13
6.7
13

Album de Black Sabbath (2013)

"Est-ce la fin du début, ou le début de la fin ?"

Nous y sommes enfin, l'attente est fini. Un quart de siècle après son renvoi, après 2 carrières parallèles ayant accouché de très nombreux classiques, après plusieurs concerts redonnés ensemble et de nombreuses tentatives de recomposer ensemble, Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill.. ah, non, tiens ?! Et Brad Wilk (Rage Against The Machine) sont parvenus à accoucher d'un nouvel album, sobrement intitulé "13" !
Déjà, le mic-mac entre Bill Ward et les 3 autres nous aura donné des doutes quant à la réussite de ce pari, le premier se retirant de l'aventure car jugeant que le contrat lui était défavorable. Nous ne saurons jamais vraiment la vérité, eux seuls la connaissent, c'est frustrant mais c'est ainsi, et le plaisir reprend vite le dessus quand même.
Alors, que vaut ce Sab' cuvée 2013 ? Il est plutôt pas mauvais. Pas au niveau des classiques intemporels, évidement, mais pas risible non plus.
Les deux premiers titres auraient pu devenir des hits si le groupe l'avait souhaité. "End Of The Beginning" et "God Is Dead" sont des modèles du genre, et n'ont sincèrement pas à rougir des chansons écrites 40 ans plus tôt. A noter que l'album aurait du s'appeler "God Is Dead", mais le groupe s'est retracté en craignant que les gens l'interprètent mal. Dommage, ça aurait eu plus de gueule que "13". Mais c'est un détail.
Le 4ème morceau ("Zeitgeist") est un clin d'œil tout, sauf subtil, à "Planet Caravan". Même effet sur la voix, mêmes échos... Il faut sûrement être dans le même état pour apprécier l'un et l'autre.
"Age Of Reason" et "Live Forever" déroulent tranquillement sans lasser l'auditeur qui n'en croit toujours pas de réentendre Ozzy chanter par dessus les accords de Tony.
"Damaged Soul" est plus anecdotique, et on craint que le groupe ne fasse que du remplissage jusqu'à la fin. Nous aurons tort, et "Dear Father" ferme magistralement la marche.
Ce titre parle de la pédophilie au sein de l'église, et met mal à l'aise comme un titre du Sab' ne l'avait pas fait depuis un bail. Sa fin est un ultime clin d'œil au passé prestigieux du groupe, avec ce lugubre carillon sonnant sous un orage. Ainsi, la parenthèse Black Sabbath s'achève comme elle aura commencé, la boucle est bouclée. Merci à eux d'avoir été le point de départ d'un courant musical exceptionnel, de l'avoir abreuvé contre vents et marées, et de laisser une trace indélébile de notre époque.


A noter que les 3 titres présents sur l'édition digipack de l'album veulent également le détour, et auraient mérité de figurer sur la version normale.

Shubby
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le 24 oct. 2016

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