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A Droite Toute
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le 2 févr. 2024
Je suis légèrement trop vieux pour avoir expérimenté la vague Emo du début des années 2000; vous savez les Jean Sasuke au passé sombre tout de noir vêtus avec rimmel au paupière et écoutant leur Évanescence en discutant, du haut de leur 15 ans, sur la vacuité de la vie.
Mouvement infantile, à peine né et unanimement détesté par tous avant d'être remplacé avec plus moins de bonheur.
Et, comme tout le monde (enfin comme tous les weebs je suppose), je découvre ce sémillant groupe en regardant Psycho Pass. Tempo rapide, rythmique complexe, soli courts et efficaces, alternance de riffs bourrins et arpèges jouées avec vélocité. Mais, à côté, il y avait ce chant plaintif, qui ressemble parfois à une vache que l'on égorge. Y'a pas à dire, ça a son côté malaisant, même si le chant de TK et celle de la bassiste (le Japon est un territoire fertile en terme de bassistes féminines, faudrait enquêter) est totalement maîtrisé.
Mais pour le reste.... quelle claque. Jamais vu jusqu'alors 3 gonzes faire autant de bruit, générer tant de chaos tout en gardant une ligne directrice aussi claire. LTS se trouve au croisement du Post hardcore et du Math Rock, prenant l'énergie brute (et les cris) du premier pour les mêler à la technicité et la vélocité du second.
On ne peut que saluer le travail effectué sur la texture des guitares. Un son artificiel et surtout compressé, créant un mur sonore sacrifiant la douce harmonie sur l'autel d'un furieux chaos. Et, le mur, l'auditeur se le prend en pleine poire, se demandant encore si ce qu'il écoute est réel ou si il a été témoin d'une apparition du diable. Contrairement à quantité de groupe de Post Hardcore, le groupe remplit parfaitement l'espace sonore, surtout lorsque TK (le guitariste donc) se décide à bourriner ses power chords pour transformer sa guitare en seconde batterie.
Et, bien sur rendons grâce à Miyoko Nakamura. Que sa bouille mignonne ne vous trompe pas, c'est une tueuse, on a là l'une des meilleures bassiste de ces 25 dernières années. Le fait qu'elle réussisse à se faire entendre dans le chaos provoqué par ses compères est un indices sérieux. Le fait qu'elle prenne avec ruse le lead mélodique lorsque lesdits compères se lancent dans leurs expérimentations brutalistes en est un autre.
Et, si dans sa vie intime, Pierre Nakano a su mettre la main sur une Idol fortement désirable, derrière les futs, il est un animal furieux prêt à assumer toutes les complexités rythmiques imaginables, tout en tapant très fort (sur sa batterie, pas sa femme, n'est pas Quattenens qui veut).
Créée
le 15 mars 2025
Critique lue 57 fois
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