Dès les premières notes, on retrouve leur patte reconnaissable : rythmes tropicaux, synthés rétro, nappes planantes et voix susurrées. Mais ce qui, par le passé, faisait leur singularité – cette capacité à créer des voyages sonores inédits – semble ici tourner en rond.
L'album n'est pas mauvais mais je penses qu'il souffre de la comparaison avec les anciens albums de Polo & Pan que je trouve excellents. Aucune musique ne se détache réellement du reste. L’album glisse doucement, sans heurts, mais aussi sans éclats. Là où des morceaux comme Canopée, Nana ou plus récemment Ani Kuni apportaient fraîcheur et inventivité, ceux de 22:22 paraissent recyclés, comme des variations plus fades de leurs anciens titres.
À force de vouloir rester fidèles à leur univers, ils finissent par s’y enfermer. Résultat : un album lisse, agréable en fond sonore, mais qui manque cruellement d’audace et de relief. c'est dommage car j'attendais beaucoup de cet album.
En somme, 22:22 ressemble à une belle carte postale déjà vue trop souvent. Un joli décor, mais sans surprise. Les fans inconditionnels y trouveront peut-être leur compte, mais ceux qui attendaient un nouveau souffle resteront sur leur faim.