu que Black Myth s'évertue à mettre en place au point de dégoûter le joueur durant son exploration fastidieuse.
Je meurs pourtant d'envie de louer l'imaginaire du titre et ses évidentes fulgurances créatives (ces cinématiques animées, mon dieu!) mais force est de constater que j'ai commencé à m'emmerder dès le chapitre 3 et à le trouver interminable, un peu comme si je retrouvais le sentiment que je déteste dans ses séries télé qui ne cessent de délayer la résolution de leurs enjeux pour gonfler artificiellement leur durée. S'il se résumait à ses combats de boss et ses cinématiques, Black Myth serait un chef d'oeuvre; là, on a affaire à un jeu qui souffre d'un trop plein de générosité ou d'un pêché d'orgueil (même si je peux comprendre que les développeurs aient voulus tout miser sur cette production, sans savoir si elle serait réitérée un jour, le marché du AAA Chinois étant ce qu'il est).
Clairement, le Level Design tue le plaisir de jeu dans le cas présent; le titre propose au premier abord un choix intéressant de varier les environnements à chaque chapitre (pour conférer à l'ensemble cette impression globale d'épopée) mais de ce fait, il n'y a pas d'interconnexion entre les zones ou d'apprentissage progressif des lieux, ce qui manque tout de même à la saveur du jeu quand on sort de la gargantuesque extension d'Elden Ring.
Peut être aussi que j'étais en saturation de Saoule Like dernièrement et il est probable que je le relance un jour pour le terminer mais là, c'est un peu un coup d'épée dans l'eau sans parler de l'équilibrage complètement aux fraises où certaines améliorations de compétences sont sacrément cheatées (Immobilisation + MultiClonage + Transformation = Suivant!)
Légendes Pokémon : Z-A (2025)
Pokémon Legends: Z-A
Sortie : 16 octobre 2025. RPG
Jeu sur Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 6/10.
Annotation :
La structure de jeu est vraiment l'une des déplaisantes que j'ai vu dans un JRPG depuis longtemps. Le jeu donne l'impression d'étouffer dans ce décor urbain et cette progression redondante.
Je ne suis jamais client quand un jeu met des barrières aussi artificielles pour bloquer le joueur dans son évolution (souvenirs des primes à rembourser sur Tales Of Xilia 2) et ce système de ticket devient très vite rébarbatif comme passage obligé pour avancer.
De manière globale, le jeu se tire un peu une balle dans le pied en matière de rythme et de variété en dissociant à ce point la traque des Pokémons avec les combats : les zones de chasse sont beaucoup trop cloisonnées, de telle sorte qu'on attire rapidement les bestioles sans assez d'espace pour les prendre par surprise ou distancier un peu les affrontements. Le jeu a beaucoup de mal à assumer son décor que ce soit sur le plan technique avec ses bâtiments très rapprochés (là où au moins la nature plus clairsemée d'Arceus fait davantage illusion) ou même son exploration; Arceus proposait quelques montures intéressantes pour singer Breath of the Wild mais là on se contente de faire de la plate-forme médiocre avec un double saut particulièrement bizarre.
Je sais que Game Freak se fait parfois tirer dessus à boulets rouges mais là j'avoue qu'il y a un côté presque un peu amateur dans le Level Design et la structure générale du titre. De plus, je n'ai pas de nostalgie particulière envers Pokémon X / Y donc l'ambiance Paris cliché ne m'a pas spécialement emballé (surtout après avoir vécu cinq ans à la capitale ^^).
Hellblade II: Senua’s Saga (2024)
Senua’s Saga: Hellblade II
Sortie : 21 mai 2024. Action-Aventure
Jeu sur Xbox Series X/S, Xbox One, PC, PlayStation 5
Ginko-Leon a mis 6/10, l'a mis dans ses coups de cœur et l'a mis en envie.
Annotation :
Une gestion calamiteuse du rythme et du surnaturel au fil d'un scénario désagréablement fragmenté où on se demande ce que l'héroine fout dans cette galère. Tout l'inverse du premier, donc.
Hollow Knight: Silksong (2025)
Sortie : 4 septembre 2025. Action-Aventure, Plateforme
Jeu sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series X/S, Linux, Mac
Ginko-Leon a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Silksong fait preuve d'une grande générosité dans ces affrontements et les variations apportées à la plate-forme; de ce fait, il ne mérite pas d'être dans le Top 10 de cette liste.
Néanmoins, je ne peux dissimuler une certaine déception à son égard. Dans mes souvenirs, Hollow Knight sublimait la formule des Souls en évitant les écueils du genre. Silksong choisit lui de s'engouffrer dans les travers de cette formule à une époque où elle périclite.
Il y a déjà eu de nombreuses discussions sur le site sur la difficulté rébarbative du titre et son équilibrage douteux donc je ne veux pas trop me répéter à ce sujet. La fin de l'Acte 1 a tout de même été une sacrée prise de conscience en la matière pour ma part : un Boss en deux phases, suivi d'un autre affrontement surprise, à un endroit où il n'y a pas de point de respawn proche pour finalement finir par un adversaire qui se Kamikaze (alors que le joueur est toujours tenté de regarder son adversaire s'effondrer enfin). Et puis, quand cette dernière quenelle a été digérée, le joueur atteint enfin l'objectif tant convoité...Sauf que non, on s'effondre dans les catacombes et c'est reparti pour des heures de galères.
C'est symptomatique d'un jeu qui manque cruellement de variation dans son rythme et d'aération dans ses pics de difficulté; dès qu'on a le sentiment d'avoir enfin surmonté un obstacle, c'est pour se prendre une autre gifle dans la foulée, ce qui ne donne pas l'impression de maîtriser sa progression ou le fameux sentiment d'accomplissement quand on a surmonté l'impossible. Entre l'exigeance imposée au joueur et le fait de le troller pour l'emmerder simplement dans son expérience de jeu, il y a une frontière mince que Silksong franchit hélas à de nombreuses reprises.
Mirror's Edge (2008)
Sortie : 14 novembre 2008 (France). Plateforme, FPS, Action
Jeu sur PlayStation 3, Xbox 360, PC, Xbox One
Ginko-Leon a mis 7/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
A nouveau ce n'est pas un mauvais jeu mais il faut bien comprendre que j'avais acheté ce jeu plein tarif à l'époque de sa sortie (je peux même dire que je l'avais privilégié au Reboot de Prince Of Persia et à Tomb Raider : Underworld pour vous dire si je m'en rappelle :p) donc quand je l'ai fini en deux jours, en prenant mon temps, et en m'étant emmerdé dès la seconde moitié, je l'ai eu un peu mauvaise. :/
Le concept de Mirror's Edge est excellent et l'efficacité de son immersion est certaine; des courses poursuites haletantes avec une sensation physique dans les déplacements qui est encore aujourd'hui très atypique dans le médium interactif...Tout du moins dans la première partie. Car pour une raison étrange (peut être par soucis de diversité), le rythme de l'action se ralentit considérablement dans les niveaux ultérieurs cloisonnant ainsi le joueur dans des environnements exigus et oppressants où il devient bien plus difficile d'éviter le combat ou le confrontant à des sortes de puzzles où il s'agit de trouver la plate forme adéquate dans des échafaudages entremêlés. A mon sens, Mirror's Edge ce n'était pas ça et la sensation grisante de liberté promise par le titre s'atténue ainsi fortement dès la moitié de l'aventure, pourtant pas bien longue. Et si vous rajoutez à cela un univers osef au possible (qui semble même déconnecté de l'action puisqu'on n’interagit jamais vraiment avec quiconque durant les séquences de jeu) et un scénario fortement oubliable (pas aidé par ses cinématiques en Cell Shading déjà immondes à l'époque et atténuant de surcroît l'immersion en vue First Person), l'atmosphère de Mirror's Edge ne fonctionne clairement qu'à moitié pour ma part.
Et c'est bien dommage car le cœur du jeu était une vraie réussite : son gameplay de plate formes avec cette perspective de la première personne. De plus l'enrobage sonore et esthétique est également de grande qualité; tout marche donc à merveille quand on y joue sur des petites sessions mais sur le long terme, c'est un jeu qui malheureusement ne parvient pas à sublimer son concept extraordinaire. Après je n'ai clairement pas été intéressé par la composante SpeedRun et les nombreux records à battre sur les différents Parkours proposés par le titre donc ça peut jouer aussi. J'avais néanmoins été content de finir le jeu sans tuer personne; un challenge assez intéressant pour l'une des rares ReplayValues de ce jeu. Bon et la suite, sans être catastrophique, n'a hélas pas arrangé grand chose.
Batman: The Telltale Series (2016)
Sortie : 13 décembre 2016. Aventure, Fiction interactive
Jeu sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PC, iPad, iPhone, Android, Xbox 360, PlayStation 3, Mac, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je me répète mais ce n'est pas un mauvais jeu, encore une fois, mais je le mentionne car il a marqué clairement une lassitude de ma part envers ce type de jeux narratifs que j'affectionnais particulièrement jusqu'ici et qui peine encore aujourd'hui à susciter mon intérêt (Detroit Become Human ayant été une heureuse exception). Pour beaucoup, Game Of Thrones avait marqué le déclin des productions Telltale et si le jeu était perclus de défauts évidents, il m'avait tout de même laissé le souvenir de moments de tensions atroces et de dilemmes déchirants. Batman ne peut malheureusement pas prétendre véhiculer le même effet et je retiens principalement une direction artistique bien peu inspirée en comparaison de la série des Arkham et une dualité Bruce Wayne / Batman bien moins alléchante que sur le papier. La mise en scène est souvent à la ramasse (écueil qui sera largement atténué dans sa suite ceci dit) et comme souvent avec les titres du studio, le ratio choix / conséquences s'avérait à nouveau laborieux (écueil qui sera à nouveau atténué dans sa suite).
Le jeu avait néanmoins de belles propositions narratives entre son antagoniste inédit et une variation inattendue sur les origines de la famille Wayne mais encore aujourd'hui, j'ai du mal à déterminer si je suis davantage critique envers ce jeu en raison de mon intérêt pour l'univers de Batman ou si mon affection pour le justicier de Gotham en atténue justement les défauts à mes yeux. Peut être un peu des deux mais il est certain que les jeux narratifs épisodiques ne sont jamais vraiment parvenus à me capter à nouveau depuis (et étant donné leur disparition progressive dans l'actualité du jeu vidéo, il faut croire que ce n'était bien qu'une mode passagère).
Overwatch 2 (2023)
Sortie : 10 août 2023. FPS, Action
Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 6/10.
Annotation :
Petite mention pour un jeu qui mérite largement sa place dans cette liste mais dont la déception était tellement attendue que je ne peux vraiment la désigner comme un véritable pétard mouillé. Une déception prévisible dès l'annonce d'un basculement au Free To Play et la bonne surprise n'a malheureusement pas eu lieu. Team Fortress 2 était mon jeu multijoueur préféré avant que le Free To Play ne lui enlève sa saveur particulière et il en aura donc été de même pour son successeur spirituel, même s'il serait plus honnête d'admettre que la chute d'Overwatch avait déjà débuté bien avant la parution de cette suite qui n'en a que le nom. Un volet 1.1 qui souffre déjà d'un énorme sentiment de redondance au bout de quelques semaines de commercialisation, les mêmes Maps qu'à l'époque, les mêmes personnages et la même démarche débile de vouloir à ce point segmenter les rôles alors que le plaisir du jeu initial provenait de son choix archi généreux de protagonistes à essayer.
De plus, le jeu n'a même plus la carotte alléchante de la Skin sympathique à débloquer puisque tout passe désormais par l'argent véritable pour le cosmétique. Enfin, le nouveau mode d'escorte de robot me paraît souffrir d'un problème d'équilibrage évident tandis que le reste de l'univers ne semble pas avoir avancé des masses, en dehors d'une mise à jour des dialogues des personnages (mais aucun ne semble avoir évoluer de manière drastique alors que c'était justement l'occasion idéale pour proposer des bouleversements en la matière). J'ai tout de même apprécié le dynamisme bienvenu pour le gameplay (le jeu initial commençant à accuser sacrément son âge en la matière) mais il n'y a rien qui me fera rester sur ce jeu en dehors de mes amis qui continuent à y jouer occasionnellement. Encore une fois, c'était prévisible et ça fait quand même un peu chier.
A Plague Tale: Requiem (2022)
Sortie : 18 octobre 2022. Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ginko-Leon a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Mention spéciale à cette suite, somme toute assez décevante, même si mes attentes en la matière restaient plus mesurées, par rapport à d'autres jeux de cette liste.
Replaced (2026)
Sortie : 14 avril 2026. Action-Aventure, Plateforme
Jeu sur PC, Xbox One, Xbox Series X/S
Ginko-Leon a mis 5/10.
Annotation :
Mes attentes étaient plus mesurées mais je suis quand même déçu à l'arrivée.
C'est un peu bizarre de jouer à un jeu qui a l'air vraiment de sortir des années 90, en ignorant toutes les évolutions du jeu vidéo. Un peu comme si le titre lui même était une uchronie du genre.
J'avoue que j'aurais été plus partisan personnellement d'une ambiance réellement futuriste au lieu de cet espèce d'ambiance nostalgique un peu factice. Pour le reste, même si le style graphique est très plaisant, je trouve le jeu vraiment indigeste dans sa progression et globalement assez mal rythmé entre ses combats redondants (c'est Batman Arkham en Easy, même si vous débutez l'aventure en difficile), sa plate-forme souvent lourdingue et son écriture souvent poussive (et malheureusement très présente), empêchant ainsi l'ambiance de s'installer (le héros a besoin de commenter l'action toutes les deux minutes typiquement ; c'est malheureusement l'un des seuls aspects vraiment "modernes" du jeu et je m'en serais bien passé).
Bref, un coup d'épée dans l'eau en ce qui me concerne, surtout quand le genre du Cinematic Platformer a été autant garni ces dernières années. J'espère que Last Light deviendra donc une réalité puisque visiblement, la place est toujours à prendre dans cette catégorie.






















